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Conflits frontaliers entre la Guinée et le Mali : Oumar Mariko accuse…
Publié le mardi 8 mai 2018  |  guineematin.com
Conférence
© aBamako.com par A S
Conférence de Presse du SADI
Le président du SADI, Dr Oumar Mariko a animé une Conférence de Presse le 7 Mars 2018.
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Les conflits entre Guinéens et Maliens à la frontière sont devenus récurrents ces derniers temps. Mediaguinee a posé la question à l’influent opposant malien Oumar Mariko, le leader aux propos pugnaces…
Monsieur Mariko, vous êtes un panafricaniste connu, il y a souvent des conflits frontaliers entre le Mali et la Guinée. Selon vous, quelle doit être la solution pour mettre fin aux violences répétées ? 

L’origine du problème, c’est les questions de terre et l’attitude des présidents de nos Etats est reflétée par une absence le long des frontières. Vous faites bien de me rappeler, il y a eu tellement de morts entre les deux pays. Et nous ça passe aussi par le dialogue, les échanges, faire en sorte que les relations aux frontières puissent se faire. Je vous donne un exemple, si ce n’était par Sékou Touré en 1970, avant l’agression portugaise évidemment, il y aurait eu une guerre entre la République du Mali et la Guinée parce que les mêmes conflits mettaient un Malien et un Guinéen au milieu et l’armée malienne s’est déployée à la frontière guinéenne. Et le président Ahmed Sékou Touré a dit : ‘’commencez à raser de Bamako jusqu’à Conakry, ils ne tueront que les frères africains, de venir planter le drapeau malien au Palais du peuple et dire ça c’est le Mali. Nous nous savons que le palais du peuple de la Guinée, c’est le Mali’’. Les militaires maliens se sont retournés au Mali. Donc si nous avons des idées panafricanistes de cette nature-là, on ne fera pas de distinction entre les populations au niveau des frontières. Et Dieu merci ce sont les populations qui se retrouvent dans les confréries de chasse et les différents villages frontaliers ont l’habitude de se côtoyer et de se parler. Je pense que nous avons suffisamment de ressources pour faire en sorte que les populations puissent s’entendre et se comprendre. Et ça sera plus vite et plus rapide si de part et d’autre il y a des régimes panafricains.
Maciré Camara
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