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Gouvernement : On ne change pas une équipe qui gagne
Publié le lundi 27 aout 2018  |  Le 22 Septembre
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© aBamako.com par A S
Présentation du projet programme du candidat Ibrahim Boubacar Keita
Bamako, le 23 juillet 2018 Ibrahim Boubacar Keita a présenté son projet programme au Maliens
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Après l’arrêt de la Cour de la Constitutionnelle, le président élu, IBK, conformément à l’article 37 de la Constitution, entre en fonction 15 jours après, ce qui signifie que le 4 septembre prochain, son second et ultime mandat commence. Avant d’entrer en fonction, il prête, devant la Cour Constitutionnelle, le serment suivant : « Je jure devant Dieu et devant le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, je m’engage solennellement et sur l’honneur à tout mettre en œuvre pour la réalisation de l’unité africaine ».

Selon des milieux proches du pouvoir, la cérémonie d’investiture se fera en deux temps. Le premier, dans une grande salle, à la Cour Constitutionnelle ou à la Cour Suprême ou encore dans la salle des banquets du palais présidentiel. Cette cérémonie solennelle aura lieu le 4 septembre, devant les juges constitutionnels.

Ensuite, le second temps, la simulation, est annoncé probablement pour le 22 septembre. Participeront les chefs d’Etats étrangers et plusieurs autres personnalités, à cette double fête de l’indépendance du Mali et de la célébration de la victoire d’IBK. Elle sera agrémentée par de nombreuses prestations artistiques et autres surprises.

Pour revenir à la Constitution, après la cérémonie d’investiture et dans un délai de 48 heures, le président de la Cour Suprême reçoit publiquement, la déclaration écrite des biens du président de la République. Cette déclaration est publiée au Journal Officiel. Elle fait l’objet d’une mise à jour annuelle.

Selon les principes républicains, aussitôt l’investiture du président élu, le Premier ministre lui présente sa lettre de démission. En clair, Soumeylou Boubèye Maiga démissionnera le 4 septembre. Il doit normalement être reconduit pour la simple et bonne raison qu’on ne change pas une équipe qui gagne ! Nous n’allons pas nous attarder sur le mérite de Boubèye qu’a sauvé le régime et le Mali.

Quid des autres membres du gouvernement sortant ? En tout cas, dans son dernier discours au QG de campagne, IBK a fait un clin d’œil à la jeunesse, en des termes élogieux : « Chers jeunes du Mali et de la Diaspora, vous le savez, j’ai pris l’engagement de faire de mon prochain mandat, le mandat de la jeunesse. Je sais ce que je vous dois. Je sais ce que ma génération vous doit. Je sais ce que ce pays vous doit. Je consacrerai le principal de notre effort à votre épanouissement, en vous dotant des moyens nécessaires à votre formation, à votre émancipation, à votre réussite. Je prends l’engagement comme je l’ai déjà dit, de faire de ce mandat, un mandat de préparation des entrepreneurs, leaders et bâtisseurs du Mali de demain. »

Sur la base de cette déclaration, on doit légitimement s’attendre à la présence de plusieurs jeunes dans le nouveau gouvernement, qui est de notre point de vue, une équipe de transition, en entendant les législatives d’octobre et novembre prochains, pour la formation d’un véritable gouvernement de combat, susceptible de relever les défis actuels.

Des jeunes brillants, engagés, déterminés, qu’ont mouillé le maillot et obtenu des résultats à la tête de leurs départements respectifs, doivent être reconduits. Il s’agit du très charismatique Arouna Modibo Touré de l’Economie numérique et la communication, du pragmatique Mohamed Ali Ag Ibrahim du Développement l’industriel, du très compétent ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé, du grand combattant Amadou Koita de la jeunesse, de Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, la mécène au service des trois grandes mosquées de Tombouctou (que Dieu la paie !).

D’autres jeunes pourraient aussi faire leur entrée dans le gouvernement SBM II, sans oublier la junte féminine qui attend ses 30% conformément à la loi en vigueur.

Les barons de l’ADEMA, du RPM et des partis alliés, qu’ont fait des bons scores dans leurs circonscriptions électorales, doivent également y figurer. A suivre.

ElHadj Chahana Takiou

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