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Mme Phumzile Mlanbo-Ngcuka lors de la journée internationale des veuves
Publié le mercredi 27 juin 2018  |  Le Pays
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« Souvenons-nous que les veuves sont des héroïnes qui, après la perte de leur conjoint, travaillent dur pour maintenir l’unité au sein de leur famille » A l’occasion de la Journée internationale des veuves, célébrée le 23 juin de chaque année, la directrice exécutive de l’ONU-Femme, Mme Phumzile Mlanbo-Ngcuka, a fait une déclaration rendant non seulement un vibrant hommage aux 258 millions de veuves mondiales, mais évoquant également les difficultés auxquelles elles sont confrontées.



Comme le constatent beaucoup de personnes, après le décès du conjoint d’une femme, elle peut éventuellement être confrontée à certains problèmes, parmi lesquels on peut citer : pourvoir à ses besoins et à ceux de sa famille tout en faisant face à d’énormes défis économiques et sociaux, s’occuper du deuil de son mari, etc. Comme le témoigne Mme Shahi qui, après le décès de son mari, sa famille a insisté pour hériter de ses biens, lui refusant son droit légitime de vivre dans son foyer. Ce qui est malheureusement le cas de la plupart des veuves à travers le monde.

En dehors de ces difficultés, la Directrice a mentionné la réticence et la discrimination des normes juridiques de certains pays qui font de ces femmes des n’ayant-pas-droits aux biens de leur défunt mari. En tenant compte des propos émanant de la déclaration de Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice de l’ONU-Femme, dans les sociétés où les systèmes de protection sociale et juridique sont discriminatoires à l’égard des femmes, les revenus et les économies que les veuves peuvent cumuler toute leur vie sont particulièrement limités. Pour elle, les femmes ont moins de chance que les hommes de recevoir une pension de vieillesse et même dans les pays qui octroient une bonne couverture de retraite.

D’après ses analyses, les femmes âgées sont beaucoup plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que les mâles, compte tenu de leur situation communautaire. Dévouée pour la cessation des violences et des violations graves des droits des femmes et surtout des veuves du monde entier, la directrice de l’ONU-Femme estime qu’en cas d’absence d’aide assumant les taches familiales, ces femmes sans espoir peuvent être forcées à stopper le cursus scolaire de leurs enfants afin que ceux-ci contribuent à la satisfaction des besoins de la famille.

Aussi, informe-t-elle, le monde doit comprendre que ce ne sont pas les femmes âgées qui sont victimes de ces catastrophes. Avec la propagation des conflits d’intérêts incommensurables dans le monde, les jeunes filles mariées deviennent de plus en plus exposées à ce même phénomène, dans la mesure où la plupart d’entre elles perdent leur mari suite à des attaques barbares.

Parlant de la prévalence et de la violence, les enquêtes ont prouvé que ce sont les femmes en âge de procréer (de 15 à 49 ans) qui sont dans la plupart des cas touchées par ce fléau. Pour protéger et autonomiser les femmes comme Shahi, la directrice de l’ONU-Femme précise que les gouvernements doivent faire tomber les barrières empêchant les femmes d’accéder à l’information et à la justice. C’est pourquoi, elle rend hommage aux femmes en situation critique dans le monde entier en ces termes : « En cette journée internationale, souvenons-nous que les veuves sont des héroïnes qui, après la perte de leur conjoint, travaillent dur pour maintenir l’unité au sein de leur famille, communauté et de leur société ». Elle ajoute : « Il nous appartient en tant que société d’accorder aux veuves du monde entier le respect, la visibilité et le soutien unique dont elles ont besoin ».

Mamadou Diarra, stagiaire
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