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Droit de réponse de la CME au Rapport final du Groupe d’experts créé en application de la résolution 2374/2017 du Conseil de sécurité sur le MALI
Publié le jeudi 30 aout 2018  |  kibaru
Réunion
© aBamako.com par A.S
Réunion du comité de suivi sur l’accord de paix
Bamako, le 21 juillet 2015 le comité de suivi sur l’accord de paix a tenu sa 3e réunion au CICB.
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Monsieur le Représentant Spécial,

Nous avons lu avec beaucoup d’intérêt, le rapport final du Groupe d’expert cité en référence et nous vous félicitons pour l’initiative qui ne peut que contribuer à la consolidation de la paix et la stabilisation au Mali objet de votre mission.

Nous avons constaté que le rapport a brasser la situation de l’accord pour la paix et la réconciliation au mali issu du processus d’Alger ainsi que ses parties signataires dans le moindre détail. Nous en félicitons les experts pour le travail abattu et nous souhaitons qu’il contribue efficacement à lever les blocages à cet accord.

Dans ce cadre nous avons remarqué que certains paragraphes du rapport indexent la CME comme facteur de blocage de l’APR. Nous nous réjouissons que l’argument avancé par ce rapport soit le fait que la CME est exclu de l’accord. Le rapport indique clairement que le combat de la CME est légitime car c’est un combat d’inclusion et cela est conforme avec l’esprit de l’accord d’Alger signé le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015 (l’accord étant le seul outil juridique dans le conflit inter-malien). Je rappel que la CME est composé de cinq mouvements (CPA, MSA, CJA, FPA et MPSA), tous ces mouvements ont un seul facteur commun qui est l’exclusion. Bien qu’en grande majorité ces mouvements existent bien avant la signature de l’accord et appartenaient soit à la CMA ou à la plateforme ils ont été exclus de l’accord juste après sa signature. Le seul objectif de leur adhésion à la CME est de recouvrer leurs droits en tant que signataires aux seins des parties dans les différentes structures de l’accord. En lisant entre les lignes du rapport l’ont se rend compte qu’il considère que la CME n’est qu’un seul mouvement tout en ignorant les autres composantes de la Coordination des Mouvements de l’Entente (MSA2, CPA, FPA, CJA, MPSA) ou de qualifier d’autres comme petits groupes. Des Groupes qui comptent plus de huit cent combattants ne peuvent être considérés comme petits ni ignorés dans un processus.

En tant que membre de cette coordinateur secrétaire général d’un mouvement et actuellement président en exercice de la coordination à aucun moment durant leur mission, les experts indépendants n’ont essayé de prendre contact avec moi, aucun échange ni discussion n’à eu lieu entre nous. Malgré que notre combat est légitime, les rapporteurs se sont basés dans le paragraphe 97 sur les allégations des responsables d’une des parties qui n’a jamais caché son hostilité a l’inclusion des mouvements de la CME aux différentes structures de l’accord. Les propos d’un adversaire ne peuvent être utilisés pour condamner un autre dans un conflit aussi complexe que celui du Mali.

Le rapport a été soigneusement rédigé mais il a fondé certaines accusations sur des arguments fragiles, car provenant de ceux-là même qui sont à l’origine de cette exclusion (La CMA) donc qui constituent réellement le vrai facteur de blocage.

Nous en sommes convaincus que le blocage de l’accord est un acte grave qui complique le conflit et met en danger la vie des populations. Il est bon à rappeler que la CME ne peut être plus facteur de blocage que les parties elle mêmes (CMA, plateforme et gouvernement) qui ont le moyens de se faire valoir dans différentes structures tels que : Le CSA et ses sous comités. Jamais la CME n’a été à l’origine d’un report d’une réunion du CSA, jamais la CME n’a été à l’origine d’un report d’une mise en place d’un MOC, jamais la CME n’a été à l’origine d’un blocage d’une autorité intérimaire de Région ou de Cercle. Ceux qui bloque et continu de bloquer sont les parties à l’accord qui sont suffisamment représenter aux seins des structures pour le faire et dont certaines continuent impunément à violer le principe de son exclusivité et à méconnaitre qu’ils ne sont pas les seules signataires.

Les éléments de la CME au sein du MOC de Gao ou du DDR dont les rapporteurs font références dans leur paragraphe 98, sont le fruit d’un quota que le gouvernement a donné au mouvement exclus dont la CME représente la grande partie. Parmi les mouvements qui ont reçu ce quota l’ont peut citer à titre d’exemple le MSA Dosshak, la CMFPR2, Le Ganda Izo, le Ganda Lassalizo et bien d’autres mouvements. Le quota en question à fait l’objet d’un consensus à la suite d’une longue négociation entre les parties signataires et la médiation internationale. Ce quota n’est pas le fruit d’une action de violence coup de la CME. Mais d’une réclamation de droit de tous les mouvements exclus.

Le rapport a mis l’accent sur un grand nombre de point qui sont parmi les facteurs réels du blocage de l’accord et qui n’ont aucun lien avec la CME. Il a été également question dans ce rapport de différentes violation de droit humain ainsi que des violations de cessez le feu qui sont directement liés au non respect des clauses de l’accord. Au moment de la rédaction du rapport et jusqu’à cet instant le MOC de Tombouctou n’est toujours pas opérationnel peut on nous dire, par la faute desquelles des parties du moment que nous somme certain que ce n’est pas la CME qui le retarde comme le prétend le paraphe 98 du rapport ?

La CME n’a jamais focalisé son action sur la création d’une quatrième partie à l’accord. Aucun document constituant la CME ne mentionne son aspiration à devenir une quatrième partie. Le combat des mouvements de la CME a toujours été l’inclusion conformément à l’esprit de l’accord et de toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies concernant le Mali qui recommande à chaque fois l’application inclusif de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

L’objectif de ce rapport tant attendu est d’identifier les parties à l’origine du blocage afin de proposer des sanctions des sanctions à leurs encontre et diligenter son application de manière inclusive et efficace. La CME est tellement crédible et sincère dans ses actions qu’elle ne peut devenir le bouc émissaire dans cette affaire et ne peut assumer la responsabilité d’une telle accusation.

Le paragraphe 111 du Rapport du Groupe des Experts accuse le Chef d’état Major de la CPA (Mouvements membre de la CME), Alkassoum Ag Abdoulaye par des soi-disant informations crédibles recueillies pour sa participation à deux attaques contre les forces armées maliennes les 24 octobre 2017 et 27 janvier 2018. La CME a pris acte de cette grave accusation qui ne peut parvenir que de ses adversaires en particulier ceux-là que les experts ont cités dans le paragraphe 98 (commentaire 121) de leur rapport. La CME s’inscrit en faux contre cette accusation. Toutes fois, tout en restant disponible et déterminer en toute transparence à faire la lumière sur cette question elle suggère aux enquêteurs d’approfondir leurs investigations en cherchant des sources plus crédibles.

Monsieur le représentant spécial,

La CME fonde un grand espoir sur l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et demande son application intégrale.

La CME ne demande que son inclusion dans la mise en œuvre de l’accord qui est un droit garanti, les options à l’inclusion sont nombreuses. Devenir une quatrième partie n’est qu’une option que nous n’avons jamais exigée mais qui est toujours évoquée par la CMA.

Monsieur le représentant spécial,

La CME est reconnaissante pour tous les efforts que votre institution fournie pour la sécurisation et la stabilisation du Mali. La CME se réjouit également de votre assistance sans faille pour le redéploiement de l’administration malienne dans le nord ainsi que l’assistance constante aux populations dans le domaine de la santé, l’éducation ainsi que dans le domaine de l’accès à l’eau potable, renforcement du cheptel pour n’en citer que ceci parmi tant d’autres services.

Enfin la CME réitère toute sa reconnaissance au Comité de Suivi de l’Accord en particulier son Président l’Ambassadeur Ahmed Boutach, qui n’a ménagé aucun effort pour préserver et garantir le caractère inclusif de cet accord. Restant à votre entière disposition pour l’accompagnement dans l’accomplissement de votre noble mission, Veuillez, agréer, Monsieur le représentant spécial, l’expression de notre haute distinction.



Bamako le 30 aout 2018

Le Président en Exercice de la CME
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