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Engagement d’IBK sur le hadj: le ministre Diallo innove
Publié le jeudi 12 avril 2018  |  Info Matin
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© aBamako.com par Momo
Opération Tabaski de l’ONG Temps d’Aide-Mali
Bamako, le 24 septembre 2015 l’ONG Temps d’Aide-Mali a distribué des viandes pour les démunis
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Stabilisation du coût du Hadj ; reconduction du quota de l’année dernière, soit 13 323 pèlerins, en raison de la confiance placée en notre pays par les autorités saoudiennes ; mesures pour le respect des délais incompressibles, sont entre autres dispositions qui témoignent de l’engagement du ministre Thierno Amadou Oumar Hass DIALLO de mettre en œuvre l’instruction personnelle du Président IBK qui a demandé que le pèlerinage, depuis la phase préparatoire, se déroule dans les meilleures conditions.

Depuis bientôt 5 ans, d’importants efforts sont fournis par le Gouvernement pour l’amélioration des conditions du Hadj sous l’égide du ministère des Affaires religieuses et du Culte dans une dynamique consensuelle et de gestion concertée avec les Agences de voyages. Ce, conformément à l’instruction du chef de l’État.
« C’est sur instruction personnelle du chef de l’État qui nous a demandé que le pèlerinage, depuis la phase préparatoire, se déroule dans les meilleures conditions », avait justifié le ministre DIALLO, lors du lancement de la campagne du Hadj 2018, en fin mars.
Parmi les mesures prises, pour ce faire, il y a la stabilisation du coût du Hadj pour la filière gouvernementale qui est de 2 363 615 FCFA. Ce, alors que l’environnement en Arabie saoudite est caractérisé par la baisse de revenus sur le pétrole qui a poussé les autorités saoudiennes à envisager des sources alternatives de revenus, dont l’application d’une TVA de 5 % sur tous les produits et services à partir du 1er janvier 2018, provoquant une hausse généralisée des prix de tous les produits en Arabie Saoudite.
Si le coût du Hadj est de 2 850 000 FCFA (TTC), en hausse de 100 000 FCRA par rapport à 2017, pour la filière privée, l’on explique cela par le coût de la vie en Arabie saoudite.
Un autre bon point pour le Gouvernement, c’est qu’il a obtenu la reconduction du quota de pèlerins attribué à notre pays. Ainsi, comme l’année dernière, ce sont plus de 13 323 pèlerins qui ont été accordés au Mali. Certains facteurs plaident, certes, en faveur de notre pays, dans l’attribution des quotas, au nombre desquels la sympathie dont nous avons toujours bénéficié de la part des autorités saoudiennes.
Mais, il y a également le sérieux dans l’organisation qui entre en ligne de compte et qui justifie la confiance de nos hôtes. Par exemple en 2017, le Mali a reçu une lettre de félicitations des autorités saoudiennes pour ‘’la bonne tenue du Hadj’’, avec une mention spéciale pour l’équipe médicale qui a eu ‘’80 points sur 100’’, en matière d’assistance à nos compatriotes.
« C’est pourquoi, au regard de cette confiance placée en nous, le gouvernement saoudien a reconduit le quota de l’année dernière soit 13 323 pèlerins », a fait savoir le ministre Thierno Oumar DIALLO.
Cette année, les efforts du Département des Affaires religieuses et du culte et de ses partenaires portent sur le respect des délais incompressibles au-delà desquels les dossiers de pèlerins ne sont plus traités, pour éviter les tracasseries de dernière minute. Ceci expliquant cela, c’est en mars dernier que la campagne du Hadj, qui se tiendra en août, a été lancée. Ce qui donne un laps de 5 mois entre le début des inscriptions et la fin des opérations au Mali. Le souci des autorités nationales est d’être à cheval sur les principes édictés par l’Arabie saoudite et préserver l’image de marque de notre pays, d’autant plus que la date limite de la signature des contrats avec l’Arabie Saoudite est fixée au 14 mai 2018.
Parmi les innovations de cette année, il faut noter que les inscriptions se feront sur présentation du passeport dont l’acquisition incombe au pèlerin lui-même. C’est ce qu’a révélé le ministre DIALLO lors du lancement de la campagne du Hadj.
Une autre innovation, cette année, c’est qu’il y aura un renforcement de la formation des encadreurs.
Débordant d’imagination, le chef du Département des Affaires religieuses et du culte a décidé, cette année, de jouer la carte de la proximité. C’est dans cette veine qu’il a annoncé une décentralisation de la formation des pèlerins à l’intérieur du pays, alors que cela était concentré dans la Capitale. L’objectif, explique-t-on, est de réduire des désagréments, le maximum possible, pour les pèlerins qui sont généralement d’un âge avancé.
Nonobstant toutes les dispositions prises pour améliorer la préparation du Hadj, le ministre des Affaires religieuses et du culte n’a pas la prétention de réaliser une œuvre parfaite.
« Toute œuvre humaine est imparfaite », a-t-il rappelé.
Pour autant, il assure que pour qu’il n’y ait pas de faille dans l’organisation de l’édition en cours, il a été appliqué à la lettre toutes les instructions venant de sa hiérarchie, à savoir le Premier ministre et le Président de la République.

Par Bertin DAKOUO
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