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Assemblée Nationale: Interpellé sur les questions des subventions agricoles et d’insécurité alimentaire, le ministre Nango Dembélé assure et rassure
Publié le vendredi 11 mai 2018  |  Le Serment du Mali
Cérémonie
© aBamako.com par Androuicha
Cérémonie de passation de services au ministère de l`Elevage et de la Pêche
Bamako, le 13 avril 2017. Le ministre sortant de l`Elevage et de la Pêche, Dr Nango Dembélé a procédé à la remise des clés de son département à son successeur Mme Ly Taher Drave à l`occasion d`une cérémonie de passation de services riche en émotions. (photo Dr Nango Dembélé)
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Cette interpellation du ministre de l’Agriculture intervient à quelques jours du début de l’hivernage et du démarrage effectif de la campagne agricole 2018- 2019. Le ministre a été interpellé, simultanément, par l’honorable Ahmada Soukouna et l’honorable Amadou Araba Doumbia sur des aspects importants relatifs à la gestion de la campagne agricole et à la Sécurité alimentaire. C’était au cours de la séance plénière de l’Assemblée nationale du 10 mai.

Au cours cette séance de questions orales, le ministre de l’Agriculture n’a pas manqué d’arguments pour convaincre les députés interpellateurs et l’opinion publique nationale de la bonne organisation de la campagne qui s’ouvre.

Combien d’hectares sont exploités par les exploitants familiaux et Combien sont exploités par les operateurs économiques ? Pouvez- vous nous expliquer les procédures par lesquelles sont gérées les subventions agricoles au Mali ? Comment est organisée la filière engrais au Mali ? Combien l’Etat paye les engrais avec les fournisseurs pour cette campagne ? C’etaient, entres autres, les principales questions qu’a adressées l’honorable Amadou Araba Doumbia au ministre de la l’Agriculture. Des questions auxquelles le ministre a apporté des réponses claires et concises.

Selon le ministre de l’Agriculture, environ 6,50 millions d’hectares sont exploités au Mali, soit un peu plus de 15% de la superficie totale cultivable au Mali. Les exploitations familiales occupent l’essentiel de ces superficies et le reste est occupé par d’autres exploitants dont des operateurs économiques.

A noter que les débats étaient houleux entre l’honorable Doumbia et le ministre sur la question récurrente des subventions des intrants agricoles. Cela s’explique par le fait que ce sujet est très souvent à la base de scandales financiers, surtout à la veille des campagnes agricoles. Cette année, rien de grave n’a été encore signalé, mais en adressant des questions orales au ministre de l’Agriculture, les députés Amadou Araba Doumbia et Ahmada Soukouna voudraient s’assurer que des dispositions idoines sont prises pour garantir le bon déroulement de la campagne agricole 2018-2019 qui démarre. Par rapport aux différentes préoccupations évoquées, Dr Nango Dembélé a été, on ne peut plus franc : «mettre suffisamment d’engrais subventionnés et de la bonne qualité à la disposition des agriculteurs, est ma préoccupation principale et celle du président de la République».

Dans le plan de campagne 2018-2019, plus de 48 milliards FCFA étaient prévus, mais au finish, ce sont 36 milliards FCFA qui seront injectés dans les subventions des intrants agricoles afin de permettre aux paysans d’accéder aux engrais de qualité et à moindre coût. Toutes les mesures sont prises pour que la fourniture des engrais se fasse dans les conditions les meilleurs.

Le ministre de l’Agriculture a saisi l’occasion pour expliquer les critères de sélection des fournisseurs agrées des engrais subventionnés. Ces critères de sélection, a-t-il ajouté, sont basés sur l’ancienneté, la capacité financière du fournisseur et l’occupation du terrain.

Mais le député interpellateur a suggéré au ministre un autre critère basé sur la qualité des engrais à fournir. Aussi, l’honorable Doumbia a proposé au ministre de repenser la politique des subventions agricoles au Mali. Dr Nango dit avoir pris note.

Notons que l’essentiel des questions de l’honorable Ahmada SouKouna, avait trait à l’insécurité alimentaire qui touche plusieurs localités du Mali, à la quantité des vivres en stock dans les magasins de l’Etat et surtout aux critères de distribution des céréales aux populations sinistrés.

En sa qualité d’ancien patron du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA), le ministre n’a pas eu de peines pour convaincre l’honorable Ahmada Soukouna.

Après avoir reconnu que la situation alimentaire est préoccupante dans certaines localités à cause de l’arrêt précoce des pluies, le ministre a assuré que le gouvernement est en train prendre des mesures appropriées pour contrôler la situation. A en croire Dr Nango, il y a suffisamment de céréales disponibles pour prendre en charges les 3 millions de Maliens qui seraient dans le besoin alimentaire cette année.

A ce jour, environ 38 000 tonnes de céréales sont disponibles des magasins de l’Etat pour couvrir les besoins alimentaires des populations dans le besoin. Selon le ministre, dans la distribution des vivres aux populations en situation d’insécurité alimentaire, c’est méthode SAP qui est utilisée dans l’ensemble des pays du sahel, laquelle méthode prévoit 230 KG par personne et par an. Ce principe, aux dires du ministre, sera respecté lors des interventions du Commissariat à la Sécurité Alimentaire.

Dr Nango Dembélé de rappeler que le gouvernement utilise deux types d’interventions : la distribution gratuite des vivres et la distribution subventionnée. Depuis quelques mois, le ministère de la Solidarité et l’Action Humanitaire a distribué une grande quantité de vivres dans des localités en difficultés alimentaires. Aussi, des dispositions particulières sont en train d’être prises par le gouvernement pour venir en aide aux populations qui ont tout perdu dans le centre du pays suite à la crise sécuritaire qui y prévaut.

L’honorable Soukouna s’est dit édifié et rassuré par les explications du ministre de l’Agriculture a qui, il a demandé de doubler d’efforts afin que la population malienne puisse manger à sa faim. Et cette requête ne semble pas tomber dans l’oreille d’un sourd

Zié Traoré
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