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Visite du président Keïta en Allemagne : Développement, sécurité et migration, des questions d’intérêt commun
Publié le lundi 11 fevrier 2019  |  L’Essor
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© aBamako.com par A S
Visite de travail de la chancelière Allemande Angela Merkel à Bamako
Visite de travail de la chancelière Allemande Angela Merkel à Bamako, les 9 et 10 Octobre 2016
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Au terme d’une journée menée au pas de charge, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a bouclé, vendredi la visite de travail qu’il effectuait en Allemagne.

Le point culminant du séjour du chef de l’Etat à Berlin a été le déjeuner de travail qu’il a eu avec la chancelière Angela Merkel, suivi d’une conférence de presse animée par les deux personnalités.

Les questions de développement, de défense et de sécurité, les migrations ont été les principaux sujets abordés par les deux dirigeants lors de ce point de presse. « Dès le début, nous avons parlé du G5 Sahel et de la nécessité de lui donner les moyens nécessaires. Nous et la France, en tant que membres du Conseil de sécurité, pouvons faire avancer les choses à ce niveau », a expliqué en substance la chancelière allemande. Et d’ajouter : «nous allons être utiles là où nous pouvons l’être».

Justement à propos du G5 Sahel, le président Ibrahim Boubacar Keïta a indiqué : «nous ne comprenons pas que des sommes faramineuses soient mobilisées à l’Est pour combattre le terrorisme et que l’on n’arrive pas à mobiliser 450 millions d’euros (294,7 milliards de Fcfa) pour le G5 Sahel. Pour le moment, l’Allemagne est le seul pays à avoir libéré sa contribution. Or, nous avons besoin de ressources conséquentes. Nous ne combattons pas pour nous seuls».

La réalité aujourd’hui est qu’après la défaite de Daesh en Irak et en Syrie, l’on assiste à un afflux des combattants de l’organisation terroriste vers le Sud, en l’occurrence la Libye. «Or, nous savons dans quel état se trouve aujourd’hui ce pays», a déploré le président Keïta, faisant remarquer que ces combattants finiront par tenter de progresser encore plus vers le Sud. Une situation dont les pays du Sahel feront certainement les frais.

Insistant sur le fait que les pays du G5 Sahel combattent avec leurs maigres ressources, le chef de l’Etat a pris le cas du Mali, pays qui bien que ne disposant que de ressources très limitées, consacre 22% de son budget à la défense.

Toujours à propos de la sécurité, le président Ibrahim Boubacar Keïta a insisté sur les efforts faits par le Mali en la matière avec l’adoption d’une loi d’orientation et de programmation militaire et l’acquisition de 11 aéronefs en un an, car nous savons que pour être considéré par vos partenaires, aussi forts soient-ils, et ne pas être accusé de faiblesse, il vous vous-mêmes faire des efforts».

Par rapport aux questions de développement, la chancelière Angela Merkel a indiqué qu’en terme d’aide, le président Ibrahim Boubacar Keïta lui a exposé ses priorités avec l’agriculture et les jeunes en tête. Il y a aussi l’urgence de la santé pour les régions du nord du pays. «Nous savons qu’il y a beaucoup de difficultés pour le transport des médicaments vers ces régions», a-t-elle constaté.

Quels sont les nouveaux projets de coopération qui viendront s’ajouter à ceux déjà existant ? A ce niveau, il n’y a pas de nouvelles annonces. En effet, répondant à la question, la chancelière allemande a indiqué que «notre coopération avec le Mali se programme toujours sur le long terme» et qu’il n’est «donc pas sûr que l’on puisse faire quelque chose dans l’immédiat».

Toujours à propos des relations de coopération, le président Ibrahim Boubacar Keïta a noté que «quelle que soit la situation, l’Allemagne a toujours été là. Elle est le seule pays à mener une politique de coopération au plan national et avec les collectivités locales». Ce qui dénote, selon le chef de l’Etat, du souci de Berlin de développer tous les segments de la société malienne.

Enfin les migrations. Interrogée sur la question, Angela Merkel a répondu que «notre approche est de ne pas favoriser l’émigration clandestine», étant entendu par ailleurs que la lutte contre le phénomène inclut forcément le développement des pays de départ des candidats à l’émigration clandestine.

Envoyé spécial

Salim TOGOLA
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