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Soumi, disposé au dialogue, mais…
Publié le dimanche 9 decembre 2018  |  Info Matin
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© aBamako.com par Momo
Lancement de campagne du Candidat Soumaila Cisse
Bamako, Le 8 juillet 2018 le Candidat Soumaila Cissé a lancé officiellement sa campagne au Boulevard de l`indépendance
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Quant à Soumaïla CISSE, il a d’abord remercié très sincèrement et au nom de tous les membres du Front pour la sauvegarde de la démocratie, les chefs traditionnels NIARE et les chefs religieux pour leur démarche. « Nous les respections et apprécions ce qu’ils font. Chaque fois qu’il y a eu des problèmes, ils se sont levés, ils ne se sont pas découragés ; ils font tout pour que le Mali reste en paix. Nous leur devons cela. Nous devons le leur dire et les féliciter», a-t-il souligné avant de poursuivre : «Je leur dit qu’au Mali, aujourd’hui, nous avons quatre (4) crises : nous avons une crise sécuritaire très grave, au Nord du Mali, au Centre du Mali. A l’heure où je vous parle, dans la commune de Kani-Bonzon (dans le cercle de Bankass, Ndlr !), les gens sont en train de s’entretuer. Il y a des conflits inter-ethniques ; il y a des conflits communautaires. Des choses qui divisent profondément le pays.

Il y a une crise sociale, tellement d’entreprises, tellement de corporations qui déposent des préavis de grève. Cela veut dire que la situation sociale est extrêmement difficile.

Il y a une crise financière et économique qui fait qu’aujourd’hui la vie est chère. Tous les Maliens souffrent.

Après tout cela, il y a une crise politique et postélectorale dont nous avons parlé aujourd’hui. Nous avons parlé et nous avons dit que nous sommes pour le dialogue. Nous sommes prêts pour le dialogue ; et depuis 5 ans que je suis dans l’opposition, nous avons demandé le dialogue. Je pense que la solution c’est le dialogue. Ils sont venus nous conforter dans ce sens, nous les en remercions.

Ce qui reste, c’est de commencer le dialogue. Et le dialogue suppose deux entités. Nous, nous sommes disponibles. Les autres sont-ils disponibles ? IBK est-il disponible ? Il a dit il tend la main. Vous ne prenez pas une main qui n’est pas ouverte. Vous ne prenez pas une main, si vous ne savez ce qu’il y a dans cette main.

S’il y a du feu, vous n’allez pas prendre la main ; s’il y a des épines, vous n’allez pas prendre la main ; s’il y a des cambouis, vous n’allez pas prendre la main. Il faut qu’il ouvre la main, qu’on voit ce qu’il y a dans la main, pour qu’on commence un dialogue.

Nous avons été reçus par eux ; ils nous ont rendu visite plusieurs fois. Ce que nous leur demandons, c’est que ça bouge de l’autre côté. Parce que nous avons tous le même souci : le Mali. Nous voulons que le pays avance. Et moi, qui ai la chance d’être au-devant de cette scène, j’ai fait la preuve de ma bonne volonté pour que le pays avance. Je l’ai fait en 2013, sans tambour ni tam-tam. Je l’ai fait sans que je ne sois prié par qui que ce soit. Notre bonne foi ne peut pas être mise en cause, quel que soit ce que les gens vont dire. C’est pourquoi, nous leur avons dit de dire au gouvernement d’éviter la violence. Nous avons été violentés en juin ; nous avons été violentés en septembre ; nous avons été violentés en novembre. Le 8 décembre, nous allons encore marcher. Et nous ne souhaitons pas qu’il ait la violence.

Nous avons fait la preuve que nous pouvons marcher sans violences. Nous avons fait sortir ici 500 000 personnes, un million de personnes. Et un pays en Europe pour 50 000 personnes, ils ont cassé le pays. Nous, nous ne sommes pas comme ça. Nous valons plus que ça, puisque nous aimons notre pays. Nous voulons faire avancer notre pays.

Voilà les mots que nous avons dits et je pense très sincèrement que nous avons apprécié leur présence. Et nous restons disponibles qu’ils nous appellent où ils veulent ; qu’ils soient venus chez nous, nous honore. Mais nous préférons aller chez eux. C’est ça la tradition et le respect. Nous les saluons», a-t-il conclu.

Il faut souligner que quelques jeunes surexcités, du parti URD, très remontés contre HAIDARA, suite à l’affaire des 100 millions FCFA qui l’oppose à l’honorable Mamadou Hawa GASSAMA, voulaient huer le Chérif à sa sortie. Mais, il a fallu l’intervention d’un proche de Soumaïla pour éviter une telle dérive.

Par Sékou CAMARA



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