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Mali : le FMI regrette la diffusion d’un document interne sur le Mali suite au réaménagement gouvernemental
Publié le samedi 29 juin 2013  |  Xinhua


© AFP par JOHN THYS
Le Premier ministre Diango Cissoko à Bruxelles
BELGIUM, Brussels : Malian Prime Minister Diango Cissoko gives a press conference on February 18, 2013 following his meeting with the European commission chairman at EU headquarters in Brussels. European Union foreign ministers on February 18 formally approved the launch of a 500-strong EU military mission to train the Malian army, which has already begun work on the ground.


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BAMAKO -- Le Fonds monétaire international (FMI) a regretté la diffusion d'une note sur le Mali suite au réaménagement gouvernemental, indique un communiqué du gouvernement malien rendu public vendredi après-midi.

Le document intitulé ''Note du Fonds Monétaire International sur les raisons du changement du gouvernement au Mali'' a été diffusé mardi dernier suite au réaménagement du gouvernement malien à la date du 22 juin.

Selon le communiqué, le gouvernement porte à l'attention de l' opinion nationale et internationale que, suite à la diffusion de cette note, ''le ministre des Finances a reçu en audience, le mercredi 26 juin 2013 à 16 heures, le représentant résident du FMI à la demande de ce dernier, en présence du ministre de l'Economie et de l'Action Humanitaire''.

Le communiqué du PM malien, Diango Cissoko, indique que ''le représentant résident du FMI a précisé que c'est une note à usage interne. Il (représentant résident du FMI) a dit regretter sa diffusion sur les sites internet et dans la presse et a présenté ses excuses au ministre des Finances et à travers lui, à tout le gouvernement''.

Par ailleurs rapporte le communiqué, le Premier Ministre malien a reçu en audience, le 25 juin 2013, une délégation des Partenaires Techniques et Financiers composée des ambassadeurs d' Allemagne et du Danemark, des représentants du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale et de l'Union Européenne.

Les échanges ont ''porté sur des interrogations de certains membres de la délégation, concernant le récent réaménagement du gouvernement ; l'avenir du respect des procédures budgétaires ; le projet de réseau national de sécurité que le gouvernement s' apprêterait à signer avec l'entreprise chinoise ZTE''.

Ces interrogations concernent aussi ''un accord de prêt que le gouvernement envisagerait de signer avec Exim Bank de Chine pour l'achat de 600 camions au profit d'opérateurs économiques maliens ; la vente d'une partie du patrimoine immobilier de l'Etat situé dans le centre de la ville de Bamako''.

Le communiqué souligne qu'en réponse, le Premier Ministre a indiqué à ses interlocuteurs que dans tous les pays, le réaménagement du gouvernement est "une prérogative exclusive des autorités compétentes en la matière''.

Le réaménagement gouvernemental du 22 juin 2013 au Mali ''se fonde bien sûr sur cette règle et obéit en même temps à des impératifs de cohésion interne au sein du ministère de l'Economie, des Finances et du Budget, d'efficacité dans l'action et de renforcement de la solidarité gouvernementale, toutes choses indispensables au bon déroulement de cette ultime phase de la transition (..)'', précise le PM malien.

Selon le même communiqué du chef du gouvernement malien, en outre, ''cette note aborde l'achat de quelques 60 véhicules pour la présidence et le cabinet du Premier ministre; un contrat d'un montant de 4,4 milliards de Francs CFA conclu avec la société chinoise CHECHEC pour réhabiliter le Palais Présidentiel à Koulouba''.

S'agissant de l'achat des véhicules, explique le PM malien, '' cette opération a été réalisée par la procédure d'entente directe, conformément aux dispositions du code des marchés publics''.

Celui-ci a ajouté que ''l'acquisition desdits véhicules répond à des priorités : les parcs automobiles de la Présidence de la République et du cabinet du Premier ministre ont été sérieusement affectés par les événements du 22 mars 2013. La Commission Dialogue et Réconciliation, créée dans le cadre du traitement du volet politique de la crise, devait être dotée urgemment, entre autres, en moyens de déplacement pour lui permettre d'accomplir sa mission''. En ce qui concerne la réhabilitation du Palais Présidentiel à Koulouba, le gouvernement ''considère ce choix comme une dépense de souveraineté, même si, là encore, aucune décision n'est prise à ce jour''.

D'après le communiqué ''en conclusion, le représentant résident du FMI s'est engagé à rendre compte à la Direction du FMI de ses échanges avec les deux ministres'', ajoutant que ''le gouvernement du Mali, tout en déplorant la situation créée par la diffusion de cette note, assure que cela ne détériorera pas ses relations avec le FMI, dont notre pays est membre.

Le gouvernement malien ''tient à souligner que les relations entre le Mali et le FMI sont des relations d'Etat à Organisation internationale''.

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