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Publication du bilan macabre de nos forces armées : Le Président du PARENA reprend du service !
Publié le lundi 30 avril 2018  |  Le Sursaut
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© aBamako.com par Momo
Rentrée politique du PARENA
Bamako, le 20 février 2016 le PARENA a tenu sa rentrée politique 2016 au Palais de la culture
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Encore une fois, mercredi le président du Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), Tiébilé Dramé, était à la Maison de la Presse, avec la même rengaine : dénonciation de nouveaux moyens de combat et publication du bilan macabre de nos forces armées et de sécurité. Cette conférence de presse s’est tenue en présence du chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaila Cissé.

Il ne s’agissait pas de donner une quelconque solution aux plus hautes autorités pour endiguer le phénomène du terrorisme, encore moins d’informer sur les actualités de son parti par rapport aux échéances électorales, mais plutôt selon lui-même, de dénoncer : « les milliards destinés à l’armée malienne sont détournés ». Durant cette conférence de presse, le Parti pour la Renaissance Nationale a fait savoir à travers son président M. Dramé que l’on ne peut pas leur accuser pour avoir porté atteinte au « secret de défense ». Cela pour la simple raison que :« le président de la République et ses gouvernements ont eux-mêmes ouvert les portes des casernes pour montrer aux téléspectateurs les avions de transport et les hélicoptères. Donc, ils sont mal venus de nous accuser de parler de ce qu’ils ont eux-mêmes exhibé à la télévision et dans les journaux ».

Par la suite, Tiébilé Dramé a abordé son exercice favori, la publication du bilan macabre. A cet effet, il dira qu’en 2017, 716 personnes ont perdu la vie au Mali. Parmi elles, 245 militaires maliens. Il affirmera que durant les trois premiers mois de 2018 on a enregistré la mort d’au moins300 personnes dont 51 militaires maliens et 6 internationaux.

Il a par la suite fait une mise au point sur le décalage entre acquisition de moyens et insécurité. Cela pour revenir sur l’attaque du camp militaire de Soumpi (Niafunké, région de Tombouctou) le 27 janvier dernier. D’après lui, quatorze soldats maliens ont perdu la vie ce jour, avec près de 20 blessés, des véhicules et du matériel de guerre ont été emportés par les assaillants qui ont plus tard exhibé leur butin. Les hélicoptères de combat dont l’achat a été tant médiatisé ne sont pas entrés en action ni pour secourir les blessés ni pour anéantir les agresseurs, selon lui.

« Où étaient les hélicoptères de combat le 27 janvier ? Etaient-ils en état de voler ? Etaient-ils vraiment en état de combattre ? » s’est-il interrogé.

Selon le président du PARENA les dirigeants du pays ont pris de la liberté incroyable par rapport à l’orthodoxie. « Ce qui leur a amené à acheter un vieil hélicoptère et à le payer en espèces » a-t-il déclaré pour affirmer que les ressources qui sont destinées aux FAMAS ne sont pas utilisées à bon échéant.

Quant au Chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaïla Cissé, il a profité de l’occasion pour annoncer l’agression que le maire de l’URD à Konsiga, une commune du cercle de Yélimané a subi hier à son domicile. Il a affirmé que le domicile du maire a été incendié mardi dans la soirée et qu’à présent, il n’ya pas de force de l’ordre à Konssiga. « Le maire est en exil actuellement à Yélimané. S’il y a insécurité dans le nord, il y a insécurité dans le centre. Yélimané est l’extrême-ouest du Mali. Quant-il s’agit des responsables de l’opposition, il n’y a aucune sécurité. Je pense que c’est par l’information, par l’action de la société civile que nous allons mettre de l’ordre dans ce pays » a déclaré le chef de file de l’opposition.

Par Mariam Sissoko

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