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« Enlèvement » et « séquestration » de Paul Ismaël Boro
Publié le mardi 28 aout 2018  |  Le Républicain
Arrivée
© Partis Politiques par DR
Arrivée à Abidjan du candidat à la présidentielle malienne Modibo Koné
Abidjan le 22 avril 2018. Modibo Koné, candidat à la Présidentielle du Mali prévue pour le 29 juillet 2018, est arrivé à l’aéroport Felix Houphouët Boigny d’Abidjan ce dimanche ou il a été accueilli par une foule de sympathisants. Photo: Paul Ismaël Boro, vice-président du parti
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• L’Opposition condamne et exige sa libération sans délai
• Les Maliens appelés à une nouvelle marche contre la fraude électorale le samedi prochain
Hier, lundi 27 août 2018, Tiébilé Dramé, directeur de campagne de Soumaïla Cissé a animé un point de presse au quartier général (QG) de campagne sis à Hamdallaye Aci 2000 pour dénoncer et condamner « l'enlèvement et la séquestration, dans la nuit du 26 au 27 août, de Paul Ismaël Boro Vice- président du Mouvement Mali Kanu par des individus armés et portant des cagoules ».

Selon lui, Paul Ismaël a été emmené par ses ravisseurs vers une destination inconnue. A l’en croire, Paul Ismaël a été enlevé à son domicile devant sa famille en violation de toutes les règles de l’Etat de droit. « Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale, les organisations de défense des droits humains en particulier sur les dérives autocratiques et liberticides du régime d’IBK. Nous exigeons la libération sans délai de Paul Ismaël et la fin des pratiques d’un autre âge », a déclaré Tiébilé Dramé. Par ailleurs, il dira qu’une nouvelle manifestation pacifique contre la fraude électorale est prévue pour le samedi 1er septembre 2018 à Bamako.

Prenant la parole, le directeur de campagne de Soumaïla Cissé a vigoureusement dénoncé l’arrestation extrajudiciaire, l’enlèvement de Paul Ismaël Boro, vice- président du Mouvement Mali Kanu. « Il a été arrêté chez lui, menotté, les yeux bandés, mis à genou dans son salon pendant qu’une dizaine d’homme armés ont investi sa résidence à Koulouba sur la route de Kati, fouillé et refouillé les chambres de sa maison à la recherche de soi-disant d’armes de guerre. On a soupçonné, accusé Paul Ismaël Boro d’avoir soi-disant armé les manifestants samedi dernier. C’est une accusation ridicule et sans fondement.

Ce qui est arrivé hier soir (Ndlr : dimanche 26 août 2018) à Koulouba n’est pas une arrestation mais un enlèvement par des hommes aux visages masqués », a déclaré Tiébilé Dramé. Après avoir saccagé les chambres de la maison de Paul Ismaël Boro, ses ravisseurs l’ont amené vers une destination inconnue, dans une prison secrète quelque part dans les environs de Bamako, en dehors de tout contrôle judiciaire sans mandat.

A cette heure (lundi 27 août 2018 à 17h30), dit-il, la famille et les amis de Paul Ismaël Boro sont sans nouvelle de lui. Idem pour le procureur de la commune 3 aussi bien que le procureur anti terroriste. A ses dires, l’institution judiciaire ne sait pas ce qu’est devenu un citoyen malien privé de ses libertés. « C’est une gravité particulière, le Mali est devenu un pays sans foi ni loi, les règles de l’état de droit sont bafoués », a-t-il dit. Dans un communiqué de presse diffusé hier lundi, La Coalition "Restaurons l’espoir" qui a soutenu la Candidature de Soumaïla Cissé condamne l'enlèvement et la séquestration, dans la nuit du 26 au 27 août, de Paul Ismaël Boro Vice- président du Mouvement Mali Kanu par des individus armés et portant des cagoules.

Elle prend à témoin l’opinion nationale et internationale, les organisations de défense des droits humains en particulier sur les dérives autocratiques et liberticides du régime d’IBK. La Coalition exige la libération sans délai de Paul Ismaël et la fin des pratiques d’un autre âge. « Cet enlèvement est scandaleux et inadmissible. Tous les masques du régime Ibrahim Boubacar Keïta tombent les uns après les autres. Ce sont les escadrons qui font la loi à Bamako. Ce n’est pas acceptable », a souligné Tiébilé Dramé.

« On ne nous détournera pas de notre lutte »
Par ailleurs il a rappelé le « raid de la Sécurité d’Etat » dans les locaux de l’agence de communication Smart Media le 12 août dernier. A la suite de ce raid, dit-il, plusieurs responsables ont été interpellés par le 14ème arrondissement. Le même jour, poursuit-il, le technicien monteur Abel Konna Kouassi a été enlevé chez lui dans les mêmes conditions que Paul Ismaël Boro par des hommes cagoulés. « Il a été détenu pendant 48 heures soumis à la torture et au traitement cruel inhumain dégradant sans nourriture sans eau dans une pièce noire sans lumière. Au bout de 48 heures, il a été jeté sur une route de Bamako à la sortie de Kati plus précisément», a déploré l’ancien travailleur d’Amnesty international.

En outre, il a signalé qu’il y’a eu la tentative d’enlèvement du directeur de Smart Média. « Il est fort regrettable que la sécurité d’Etat dont la mission est noble, celle de protéger ce pays contre le terrorisme, celle de veiller à la sécurité de ce pays et son peuple, soit détournée de sa mission cardinale pour être transformée en police politique au service d’un régime. Ce que les tenants du pouvoir font avec la sécurité d’Etat est inacceptable. Nos libertés sont menacées sous IBK.

Nous dénonçons et condamnons l’arrestation de Paul Ismaël Boro », a martelé Tiébilé Dramé. A l’en croire, un pool d’avocat est déjà constitué pour assister Paul Ismaël Boro. « Ils veulent intimider les forces démocratiques, ils croient que par ces actions, par ces menaces, ils arriveront à nous intimider et abandonner le seul combat qui vaille aujourd’hui, celui contre le détournement du vote des Maliens. D’ailleurs, nous appelons l’ensemble des Maliens à une nouvelle mobilisation nationale le 1er septembre à Bamako, à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur du Mali pour exercer une pression populaire démocratique pacifique et non violente sur les fraudeurs d’Etat », a-t-il dit.

En bambara, Tiébilé Dramé a dénoncé la perquisition sans mandat du domicile de Paul Ismaël Boro. Selon lui, la Cour pénale internationale pourrait juger les cas de manquement des droits humains au Mali. Pour lui, cela fait 5 ans que l’opposition manifeste sans incident. « La souveraineté appartient au peuple, le dernier mot revient au peuple. Nous luttons pour le développement du Mali. La démocratie malienne est en danger, on ne nous détournera pas de notre lutte. Nous n’accepterons pas la violation de l’état de droit », a conclu le conférencier.

Aguibou Sogodogo
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