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Deux questions au directeur général de la BNDA, Souleymane Waigalo : “Nous participons au Siagri pour accompagner nos clients et nos partenaires afin de confirmer leur engagement vis-à-vis au financement de l’agriculture”
Publié le samedi 12 mai 2018  |  Aujourd`hui
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La BNDA a injecté 234 milliards F CFA dans le financement de l’agriculture en 2017″

En tant que premier partenaire de l’agriculture, la Banque nationale de développement agricole (BNDA) participe à la 7e édition du Salon international de l’agriculture (Siagri) qui se tient au Parc des expositions. Occasion, pour la banque verte, de confirmer son engagement vis-à-vis au financement de l’agriculture. Aux dires de son directeur général, Souleymane Waïgalo, la BNDA a injecté 234 milliards de F CFA au titre de l’exercice 2017 dans le financement de l’agriculture.



Aujourd’hui-Mali: Pouvez-vous nous édifier mieux sur les raisons de la participation active de la BNDA à cette 7e édition du Siagri ?

Souleymane Waïgalo : Nous venons au Salon international de l’agriculture (Siagri) pour accompagner nos clients et nos partenaires afin de confirmer notre engagement vis-à-vis du financement de l’agriculture. Nous profitons de cette belle occasion pour rencontrer encore d’autres clients et continuer à faire des démarchages pour développer notre activité en expliquant de plus près nos produits et nos services. Par ailleurs, la BNDA en tant que premier partenaire de l’agriculture œuvre beaucoup pour le développement de cette agriculture.

Au titre de 2017, nous avons fait un financement global à l’économie nationale de 450 milliards de F CFA dont 234 milliards F CFA ont été destinés à l’agriculture, ce qui fait 54 %. Il s’agit du financement des intrants, notamment des semences et des engrais. Par exemple, la semence de la pomme de terre qui peut être importée d’Espagne ou d’Allemagne pour les producteurs de pomme de terre de Sikasso.On peut citer les intrants pour la production du riz, du coton… Tout cela permet aux agriculteurs de faire la production. Ensuite, il y a des crédits pour la commercialisation parce qu’il faut racheter toute la production de riz, de mil ou de maïs. Il y a aussi la transformation. C’est vraiment l’agriculture au sens large.

Il y a également des agriculteurs qui peuvent bénéficier de financement de tracteurs, de charrettes et d’autres animaux comme des ânes. Ensuite, vous avez des frais de repiquage… qui sont accordés aux producteurs et même des avances sur récolte pour des périodes de soudures. Donc, ce sont des appuis ou des financements multiformes qui sont accordés à tous les acteurs des maillons pour permettre le développement de l’agriculture.

Pour ce faire, la BNDA continue à chercher les ressources. Il s’agit de la collecte des dépôts. Nous mettons l’accent sur cela parce que de plus en plus nous essayons d’aller vers les clients afin d’augmenter cette activité, qui est vraiment la principale activité bancaire.

Nous invitons plus de Maliens à venir ouvrir des comptes, à venir déposer l’argent au niveau de la BNDA parce que c’est avec cet argent que nous pouvons encore multiplier nos activités, nos efforts et nous déployer encore à l’intérieur de ce vaste territoire. Parce que nous sommes attendus partout au Mali. Et nous nous pouvons nous déployer lorsque nous avons plus de moyens. Ces moyens, c’est par la confiance. Nous essayons de faire une très bonne gestion au niveau de la BNDA, de sécuriser les déposants et de mener une activité profitable et rentable pour le développement de notre banque.

Aujourd’hui, la BNDA est la seule banque agricole qui a survécu dans la sous-région, que ça soit en Côte d’Ivoire, au Niger, au Burkina Faso ou au Sénégal. Toutes ces banques dans l’agriculture ont eu d’énormes difficultés et ont fini presque par disparaitre. Mais, la BNDA continue à se développer. Elle doit continuer encore à se développer pour longtemps grâce à la qualité de ses clients.

Comment se porte réellement la BNDA ?

La BNDA se porte très bien. Je pense qu’on peut toujours mieux faire. Au vu de sa structure financière, elle a des fonds propres consistants. Aujourd’hui, nous avons presque 70 milliards F CFA de fonds propres. Mais, nous prenons la nouvelle règlementation et les nouvelles instructions, il y a encore de nouvelles règles qui ont été mises en place pour encore sécuriser davantage les déposants. Ce qui fait que la BNDA doit encore à renforcer ses fonds propres pour plus d’activités.

D’ailleurs, chaque année, la BNDA procède à une augmentation de capitale parce que les actionnaires, que je salue de passage, laissent 50 % des résultats pour renforcer les fonds propres de la banque. Cela a toujours été le cas. Nous avons un conseil d’administration qui doit se tenir vers le 17 mai. Nous comptons demander aux actionnaires de renforcer les fonds propres de la BNDA. Mais, il va falloir que nous poursuivions la collecte des dépôts auprès des clients ; aller ensuite chercher des partenaires pour mobiliser également les lignes de crédits.

Réalisé par A.B. HAÏDARA

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