Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Mali: un maire ayant ordonné aux Peuls de "quitter" sa commune sera poursuivi (gouvernement)
Publié le lundi 16 avril 2018  |  AFP
3eme
© aBamako.com par as
3eme édition de l’Opération Ramadan: visite du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche Moussa Léo SIDIBE au marché de bétail.
14/10/2012. Bamako. Vente promotionelle de bovins.
Comment


Bamako - Le gouvernement malien a annoncé dimanche que des poursuites ont été engagées à l’encontre d’un maire ayant ordonné aux Peuls de "quitter" sa commune du centre du pays, une région où des dizaines de personnes ont péri dans de récents affrontements entre les communautés peules et dogons.

Dans un "avis" manuscrit daté du 12 avril, signé de sa main et portant le cachet de la mairie, le maire, Etienne Poudiougou, "demande à tous les Peuls installés dans la commune de Koporona de quitter la dite commune dans les deux jours" (jeudi et vendredi).

"Toute personne qui refuse est responsable de ce qui lui arrivera", avertit le maire de cette commune rurale du cercle de Koro.

"Le parquet a été saisi aux fins de diligenter les poursuites qui s’imposent. En outre, le gouvernement a aussitôt engagé une procédure de suspension", a indiqué dimanche dans un communiqué le gouvernement malien, qui affirme avoir "pris connaissance avec une profonde indignation des agissements" de M. Poudiougou "dirigés contre la communauté peule".

Le 29 mars, la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) s’était dite "préoccupée par l’ampleur des violences intercommunautaires dans les régions du Centre, lesquelles ont fait au moins une cinquantaine de morts".

La Minusma avait salué la visite récente dans la région du Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga et les engagements du gouvernement à "faire toute la lumière sur les violations et abus graves des droits de l’homme et à traduire en justice leurs auteurs".

"Nous allons désarmer de gré ou de force les milices. L’Etat ne sous-traite pas sa sécurité", avait assuré M. Maïga le 25 mars à Koro.

La communauté peule accuse régulièrement les autorités de tolérer, voire d’encourager, les exactions de groupes de chasseurs traditionnels à son encontre, au nom de la lutte contre les jihadistes, ce que démentent catégoriquement les représentants de l’Etat.

"Le gouvernement réitère son engagement à ne ménager aucun effort pour ramener la paix, renforcer la stabilité, la cohésion et le vivre ensemble", a-t-il indiqué dimanche.

Face à la "persistance de l’insécurité dans le centre, et en particulier dans la zone de Koro", le gouvernement a par ailleurs ordonné aux forces de sécurité et de défense de "désarmer systématiquement tous les porteurs d’armes" dans la région, selon un autre communiqué diffusé samedi.

bur-siu/sd
Commentaires