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Centre du Mali: le gouvernement annonce des renforts et un processus de désarmement
Publié le dimanche 23 decembre 2018  |  AFP
Politique:
© aBamako.com par A.S
Politique: 1er congrès de ASMA
Bamako, le 06 décembre 2014 au palais de la culture Amadou Hampate BA. L`Asma a tenu son premier congrès, sous la présidence de Soumeylou Boubeye Maiga.
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Bamako, 23 déc 2018 (AFP) - La présence militaire va être renforcée dans le
centre du Mali et un programme de désarmement des milices d'autodéfense
communautaires et des combattants jihadistes va y être lancé lundi, a annoncé
le Premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maïga.
Selon les experts, Bamako doit tirer profit de l'élimination le mois
dernier du chef jihadiste Amadou Koufa pour reprendre pied dans cette région
s'étendant jusqu'à la frontière avec le Burkina Faso, où plus de 500 civils
ont été tués dans des affrontements intercommunautaires en 2018, selon l'ONU.
"Nous allons renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense
et de sécurité dans la région afin qu'elles puissent notamment intervenir sur
les cours d'eau", a déclaré samedi sur Twitter M. Maïga, sans donner de
détails sur le nombre d'hommes ou le calendrier de leur déploiement.
Le chef du gouvernement, reconduit à son poste après la réélection en août
du président Ibrahim Boubacar Keïta, a effectué vendredi et samedi sa première
visite à Mopti, la capitale régionale, depuis l'annonce par Bamako et Paris de
la mort d'Amadou Koufa, prédicateur peul à la tête d'un groupe lié à Al-Qaïda,
dans une opération menée les 22-23 novembre par les troupes françaises de
Barkhane.
"Avec l'ensemble des communautés, nous avons convenu du lancement du
processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, #DDR, dans la région
de #Mopti. Il débutera dès ce lundi 24 décembre 2018", a ajouté M. Maïga, en
soulignant que son gouvernement "ne combat aucune communauté mais qu'il se bat
contre l'insécurité".
Depuis l'apparition il y a quatre ans dans le centre, du groupe d'Amadou
Koufa, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement
éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement
l'agriculture.
Les Peuls sont soupçonnés par les Bambaras et les Dogons d'être complices
des jihadistes, tandis que les Peuls reprochent à l'armée de laisser faire,
voire d'encourager, les actions des groupes de chasseurs traditionnels.
sd/siu/jlb
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