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Crise intercommunautaire au centre: Ténenkou appelle à désarmer les milices
Publié le lundi 21 janvier 2019  |  Info Matin
MNLA
© Autre presse par DR
MNLA (Mouvement National pour la Libération de l`Azawad)
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Alors que l’état-major de l’armée française annonçait, ce week-end, avoir mis hors de combat, le 10 janvier dernier, une vingtaine de jihadistes, au nord de Mopti, dans la zone de Dialoubé, l’Association pour le développement du cercle de Ténenkou était, ce samedi, face aux journalistes, à la Maison de la presse, pour appeler les plus hautes autorités du pays à désarmer les milices qui imposent un embargo de fait aux communautés de la région.

La conférence animée principalement par le président de l’Association, M. Timoré Toulenta, a enregistré la présence de plusieurs ressortissants du cercle, dont des députés. L’occasion était bonne pour le président d’évoquer la proportion inquiétante que la crise sécuritaire a atteinte dans le cercle, depuis quelques mois. Elle se manifeste, selon lui, par des attaques contre les communautés, les enlèvements de troupeaux, de personnes et des disparitions. Toutes les couches ethniques et socio-professionnelles sont touchées par le terrorisme, dans le cercle. Pire, depuis quelque temps, ces djihadistes dont les visages sont souvent connus avec leurs positions géographiques imposent un embargo de fait aux populations qui sont interdites de mouvements.

Après avoir égrainé sa longue liste de personnes enlevées, disparues, tuées, le président a appelé les autorités à tout mettre en œuvre pour désarmer les milices qui écument la zone. Cela, soutient-il, doit être le premier pas vers paix. Selon le conférencier, le pire est que les populations se sentent abandonnées face à ce drame qu’elles vivent tous les jours. Et pour cause ? Les exactions se suivent contre les habitants, et bien qu’il soit informé, le gouvernement prend rarement des mesures soit pour dénoncer ou pour exprimer sa solidarité. Toute chose qui crée un sentiment d’abandon dans la tête des communautés. De plus en plus, poursuit-il, les jihadistes s’en prennent aux moyens de production des communautés (bœufs de labour, charrues, qu’ils enlèvent) et empêchent de tout mouvement.

C’est dans ce désordre que l’état-major des armées françaises a annoncé, ce vendredi 18 janvier 2019, qu’une quinzaine de djihadistes avaient été tués par des frappes de la force Barkhane, le 10 janvier au Mali.

Une quinzaine de djihadistes soupçonnés de préparer une attaque ont été tués le 10 janvier dans le centre du Mali par des frappes aériennes françaises, a annoncé l’état-major des armées françaises dans son point opérationnel hebdomadaire.

« Le 10 janvier, des frappes aériennes ont été menées par des Mirage 2000 et un Atlantique 2 de la force (Barkhane), appuyés par un drone Reaper, sur ce groupe terroriste » localisé dans la zone de Dialoubé, au nord de Mopti, et « une quinzaine de terroristes a été mise hors de combat », selon l’état-major.

Pour rappel, une série d’opérations menées début janvier avec les forces maliennes dans la forêt de Serma (centre-est) ont permis de démanteler des camps d’entraînement, de saisir de l’armement et de collecter des renseignements selon lesquels « un groupe de terroristes en lien avec le centre de formation démantelé s’apprêtait à conduire une action contre une emprise institutionnelle symbolique dans la région de Dialoubé », détaille le communiqué.

Une vingtaine de djihadistes avaient déjà été « mis hors de combat » lors de cet important coup de filet.

Par Sidi DAO

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