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Billet : Entre Ciel et Terre
Publié le jeudi 19 juillet 2018  |  L’aube
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16 mai 2017, le président IBK est à Conakry pour la Conférence des chefs d’Etat de l’Omvs. Le 21 mai, notre cher leader se rend à Ryad en Arabie Saoudite pour « rencontrer » Donald Trump. Le 11 juin, il a rendez-vous à Berlin avec Angela Merkel pour le Sommet du G20-Afrique. Le 14 juin, un saut de puce à Ouagadougou pour causer « emplois verts » avec Roch Marc Kaboré et Issoufou Mahamadou. Le lundi 2 juillet, l’honneur revient à Addis Abeba d’accueillir notre grand chef.

A peine rentré au bercail, « Monsieur Ibrahim » s’envole, le 8 juillet, pour le pays de Macron. En visite privée !

Même la plume a besoin d’un peu de souffre pour égrener cette interminable liste de déplacements, aussi longue qu’une journée sans pain. Le lot de nombreux Maliens !

Cette boulimie du voyage a amusé plus d’un au début du mandat. Sur un ton badin, on se disait que ça lui passera dès que la réalité du pouvoir le prendra et l’enserrera dans ses mailles !

Quatre ans après, la frénésie du départ est encore et toujours plus forte. Les mauvaises langues soutiennent même que le président IBK n’est jamais autant beau à voir que sur le chemin de l’aéroport. La joie inonde son visage et le bonheur s’empare de tout son être !

Evidement l’humeur dévient maussade sur le chemin du retour. Gare à la cravate dont le nœud va de travers ou à la pochette mal assortie !

Comme certains éprouvent le mal de mer, lui ressent le bien de l’air, loin du plancher des vaches.

Ce pays est si souvent orphelin de son président que l’on peut candidement s’interroger sur l’utilité de sa présence. Me revient à l’esprit l’exemple de la Belgique qui est restée de 2010 à 2011, soit 541 jours sans gouvernement à la suite d’une crise politique. Et surprise divine : la croissance économique n’avait jamais été aussi forte au cours des dix années précédentes qu’au moment où le pays était en pilotage automatique !

Cette surprenante découverte devrait amener les politiques de tous les pays à la nouer un peu plus modeste. Nous n’avons pas encore de preuve que l’économie malienne pourrait croître davantage en mode automatique mais les absences répétées du président ont l’avantage d’éloigner de nous, ne serait-ce qu’un temps, la fureur et le fracas des multiples problèmes engendrés par sa gouvernance.

(L’Aube 906 du lundi 17 juillet 2017)
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