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Exigence de dissolution du CNRDRE : Pourquoi pas, un haut commandement militaire de reconquête du nord
Publié le mardi 12 juin 2012   |  La Nouvelle Patrie


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© AP par DR
Retour à l`ordre constitutionnel: Le CNDRE remet le pouvoir aux civils
Mercredi 6 avril 2012. Kati, Mali. Après d`intenses pressions de la part de la CEDEAO la junte militaire avec à sa tȇte le capitaine Amadou Haya Sanogo signe un accord pour un retour à l`orde constitutionnel.


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Les grands d’Afrique et d’ailleurs ont exigé la dissolution du CNRDRE et le retour pratiquement sans délai de ses membres dans les casernes. C’était jeudi dernier, à Abidjan, au terme de la réunion CEDEAO, UA et ONU.

La douloureuse décision perçue par les membres de l’ex junte militaire comme une trahison, est imparable. Aucune manifestation, aucune protestation, aucun rejet n’y fera quelque chose, pas même les veines déclarations d’Oumar Mariko depuis ACCRA, déclaration qui, n’arrange nullement les business des jeunes gens que nous aimons beaucoup et que nous respectons bien. Car, à la première mauvaise occasion, c’est le même Mariko qui cherchera refuge en abandonnant ceux qu’il tente de pousser dans le dos. Ce qui est dit est dit, le gouvernement malien, prenant le tempo de la grave décision de nos bailleurs, a édulcoré en annonçant une structure qui pourrait engloutir le CNRDRE, afin que ni la CEDEAO, ni l’UA encore moins l’ONU n’entendent plus jamais parler de quelque chose qui a ressemblé à une junte militaire au Mali

Quelle dénomination pour cette structure, quelle sera sa composition, le FDR a – t –il en amont été associé, si oui, qu’en pense t –il et qui dirigera cette structure ? Un militaire ? Impossible, les institutions qui ont réclamé la dissolution du CNRDRE veillent au grain.

Le gouvernement du Mali est parti pour ménager la chèvre et le chou. Son problème s’appelle à la fois, CNRDRE et CEDEAO, UA et ONU, des institutions sans lesquelles, nous ne sommes rien et sans elles, adieu nos tendres et douces régions du nord. Alors que faire, face à un tel casse tête ? Dans sa volonté d’éviter de heurter les ex membres de l’ex CNRDRE, le gouvernement Cheick Modibo Diarra pourrait faire pire et recevoir en pleine figure le retour de la manivelle. Annonçant sans tambour ni trompette comme une réaction épidermique, le gouvernement de Transition devrait vite dire aux Maliens, qu’il a associé la principale force d’opposition, le FDR et que dans la foulée, aucun des militaires qui serait appelé à siéger ne dirigera le business. Si c’était le cas, on ne sortira pas de l’auberge et les atermoiements ici à Bamako, ne nuiront qu’aux populations des régions occupées. Et pour arriver à ses fins, le gouvernement de Cheick Modibo Diarra devrait forcément faire attention à ce que le FDR n’y voit là, un autre CNRDRE.

Pourquoi pas un Haut Commandement Militaire pour la Reconquête des régions occupées ?

Cette structure militaire pour la reconquête des régions du Nord serait la seule et unique entité viable pour le Capitaine Sanogo et ses camarades. N’est-ce pas que, depuis un certain temps, dans ses professions de foi, l’homme fort du Camp Soundiata de Kati, ne parle que du rétablissement de l’intégrité territoriale, un territoire qui doit sa désintégration en grande partie au coup d’état intervenu dans la nuit du 21 au 22 mars ? Maintenant ou jamais, le Capitaine Sanogo, officier d’honneur, doit tout de suite demander la création d’une telle structure qui, n’aura de tâche que la reconquête de ces 3 régions et une partie de la 5e(Douentza). En se dédiant à cette tâche combien noble et patriotique, le président de la république, chef d’état, le gouvernement et l’ensemble de la Communauté Internationale travailleront sans doute à ce que, notre armée soit vite reconstituée, bien dotée en armement et en moyen financier conséquent afin de faire face à la situation. Aucune incursion politique. La politique aux seuls civils et la guerre strictement réservée aux seuls hommes en uniforme. N’est-ce pas pour ça, que certains d’entre nous ont simplement choisi l’armée ? Amicalement parlant, nous pensons que nos amis de Kati ne devraient écoutés aucune symphonie laudatrice, genre, nous sommes chez nous et personne ne viendra décider à notre place. Parce que, être chez soi, suppose détenir les moyens humains, matériels et financiers pour défendre son pays. Est-ce le cas ici au Mali où on a plus l’impression d’être largement en position d’infériorité par rapport aux envahisseurs du nord ? Et que dire, de la terrifiante force militaire et financière de ceux qui n’exigent que le départ pur et simple de Sanogo et ses camarades ?

Cheick Modibo Diarra a intérêt à ne prendre aucune décision à la hâte, pas en tout cas celle qui pourrait heurter la CEDEAO, l’UA et l’ONU.

Sory de Moti

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