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Carnage à OGOSSAGOU : "Nous avons été accusés parce que les assaillants seraient habillés en tenue de donzo" Marcelin Guenguéré, dixit
Publié le mercredi 27 mars 2019  |  L’Indicateur Renouveau
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© aBamako.com par Momo
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Suite à l’attaque d’Ogossagou, le samedi 23 mars, qui a occasionné la mort de 160 personnes et une trentaine de blessés, le gouvernement du Mali vient de dissoudre le mouvement d’autodéfense Dan Ambassagou. Cette décision a été annoncée lors du conseil de ministre extraordinaire du dimanche 24 mars 2019.

Accusé d’être l’auteur de cette barbarie, le porte-parole du mouvement, Marcelin Guenguéré dément toute implication de Dana Ambassagou lors de son passage dans "Le Grand dialogue" de Studio Tamani.

"Nous sommes très indignés de constater cette barbarie. Nous avons fait un communiqué pour présenter nos condoléances et souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Nous avons été accusés tout simplement parce que les assaillants seraient habillés en tenue de donzo. Les tenues traditionnelles sont sur le marché et les bandits peuvent se l’approprier pour faire croire que ce sont des donzo. En tout cas, nous sommes fermes là-dessus : ce n’est pas le Dan Ambassagou qui a commis cet acte barbare et si c’est le cas nous demandons au gouvernement d’ouvrir une enquête", ajoute-t-il.
Pour soutenir ces propos, il cite le cas de Kolongo à la suite de laquelle une quarantaine de leurs éléments avaient été arrêtés et relâchés après un mois d’enquête. M. Guenguéré profite de cette sortie pour répondre au mouvement Tabital Pulaaku qui accuse Dan Ambassagou d’être à l’origine de ce génocide.
"Ce ne sont pas des Dogons qui les ont attaqués, nous avons cette ferme conviction. D’ailleurs, Ogossagou ne fait pas partie de notre zone d’intervention, elle est contrôlée par Hamadoun Koufa. Ceux qui disent que ce sont les donzo devraient nous mettre devant les faits en capturant un donzo sur les lieux du massacre", se défend le porte-parole.
A l’en croire, ils ont été contraints de prendre les armes pour se protéger des agresseurs, eu égard à l’absence de l’Etat dans la zone. Concernant leur dissolution, M. Guenguéré assure qu’ils ont pris acte de la décision du gouvernement, mais demande aux autorités de sécuriser l’ensemble du pays Dogon.
"Nous avons pris acte de cette décision, mais Dana Ambassagou est et restera toujours armé jusqu’à ce que l’Etat vienne sécuriser toute la zone", clarifie-t-il.
Balla Soumaïla Traoré, stagiaire

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