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Refus d’obtempérer à une décision de justice : La société des mines d’or de Loulo (Somilo) défie la loi
Publié le mardi 28 aout 2018  |  Le Pays
Cérémonie
© aBamako.com par A S
Cérémonie d`Inauguration de la mine d`or de Kofi
Bamako, le 24 Avril 2015, a eu lieu la cérémonie d`inauguration de la mine d`or de Kofi
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Suite à la destruction forcée de l’entreprise DiallBTP due au refus catégorique de la Société des Mines d’or de Loulo (Somilo) d’obtempérer aux décisions de la justice, le PDG de l’entreprise DiallBTP, Aliou Diallo, hier dimanche 26 août 2018, a animé une conférence de presse au siège de son entreprise. Objectif : d’une part expliquer comment l’affaire s’est passée et d’autre part demander l’application de la décision rendue par la Cour d’appel de Kayes, octroyant à ce dernier le droit d’avoir plus de 480 millions de francs CFA que refuse d’honorer la société minière de Loulo (Somilo).



A entendre la victime Aliou Diallo, PDG de l’entreprise DiallBTP déjà partie en faillite, cette affaire a commencé depuis 2013. Se rapportant aux propos tenus par le PDG, tout est parti d’une affaire d’achat de matériels dont le coup s’estimait à 22 millions de Francs CFA. Ces matériels ont été acquis par le PDG de ladite entreprise auprès de l’entreprise BCM Ghana-Limited.


Il se trouve que, selon les dires d’Aliou Diallo, cette entreprise, BCM, suite à la fin de son contrat avec Somilo, lui a vendu ces matériels qui se trouvaient dans la cour de la société minière. Mais lesdits ont été bloqués à l’époque par le directeur de Somilo, Siaka Berthé et son complice, Daouda Koné, dans la cour de l’entreprise minière au motif que l’acheteur, non moins PDG de l’entreprise DiallBTP, n’a pas accepté la revente des équipements de travail qui lui ont été vendus à 22 millions de Francs CFA par BCM. Cela intervient après l’expiration de son contrat d’exécution de travaux avec Somilo.

A en croire les propos de la victime, Aliou Diallo, 85 personnes œuvraient à l’époque au sein de son entreprise, mais il ne reste plus que 10, présentement, à cause de cette affaire ayant entrainé la chute forcée de son entreprise via les dépenses et les pertes enregistrées par lui depuis le début de cette affaire.


Suite, dit-il, à la décision récemment rendue par la Cour d’appel de Kayes, condamnant la Somilo à remettre 850 millions au PDG de DiallBTP entreprise, Aliou Diallo estime que Somilo est en train de faire fi de cette décision de justice, puisque, jusqu’à preuve de contraire, ajoute-t-il, elle n’a manifestement accompli aucun acte prouvant sa bonne foi d’honorer cette décision de justice. Et pire, c’est que les comptes de ladite société, saisis par les huissiers en mission, étaient tous vides. Chose qui, selon la victime, Aliou Diallo, est incroyable dans la mesure où elle a sciemment abusé de son pouvoir en l’empêchant de saisir ces matériels.

Poursuivant ses interventions, le PDG Aliou Diallo estime aussi que les 39 véhicules dont 12 saisis actuellement à titre de gage, ne suffisent pas à résoudre sa situation qui n’a que trop duré. Pour lui, il faut que le procureur en charge de poursuivre l’ajustement des différentes décisions de la justice, joue pleinement son rôle pour l’aboutissement de cette affaire. Sinon, sans cela, dit-il, cette société (Somilo) ne s’exécutera jamais comme prévu et exigé par les normes maliennes. Avant de finir, le PDG de l’entreprise DiallBTP dit être confiant et se range derrière la justice pour être remis dans l’intégralité de ses droits.

Mamadou Diarra, stagiaire

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