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Situation au Mali : Le Premier ministre sur un siège éjectable ?
Publié le mercredi 6 juin 2012   |  Le Combat


Présidence
© Reuters par DR
Présidence : Le président de la république reçoit le premier ministre Malien
Samedi 26 mai 2012 . Abidjan. Le président de la republique de cote d’Ivoire son excellence Allassane Dramane OUATTARA reçoit le premier ministre Malien Cheick Modibo DIARRA


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Les choses ne semblent pas bien aller pour le Premier ministre Cheick Modibo Diarra et son gouvernement ; et pour cause : selon nos sources, les partis politiques traficotent de sérieux coups contre eux. En plus, le gouvernement ne parvient pas à obtenir des aides au niveau des partenaires techniques et financiers pour garnir les caisses de l’Etat.

Toute porte à croire que le Premier ministre rencontrera des difficultés qui pourraient lui coûter cher. Même son poste pourrait être menacé. Depuis la formation du gouvernement, les partis politiques et la société civile n’étaient pas satisfaites. Néanmoins, à cause de la situation actuelle du pays, ces forces vives de la nation ont adhéré à la politique du Premier ministre. Après la démission du Président ATT, il était prévu de former un gouvernement d’union nationale dans lequel se retrouveront les différentes forces de la nation, à défaut, d’un représentant valable de chaque parti. Le Premier ministre était au moins sensé choisir un ministre provenant de chaque région. Mais à la grande surprise des forces vives, après sa nomination, le premier ministre a formé son gouvernement sans consulter aucune de ces forces vives ni passer par aucun comité exécutif des partis politiques. Le Premier ministre a choisi des hommes et femmes qui lui semblent aptes à fournir des résultats dans le cadre de la reconstruction du pays et surtout, de la reconquête du Nord. Certes, son gouvernement contient des ministres de coloration politique, mais ce n’était pas vraiment le choix des différents partis politiques. De toute façon, les forces vives ont en choisi de le voir à l’œuvre : ne juge-t-on pas le maçon au pied du mûr ? Cependant, l’affaire de l’agression du Président Dioncounda dans son bureau du Palais présidentiel a « mis le feu aux poudres » en suscitant la révolte des forces vives : entre autres, l’UNTM, la société civile, les grands partis représentés à l’Assemblée nationale…

Du coup, ces forces vives ont « bondi » sur l’occasion de cette tragédie pour tramer le départ du Premier ministre et son gouvernement, estimant que Cheick Modibo Diarra est incompétent pour diriger la Primature car selon elles, les manifestants ne devraient pas aller agresser le Président de la République jusque dans son bureau. Par ailleurs, dans un premier temps, l’Assemblée nationale a décidé d’interpeller le gouvernement pour qu’il s’explique par rapport à cette agression qui a terni l’image du pays à travers le monde.

Dans les coulisses aussi, on rapporte que les hommes politiques ont déjà une idée sur l’éventuel Premier ministre qui doit remplacer le Dr. Cheick Modibo Diarra : il serait Ambassadeur dans un des pays maghrébins. C’est dire que les partis politiques procéderaient actuellement à la mise en œuvre d’une stratégie de renversement du Premier ministre et son gouvernement. En outre, du côté des bailleurs de fonds, l’équipe de Cheick Modibo Diarra n’arrive pas à convaincre ces bailleurs pour alimenter la caisse nationale qui reste vide depuis belle lurette. Quant à l’Arabie Saoudite, elle a été catégorique en refusant une aide au ministre des Finances, Tiénan Coulibaly. Les Occidentaux aussi refusent de consentir des aides au Mali parce que le gouvernement… n’est pas démocrate. Donc, au lieu de rechercher davantage l’affection des militaires (qui l’ont d’ailleurs mis à ce poste) ; le Premier ministre doit rapidement faire recours aux partis politiques, et si possible, procéder à un remaniement ministériel, sinon, on lui mettra « des bâtons dans les roues » qui finiront par « l’éjecter » de son siège.

Oumar Diakité

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