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Intervention française au Mali en 2013 : Comment Dioncounda a convaincu François Hollande
Publié le jeudi 12 avril 2018  |  L’Indicateur Renouveau
Conference
© aBamako.com par Momo
Conference de presse conjointe de SEM Ibrahim Boubacar Keita et de son SEM M.François Hollande sur le sommet Afrique France
Bamako, le 14 janvier 2017 SEM Ibrahim Boubacar Keita et de son homologue SEM M.François Hollande sur le sommet Afrique France au CICB
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Comme attendu, le livre publié hier mercredi par l’ancien président français, François Hollande, sous le titre « Les leçons du pouvoir », est revenu sur l’intervention des forces françaises au Mali pour stopper la progression des djihadistes vers le sud. Le prédécesseur d’Emmanuel Macron a raconté que Dioncounda Traoré, le président par intérim à l’époque, a lancé un véritable SOS au téléphone : « si vous n’intervenez pas, Bamako sera prise et toute l’Afrique de l’Ouest sera déstabilisée ».

Le livre publié hier mercredi par l’ancien président français, François Hollande, sous le titre « Les leçons du pouvoir », est revenu sur l’intervention des forces françaises au Mali pour stopper la progression des djihadistes vers le sud. Le prédécesseur d’Emmanuel Macron a raconté que Dioncounda Traoré, le président par intérim à l’époque, a lancé un véritable SOS au téléphone : « si vous n’intervenez pas, Bamako sera prise et toute l’Afrique de l’Ouest sera déstabilisée ».

Dans son livre, François Hollande raconte de l’intérieur ce 11 janvier 2013 et ces informations qui lui parviennent. « Les forces maliennes débordées » par une « offensive éclair » vers Bamako « d’une colonne de jihadistes armés de mitrailleuses et de mortiers ».

« Seule une intervention de la France peut les arrêter », explique-t-il. Le locataire de l’Elysée consulte alors les chefs militaires qui lui annoncent que des frappes aériennes ne suffiront pas. Il faut donc engager des troupes au sol. Une décision « lourde de conséquences », juge François Hollande. D’autant qu’il faut aller vite : selon l’état-major militaire, la colonne jihadiste peut atteindre Bamako « en trois ou quatre jours, peut-être moins ».

Résultat, « en quelques minutes », François Hollande décide d’engager les forces françaises. Un des éléments déclencheurs : l’appel jugé « bouleversant », écrit-il, de Dioncounda Traoré, le président malien par intérim. Au téléphone, ce dernier a lancé un véritable SOS au président français : « Si vous n’intervenez pas, lui a-t-il dit, Bamako sera prise et toute l’Afrique de l’Ouest sera déstabilisée ».

MD
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