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En toute Franchise: Femme ou brave âme ?
Publié le lundi 11 mars 2019  |  Mali Horizon
Journée
© aBamako.com par A S
Journée internationale de la Femme
Bamako, le 08 mars 2019 L’évènement était présidé par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta
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Selon le poète français François-René de Chateaubriand, « Sans la femme, l’homme serait rude, grossier, solitaire, et il ignorerait la grâce qui n’est que le sourire de l’amour. La femme suspend autour de lui les fleurs de la vie comme ces lianes des forêts qui décorent le tronc des chênes de leurs guirlandes parfumées ».
Elles sont en effet au four, au moulin mais aussi au bureau, au supermarché, au marché et dans les champs. Nos femmes, sœurs et filles bravent le soleil, la pluie et toutes les intempéries pour jouer le rôle qu’Eve a pu leur transmettre… Les voila en lutte permanente pour la vie, celle de sa famille si exigeante vis-à-vis d’elle. Alors qu’elle peine à jouir de cette vie familiale dont elle l’actrice incontournable. A peine le mari rentre-t-il au domicile, qu’il demande de ses nouvelles, pour bénéficier de ses services auxquels il a droit… Sauf que la d=gratitude vis-à-vis d’elle tarde. Et tarde encore.
Au Mali (et ailleurs sur le continent), la femme est plutôt battante, pour ne pas dire combattante. Au sein de partis politiques, on lui réserve la queue de peloton sur la liste de candidatures. Dans les nominations, malgré les prescriptions de la loi 052 du 18 décembre 2015, certains ministres préfèrent jouer au malin. Au lieu de faire nommer une seule fois trois cadres dont nécessairement une femme, il violera la loi en faisant nommer en trois cadres tous hommes en trois temps différents !
Au plan économique, malgré sa persévérance et ses efforts, elle ne jouit pas de la présomption de solvabilité auprès des établissements de crédits. Elle sera confinée à l’informel, privant l’Etat aussi d’une bonne part de son assiette fiscale. Sauf que la brave dame doit remplir une autre assiette, celle-là plus grande. Celle pour nourrir toutes ces bouches, surtout en zones rurales.
Et, en cas de péril, elle sera la plus touchée. Triplement ! Voilà violées, bastonnées enlevées et faites prisonnières. Ses enfants, les fruits de ses entrailles, enrôlés (et tués ou blessés) sur le théâtre de la guerre contre les terroristes ou dans les conflits intercommunautaires du centre ou du Nord du Mali, son époux tué, amputé… Pauvres d’elles. Hommage à vous braves et grandes âmes en ce lendemain du 8 mars !
Bruno D SEGBEDJI


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