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Problématique de l’utilisation des téléphones portables en classe : Une collaboration sereine entre parents d’élève et administrations scolaires est nécessaire
Publié le vendredi 3 aout 2018  |  Le Pays
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© aBamako.com par FS
Visite du chef de quartier de Daoudabougou dans les écoles
A l`occasion de la rentrée scolaire 2017-2018, des autorités de Daoudabougou se sont rendues dans certaines écoles pour constater la rentrée.
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L’utilisation des téléphones dans les salles de classe ou tout simplement dans les établissements scolaires au Mali est loin d’être sans inquiétudes. A la recherche de solution concernant les avantages et les inconvénients d’utilisation du téléphone portable en classe, nous nous sommes interrogés si simplement de prendre des textes suffisait pour la résolution de ce fléau.

Aujourd’hui, les élèves utilisent leurs téléphones pour s’envoyer des SMS, écouter des émissions radiophoniques, voire regarder des vidéos pendant les heures de cours ou pour tricher pendant les devoirs de classe ou lors des examens. Ils le font de manière assez discrète. Cela constitue à nos yeux un véritable problème qui mérite que la réflexion soit menée à ce sujet.

Il ne suffit pas seulement de prendre des mesures si nous ne pouvons pas ou ne voulons pas les appliquer afin d’éviter le chaos dans le milieu scolaire.

Malgré ces dispositions dorénavant existantes, le phénomène continue de prendre de l’ampleur ; les portables saisis, confisqués, sont de plus en plus nombreux au sein des administrations. Remis en fin d’année, les enfants reviennent l’année scolaire d’après avec ces mêmes appareils ou souvent même remplacés par les parents qui ne partagent pas forcément l’esprit du règlement intérieur ou l’ignorent simplement. Il serait difficile sinon impossible pour les enseignants de faire passer leur message comme il le faut si les parents ne s’impliquent réellement dans l’exécution de ces textes car leurs actions sont complémentaires.

Aussi, la confiscation du portable elle-même est très mal acceptée. En attestent les propos de ce fondateur d’un lycée privé de Kalabancoro qui a affirmé qu’« il y a des parents qui vont jusqu’à menacer des éducateurs, les enjoignant même de remettre à leurs enfants leurs portables confisqués par l’administration. » À travers ces propos, nous constatons que les parents ne jouent pas pleinement leur rôle pour la réussite scolaire non seulement de leurs enfants, mais aussi de toute l’éducation malienne. Notons que le téléphone n’est plus un moyen de communication pour les enfants, mais plutôt un moyen de tricherie lors des examens, des devoirs, des évaluations trimestrielles. Pire, un moyen pour regarder des vidéos indécentes.

Ainsi, nous pouvons dire que le téléphone est un danger dans le milieu scolaire dans la mesure où les enfants l’utilisent pour frauder, arnaquer ou regarder des films pornographiques. Pour cela, les parents et les enseignants doivent se donner la main pour la bonne marche du milieu scolaire et la réussite de ces enfants. Sans cela, il serait difficile pour un enfant de pouvoir comprendre la voie à emprunter pour construire son avenir dans un monde de technologie qui est d’ailleurs à la portée de toute personne possédant un téléphone portable.

De nos jours, dans la plupart des établissements secondaires des grandes villes, il ne se passe un seul jour sans que les surveillants et les professeurs ne rencontrent un problème lié au téléphone portable. Cette allégation explique la préoccupation des responsables chargés de l’éducation à s’interroger sur la véritable thérapie à appliquer, malgré les dispositions et les exhortations proposées par les responsables de l’éducation.

Pour apporter notre contribution à la résolution de la problématique de l’utilisation du portable par les élèves, nous allons proposer une nouvelle approche de gestion fondée sur beaucoup plus de sensibilisation car, après tout, l’utilisation du téléphone semble inéluctable de nos jours.

Abdou Ongoiba et Bakary Fomba, stagiaires
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