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Cadre de concertation national : À la recherche du consensus autour des réformes institutionnelles
Publié le vendredi 1 fevrier 2019  |  L’Essor
Cérémonie
© aBamako.com par Momo
Cérémonie de lancement des travaux du projet PADUB
Bamako, le 15 décembre 2015 la L’AFP en partenariat avec la mairie de la commune V a lancé les travaux du projet PADUB a la mairie de Badalabougou.
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Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a réuni hier les acteurs politiques et sociaux pour une prise de contact à l’issue de laquelle les uns et les autres ont affiché leur volonté de dialogue.

L’année 2019 sera en principe celle des réformes politiques et institutionnelles dans notre pays. Il y a peu, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a instruit au gouvernement d’entamer un ensemble de réformes politiques et institutionnelles dans un cadre inclusif, associant l’ensemble de la classe politique et l’ensemble des organisations de la société civile. Cette instruction du chef de l’Etat a connu un début de matérialisation par la nomination par le Premier ministre des membres du Comité d’experts, suivie de la création d’un Cadre de concertation national (CCN) entre le gouvernement, les partis politiques et la société civile.

Présidé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, le CCN a pour mission de donner des avis et de formuler des propositions au gouvernement sur les questions qui lui sont soumises. L’Arrêté n° 2019-0037/MATD-SG du 17 janvier 2019 fixe la composition des formations politique et technique du CCN. Ainsi, l’article 1er du texte énonce que la formation politique du Cadre est constituée de cinq ministres, 18 présidents de parti politique, deux chefs de file de mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

C’est dans l’objectif de réunir, dans un cadre apaisé, les éléments indispensables à une collaboration autour de ces réformes institutionnelles et politiques que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a présidé, hier, dans la salle de conférence de son département, la session inaugurale de la formation politique du CCN. Rencontre de prise de contact, elle a enregistré la présence des premiers responsables de plusieurs partis politiques (majorité – opposition), les représentants de la société civile et des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Etait également présente, Mme Safia Boly, ministre de la Réforme de l’Administration et de la Transparence de la vie publique. Dans ses propos liminaires, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a indiqué que globalement la session politique aura pour mission essentielle de donner des directives à la formation technique et de valider les décisions de celle-ci. Selon Mohamed Ag Erlaf, toutes les décisions qui auront été validées seront considérées comme élément probant de la participation de la classe politique à telle ou telle initiative. «C’est à la recherche de la qualité, c’est à la recherche de la représentativité que le Décret et l’Arrêté qui vous ont été transmis ont été initiés. Ce sont des documents techniques qui sont perfectibles. Si au cours de nos travaux, nous décelons des failles qu’il va falloir combler le plus rapidement possible, évidemment qu’on n’hésitera pas à le faire», a-t-il clarifié.

Cadre approprié – Au terme des échanges, tenus à huis clos, le représentant de l’Union pour la République et la démocratie (URD), Pr Salikou Sanogo a exprimé toute sa satisfaction, réaffirmant la disponibilité de sa formation politique pour le dialogue.
«Le préalable pour nous, c’est avant tout de nous retrouver autour de la table, dans un dialogue politique de haut niveau qui va nous permettre d’avoir un accord politique. Cet accord politique auquel prendront part toutes les forces vives du pays, mais en particulier les partis politiques, nous permettra de dégager les points essentiels de l’heure actuelle qu’il faut aborder pour aller vers la solution de la crise multiforme que nous traversons depuis 2012. A l’issue de ce dialogue, nous devons avoir une position qui va être soumise à un cadre de concertation comme celui-là», a proposé le représentant de l’URD.

Le président du Rassemblement pour le Mali (RPM), Dr Bocary Tréta, a également salué l’initiative de la création de ce cadre de concertation rassemblant les principaux acteurs de la vie politique et publique de notre pays autour de grandes préoccupations. «Nous, acteurs politiques publics, républicains, nous nous y reconnaissons et c’est le cadre le mieux approprié pour l’expression de toutes nos attentes, de toutes nos doléances. L’opinion nationale a pu suivre ces derniers temps toutes les tentatives de dialogue Opposition – Majorité qui vont se poursuivre et se renforcer. Vivement ce cadre de concertation ministère de l’Administration territoriale – acteurs politiques et sociaux, mais vivement des cadres tous azimuts entre acteurs politiques, acteurs sociaux, pour s’accorder autour des questions les plus pertinentes, les plus sensibles. Donc, c’est un enrichissement de plus à tous les espaces de dialogue qu’on puisse créer et animer dans notre pays», a apprécié Dr Bocary Tréta.

S’exprimant au nom des groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, Sidi Brahim Ould Sidatt a d’abord remercié le président de la République pour l’initiative de la création de ce cadre. «Il est évident que nous avons signé un Accord depuis 2015 qui tarde à se mettre en oeuvre. Parce que les principes de sa mise en oeuvre reposent sur des réformes politiques, institutionnelles très importantes d’où la révision de la Constitution. Ces réformes ne peuvent se faire sans une concertation, une discussion à un haut niveau et avec tous les Maliens confondus», a-t-il souligné.

Il faut, de l’avis de Sidi Brahim Ould Sidatt, perfectionner l’initiative, nourrissant l’espoir que les Maliens puissent trouver les résultats escomptés qui sont les réformes institutionnelles en vue de créer une Nation plurielle et résoudre définitivement la crise que nous vivons aujourd’hui. Le représentant de la société civile, Hamane Touré, à l’instar des autres intervenants, s’est aussi réjoui de la création du CCN.

Massa SIDIBé

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