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Une quinzaine d’assaillants tués lors de l’attaque de Tombouctou
Publié le lundi 16 avril 2018  |  AFP
Assaut
© AFP par Sebastien RIEUSSEC
Assaut contre la Minusma et Barkhane au Mali: «une attaque sans précédent»
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Bamako, 15 avr 2018 (AFP) - "Une quinzaine" d’assaillants ont été tués lors
de l’attaque qui visait à "prendre le contrôle" du "Super Camp" de l’ONU et de
la force française Barkhane samedi à Tombouctou, dans le nord du Mali, ont
annoncé dimanche les autorités françaises.

Selon les derniers bilans, un Casque bleu a été tué et une dizaine blessés.
Sept militaires français, également blessés, ont été pris en charge par les
structures médicales françaises à Gao, à quelque 320 km à l’est de Tombouctou,
a indiqué dimanche l’état-major français.

"Au moins 15 terroristes ont été mis hors de combat", a-t-il précisé dans
un communiqué.
L’assaut contre le camp, qui abrite le QG de la Mission de l’ONU au Mali
(Minusma) et des hommes de Barkhane, à proximité de l’aéroport de la ville, a
duré plus de quatre heures.

Il a été "mené par des terroristes, déguisés pour certains en Casques bleus
et utilisant des véhicules maquillés aux codes de l’ONU ou des forces armées
maliennes", selon le communiqué de l’état-major. "Cette attaque visait à
prendre le contrôle de ce camp et à occasionner le plus grand nombre de
dégâts. Elle a compris notamment des tirs indirects, vraisemblablement de
mortiers, et l’explosion de trois véhicules piégés dans le but de créer une
brèche dans l’enceinte".
"Les militaires de la Minusma (force de l’ONU) et ceux de la force Barkhane
ont repoussé les attaques menées à l’intérieur de l’enceinte, neutralisant les
assaillants. Certains terroristes étaient munis de ceinture d’explosifs", a
ajouté l’état-major.

- L’ONU ’déterminée’ -

"Cette attaque sournoise a été contrée, l’objectif de provoquer le plus de
dégâts possible a échoué", a commenté son porte-parole, le colonel Patrik
Steiger.

Le ministère malien de la Sécurité avait évoqué la veille deux véhicules
piégés, l’un aux couleurs des Forces armées maliennes (Fama) et l’autre
portant le sigle "UN" des Nations unies. Le premier "a explosé", tandis que le
second "a pu être immobilisé".
"Notre détermination à soutenir la paix au #Mali reste inébranlable", a
réagi sur Twitter le chef du département des opérations de maintien de la paix
de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix.
En réaction, quatre avions Mirage 2000 ont été envoyés samedi depuis la
base française de Niamey, au Niger, ainsi que deux hélicoptères Tigre et trois
Caïman avec des commandos à leur bord, "pour contribuer à la reprise complète
du contrôle" du camp et "sécuriser la piste de l’aéroport", a précisé le
colonel Steiger.
"Au petit matin, la situation était stabilisée", a-t-il ajouté.
Des groupes liés à Al-Qaïda ont dicté leur loi dans le nord du Mali de
mars-avril 2012 à janvier 2013, date du déclenchement d’une opération
militaire internationale à l’initiative de la France.
Bien qu’ils aient depuis lors été dispersés et en grande partie chassés du
nord du Mali, des zones entières de ce pays échappent encore au contrôle des
forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des
attaques.
- Vies humaines -
Le "Super Camp" de Tombouctou, à 910 km de Bamako, avait été la cible le 3
mai 2017 d’une attaque "aux mortiers ou roquettes" au cours de laquelle un
Casque bleu libérien avait été tué et neuf autres personnes blessées.

Le 15 août 2017, des hommes armés avaient à nouveau pris d’assaut le camp
de l’ONU, qui abrite des contingents d’une dizaine de pays. Cinq gardes
maliens de la mission de l’ONU, un membre de la gendarmerie malienne et un
agent civil contractuel de la Minusma avaient été tués, tandis que "six
assaillants" avaient été "abattus lors de la riposte", selon l’ONU.
Déployée au Mali en juillet 2013, la Minusma, qui compte environ 12.500
militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de
l’ONU la plus coûteuse en vies humaines.
Elle avait, avant l’attaque de samedi, perdu plus de 160 Casques bleus,
dont 102 dans des actes hostiles.

Elle doit recevoir dans les prochains mois le renfort d’une force d’appui
aérienne canadienne, avec des hélicoptères et des Casques bleus.
Depuis 2015, les attaques jihadistes se sont étendues dans le centre et
dans le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en
particulier le Burkina Faso et le Niger.
dab-sd-siu/jh
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