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Procès Cour Constitutionnelle-Journal ‘’Le Pays’’ : Le président de l’ASSEP, Bassidiki Touré cultive l’optimisme !
Publié le lundi 17 decembre 2018  |  Le Sursaut
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C’est à la faveur d’une conférence de presse, tenue en présence d’une centaine de directeurs de publication que le président de l’Association des Editeurs de la Presse Privée (ASSEP) M.Bassidiki Touré a tenu à inviter la presse malienne à rester optimiste avec une foi inébranlable en la justice. Cela, concernant la suite du procès intenté contre le journal ‘’Le Pays’’ par la Cour constitutionnelle dont le délibéré est programmé pour le 27 décembre au Tribunal de Grande Instance de la CV.

A rappeler que depuis le 29 octobre dernier, la Cour constitutionnelle du Mali a porté plainte contre le journal ‘’le Pays’’ au sujet de la publication d’un article qu’elle juge diffamatoire. Après une première audience, dite de consignation, tenue le 29 novembre, le 13 décembre, les deux parties avec leurs avocats étaient devant le Tribunal de Grande Instance de la CV pour les débats de fond, soldés par la plaidoirie des conseils aussi bien de la partie civile que de la défense. C’est en principe le 27 décembre prochain que le verdict de cette affaire sera connu. A cet effet, au regard de la forte mobilisation de la presse derrière leur confrère, directeur de publication du ‘’Pays’’, le président de l’Association des Editeurs de la Presse Privée (ASSEP), à travers une conférence de presse a invité l’ensemble de la presse malienne à la retenue et à la confiance en la justice malienne.

Le président de l’ASSEP dans son propos liminaire a rappelé la liberté de presse est consacrée dans la loi fondamentale de la République du Mali et il est inconcevable que des journalistes soient persécutés surtout à un moment où, au plus haut niveau de l’Etat, on parle de dépénalisation des délits de presse.

« Nous avons tout suivi avec un intérêt particulier le déroulement des débats lors de la dernière audience, nous saluons le professionnalisme avec lequel, le Tribunal de la commune V a dirigé le procès jusqu’ici, nous faisons entièrement confiance en la justice malienne » a déclaré Bassidiki Touré, avant d’ajouter que le président de ce Tribunal a eu à gérer avec diligence des affaires cent fois plus compliquée que celle là. C’est pourquoi selon lui, la date du 27 décembre prochain sera celle de la vérité.

Aux questions des journalistes, notamment sur l’incident qui a émaillé cette audience, il dira que de tel petit incident est tout à fait normal dans un procès de ce genre, cela en raison du fait que la presse est régie par une loi spéciale. Ce faisant, les juges n’ont pas toujours la latitude de faire le distinguo entre un journaliste et les autres sujets de droit. Sans quoi, a expliqué le président de l’ASSEP, un juge ne doit pas demander à un journaliste de dévoiler sa source, il doit demander d’apporter la preuve de son information.

En outre, pour mieux faire montre de la solidarité de l’ensemble de la presse malienne dans cette affaire, le président de l’ASSEP a indiqué que toutes les autres faitières de la presse seront associées, notamment le Groupement Patronal de la Presse Privée.

Sur le même sujet, Mamadou Dabo, en sa qualité de professeur en journalisme a indiqué que dans un procès en diffamation, seul le bon sens du juge pourra faire la part des choses. « X ou Y peuvent insulter de la même manière une seule personne. La personne peut fermer les yeux sur X pour dire qu’elle a été diffamée par Y, car elle est la seule qui conçoit ce qui est diffamatoire ou pas envers sa personne » a expliqué le doyen Dabo, qui a profité de l’occasion pour inviter la justice à collaborer avec la presse afin de traduire en justice tout ce qui est dénoncé dans la presse au lieu de toujours traduire la presse à partir de la plainte de celui qui est dénoncé.

L’aide publique à la presse qui dépérit !

Au cours de cette conférence beaucoup d’autres questions ont été abordées, dont celle relative au retard accusé dans l’attribution de l’aide à la presse En réponse Bassidiki Touré a précisé que depuis arrivé du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, à la magistrature suprême l’aide a toujours été dans la fourchette des 200 à 300 millions FCFA.

« Quand on prend aujourd’hui l’environnement médiatique, nous comptons plus de 500 radios, plus de 100 journaux, et plus de 10 télévisions. Maintenant si l’on doit partager 300 millions à plus de 600 organes de presse, c’est dérisoire » a-t-il signalé.

Aussi curieux que cela puisse paraitre, cette année ce qui a été d’abord mis à la disposition de la presse n’atteigne pas l’enveloppe habituelle des 300 millions. Sic ! « Cette année, dans un premier temps ils nous ont fait savoir qu’on a eu 71 millions et après, ils ont dit que les autorités ont eu à faire des efforts en mettant en notre disposition exceptionnellement de façon très dérisoire un rajout de 100 millions, ce qui a ramené cette aide à la somme de 171 millions FCFA cette année » a dévoilé le président de l’ASSEP avec amertume. Qui a indiqué qu’il est temps de sortir vraiment de cette situation, si l’on veut vraiment permettre à la presse de jouer son rôle de 4ème pouvoir.

« Il n’y a aucun texte qui fixe le montant de l’aide à la presse. De ce fait, nous allons mettre en place des politiques pour aller vers d’indexation de l’aide à la presse au budget de l’Etat. Les partis politiques ne font pas mieux que nous ils se partagent chaque année des milliards pourquoi pas nous ? » s’est interrogé le président de l’ASSEP.

Pour terminer, Bassidiki Touré a demandé aux journalistes de rester mobilisés pour que Birama Touré puisse être retrouvé ‘’sain et sauf’’, mais aussi pour réaffirmer le soutien à Salif Diarra de Mali actu, El Hadji Hamidou Touré de Malimedias.com et Abdourhamane Doucouré du journal la Sirène, tous victimes d’abus divers.

Par Fatoumata Coulibaly
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