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7 ème session du Conseil Economique, Social et Culturel: La migration au cœur des débats
Publié le vendredi 8 juin 2018  |  Infosept
4ème
© aBamako.com par A S
4ème session ordinaire du Conseil Economique Social et Culturel
La 4ème session ordinaire du Conseil Economique Social et Culturel (CESC) a eu lieu le Lundi 6 Février 2017.
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Les travaux de la 7ème session de la 5ème mandature du Conseil économique, social et culturel (CESC) ont débuté lundi dernier au siège de l’institution à Koulouba. Présidée par le président du CESC, Dr Boulkassoum Haïdara, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, des chefs de certaines institutions de la République. Le ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les institutions, Mme Diarra Raky Talla, certains de ses collègues, des membres du corps diplomatique étaient aussi présents. C’est le thème de la «Migration» qui sera au cœur des échanges entre experts et membres du CESC lors de cette session qui, au total, dure quinze jours.

Procédant à l’ouverture des travaux, Dr Boulkassoum Haïdara a déclaré que la migration est un sujet d’actualité d’une extrême sensibilité. Face au départ de nos bras valides vers d’autres cieux, à la recherche de l’eldorado, les membres du Conseil économique, social et culturel ont décidé de s’imprégner de tous les aspects de ce fléau. Au cours de la session, a-t-il détaillé, divers aspects du phénomène migratoire seront passés en revue : la politique nationale de la migration, la migration et les défis sécuritaires, la migration et les droits humains, la migration et l’environnement, la migration et le genre, la migration et l’emploi des jeunes.

Par ailleurs, le président du CESC a estimé qu’il doit revenir à la société civile de faire comprendre aux éventuels candidats à l’émigration que le temps est révolu où les migrants étaient de véritables acteurs de développement. En sus, il a invité ses collègues à s’investir auprès des plus hautes autorités pour convenir avec les pays de destination, de la mise en œuvre d’un protocole d’accord tendant à humaniser les désagréments fréquemment causés aux migrants à l’accueil, au traitement, en cas d’expulsion ou de rapatriement à partir de ces pays.

Il s’agit aussi de développer un accord de partenariat bilatéral ou multilatéral tendant à motiver les migrants à s’occuper dans leurs pays de départ et de manifester une volonté politique en faveur de la nécessaire adéquation entre la formation et l’emploi conformément aux besoins supposés réels de l’Etat et des populations.

«Saluant les efforts fournis par les plus hautes autorités de notre pays pour contenir le flux migratoire de nos compatriotes, candidats intrépides à l’émigration, je profite de cette tribune pour magnifier la volonté politique du gouvernement malien qui s’est doté depuis quelques années d’une politique nationale de migration», a affirmé Dr Boulkassoum Haïdara, avant d’inviter les participants à plus d’assiduité lors du déroulement des travaux.

S’exprimant devant la presse au terme de la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre a rappelé que le CESC est une institution qui est «un peu le creuset, la synthèse des aspirations, des attentes de plusieurs couches sociales». Il ajoutera que le Conseil a «une compétence consultative pour contribuer à mieux éclairer les prises de décisions de l’Exécutif».

«Il se trouve que parmi les problèmes les plus cruciaux pour notre pays comme pour d’autres, il y a les formes et les conditions dans lesquelles la migration se passe aujourd’hui. Parce que nous, nous sommes une vieille terre de migration, c’est même culturel dans certaines régions. Sauf qu’au fil du temps, les flux migratoires ont été progressivement criminalisés et cela pose des défis importants à la fois pour les pays de départ et pour les pays d’accueil», a analysé Soumeylou Boubèye Maïga.

Selon le chef du gouvernement, cette activité a progressivement été emballée dans les circuits de différents réseaux mafieux et de différents réseaux de spéculation qui exposent beaucoup de nos compatriotes et d’autres Africains dans des conditions inhumaines. «Nous attendons avec intérêt les conclusions de cette session pour voir comment elles pourraient contribuer à enrichir notre propre démarche sur cette thématique», a conclu le Premier ministre qui a trouvé la thématique d’une extrême pertinence.

Mamadou DOLO
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