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Démarrage des commissions administratives : Faible affluence dans les mairies
Publié le lundi 10 juin 2013  |  L’aube




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Depuis le 5 juin, les préparatifs des prochaines élections sont entrés dans une phase décisive, avec l’installation et le démarrage des travaux des commissions administratives chargées de purger la liste électorale et de gérer les éventuels transferts d’électeurs (d’un centre à un autre). Cependant, la mobilisation des populations est très faible à Bamako. Reportage.

Vingt jours sont donnés, en tout, aux commissions administratives pour terminer ce travail qui doit permettre d’organiser dans les meilleures conditions les prochaines élections, à commencer par la Présidentielle dont le 1er tour est programmé pour le 28 juillet.

Trois jours après le démarrage des travaux des commissions, le constat général est qu’il y a une faible mobilisation des populations au niveau des différentes communes, à Bamako. Alors que tout est mis en place pour permettre aux citoyens d’accéder à la liste et vérifier si aucune entorse n’a été portée sur leur identité. Mais, un tour dans certaines communes, le samedi dernier, a mis en exergue les efforts qui doivent encore être faits pour mobiliser les populations à aller vérifier leur situation et, plus tard, à retirer leur carte Nina.


Ainsi, à la mairie de la commune III, où s’effectuent les travaux de révision de cette circonscription, les membres de la commission sont tous présents, attendant les électeurs, en vain. A notre passage dans ce lieu, samedi dernier aux environs de 10 heures, seulement deux jeunes étaient entrain de parcourir la longue liste affichée dans la cour de la mairie. Le chef de la commission, Modibo Kéita pense que, visiblement, l’information n’est toujours pas bien passée au niveau des populations qui viennent timidement consulter les listes. Selon lui, le travail a même commencé avec une petite avance par rapport aux autres. Ainsi, la commission aurait déjà procédé à certaines radiations sur la base des registres de décès qui existent au niveau de la mairie. Notre interlocuteur s’est cependant réservé de nous dire si le délai des 20 jours impartis va suffire pour que les commissions fassent un travail à hauteur de souhait. Ici, le président de la commission, qui lance un appel pour renforcer la sensibilisation des populations (les électeurs), a évoqué quelques unes des contraintes que les commissions administratives vont sans doute rencontrer. L’une des premières difficultés réside dans le système même du Ravec, qui est une nouveauté pour les Maliens. Ensuite, le cas des électeurs dont l’adresse est incomplète, puis les cas de transfert de ceux qui ne se présentent pas à la commission.


«Etant donné que la possibilité a été donnée à l’électeur de choisir son lieu de vote, on ne peut faire le transfert de quelqu’un que s’il fait le déplacement. La situation est telle que si la personne ne se présente pas, on ne peut rien décider», ajouté Modibo Keita.

En commune IV, c’est au centre secondaire d’état civil de Lafiabougou que se déroulent les travaux de la commission administrative, présidée par Moussa Sylla. Dans la grande salle où sont exposées les listes de tous les quartiers de la commune, le travail se déroule normalement. «On a débuté les travaux. On est entrain de voir les différentes situations en vue de dresser par quartier les listes des électeurs potentiels. Le transfert, on en a fait. Au jour d’aujourd’hui [samedi 8 juin, ndlr], nous sommes à 24 transférés. On a travaillé ce samedi pour pouvoir aller plus vite. Tant que les électeurs viennent pour leur transfert, il n’y a aucun problème, l’équipe est en place», rassure Moussa Sylla, qui estime également qu’il faut davantage renforcer la sensibilisation au niveau des populations. «On n’a que 20 jours sur lesquels on a déjà fait trois jours…», précise t-il. Pour Sylla, tous les membres de la commission sont présents, avec une équipe de la Délégation générale aux élections, qui vient en appui à la commission. «Lorsque nous sommes butés à certaines difficultés, ils sortent le fichier dans la machine et nous donnent ce qui est la réalité », nous révèle le président Sylla. Pour l’instant, un seul cas de radiation est signalé. Il s’agit d’une dame qui est décédée et dont le mari a apporté le certificat de décès pour le prouver.


«On ne peut pas radier, si on n’a pas de preuve ; il nous faut surtout des documents à l’appui», affirme de président de la Commission.

Une autre situation que présente Sylla concerne les électeurs qui ont été déchus de leur droit de vote. «En l’absence de documents officiels sur ces cas, la commission n’a aucune possibilité de savoir si quelqu’un a perdu ou non son droit de vote», indique-t-il, avant de révéler deux cas reçus au niveau de sa commission. Il s’agit de deux de nos compatriotes enrôlés l’un en France et l’autre en Chine, et qui se sont présentés au niveau de la commission pour pouvoir bénéficier de leur droit de vote.

Oumar Diamoye

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