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Confection et vente de fausses vignettes: Le commissariat du 1er arrondissement démantèle un réseau !
Publié le lundi 1 avril 2019  |  Le Sursaut
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© aBamako.com par momo
Fête de mariage a Bamako.
Bamako, le 24 mai 2015 les dimanches sont les jours de mariage avec des accidents aussi.
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Interpelé depuis un certain temps par la Mairie du district de Bamako par rapport à l’existence d’un réseau de confection et de vente de fausses vignettes, le commissariat de police du 1er arrondissement à travers sa Brigade de Recherches (BR), sous la coupole du roublard Inspecteur de Police Robert Diakité a mis en branle sa machine. En un laps de temps, il a démantelé un réseau robuste et bien huilé. Le chef de ‘’Gang’’ de ce réseau n’est autre que Mohamed Aly Haïdara. Au domicile duquel, le capitaine Diakité et ses hommes, ont mis la main sur 98 fausses vignettes (81 de 2019, 12 de 2018 et 5 de 2017) et 1152 cartes de vignette vierges.
En termes de recettes de vente de vignettes, surtout pour les engins à deux roues, le manque à gagner pour les caisses de la Mairie du district de Bamako était considérable. Au-delà des soupçons de mauvaise gestion à l’interne, tout laissait croire qu’il existait un ou des réseaux parallèles à l’extérieur. Comment les démanteler ? Voici l’équation à plusieurs inconnus que l’hôtel de ville de Bamako a posés aux limiers du commissariat de police de 1er arrondissement.
Sans aucune hyperplasie, l’on peut dire que la mairie du district de Bamako a frappé à la bonne porte. Cela au regard du professionnalisme et de la rigueur de la brigade de recherche de ce commissariat. Qui ne tardera pas à mettre sur la place publique, l’existence d’un réseau bien organisé. Ce réseau qui s’est longtemps sucré sur le dos de l’autorité municipale de la capitale malienne.
Aussi curieux que cela puisse paraitre, le chef de ce réseau portait à l’état civil un nom qui ne faisait pas douter sur sa religiosité : Mohamed Aly Haïdara. Pourtant c’est lui-même avec ses complices qui causaient un tort inestimable aux recettes du district. C’était sans compter sur la vigilance du commissariat du 1er arrondissement. Lequel à travers sa brigade de recherches, a toujours réussi à mettre le grappin sur n’importe quel gang qui sévit au centre de la cité des trois caïmans.
Un vrai business au détriment de la mairie du district
Comme une mafia, ce réseau de fossoyeurs et de vente de vignettes était très bien organisé. Dans la chaine, intervenaient plusieurs maillons : le concepteur, l’imprimeur, les intermédiaires et les vendeurs. Et chaque acteur, avait sa part dans cette société maléfique. Et pas n’importe laquelle.
Domicilié à Baco Djicoroni Golf, Mohamed Aly Haïdara, promoteur d’un établissement, était la tête du serpent. Né en 1991 à Koutiala, le nommé Haidara, orchestrait toute l’opération à partir de son imprimerie.
A son niveau, il vendait aux intermédiaires à 3000FCFA l’unité de vignette. Il lui arrivait de servir certains de ses amis à 2000FCFA ou 2500FCFA l’unité.
Au bout du rouleau, il y’avait les vendeurs clandestins ambulants, dans les mains desquels le produit était liquidé au prix du marché, soit 6000FCFA l’unité. Les acquéreurs n’avaient toujours pas le discernement de différencier le faux du vrai. Cela, tellement que les fabricants de ces fausses vignettes avaient bien confectionné leurs produits avec dextérité, ils étaient identiques à celles délivrées par la mairie.
La perspicacité de la Brigade de recherches du 1er arrondissement paye !
Mettre à nu, un réseau comme celui-ci, qui opérait soigneusement depuis plusieurs années, n’était pas du tout, chose aisée. Il faut de la stratégie et surtout de l’expérience.
Fatiguée par ces fossoyeurs, la mairie du district interpelle le commissariat du 1er arrondissement. Du coup, l’affaire tombe sur la table du chef de la Brigade de Recherches, le Capitaine Robert Diakité.
Sur un terrain connu, le capitaine Diakité, monte sa stratégie d’enquête. Les premiers résultats étaient irréfutables : il existait bien un circuit de vente parallèle des vignettes-moto. Maintenant comment le démanteler ?
Le chef BR du 1er arrondissement ne tardera pas à mettre ses filets pour pêcher d’abord les petits poissons pour ensuite en arriver au gros requin qui trouble les eaux du Djoliba. Ainsi de fil en aiguille, il remonte rapidement jusqu’au chef du réseau, Mohamed Aly Haïdara.
Pas de temps à perdre. Après avoir localisé le nid des bandits, le vaillant capitaine prend avec lui ses hommes et passe rapidement à une perquisition de l’endroit indiqué. Une imprimerie sise à Baco Djicoroni Golf. La piste est bonne. L’objectif restait à ne plus donner la chance au gros poisson de disparaître en effaçant toutes ses traces. La moisson fut prolifique, grâce au pragmatisme des policiers. Sur place, ils ont saisi plus de 98 fausses cartes de vignette (81 de 2019, 12 de 2018 et 5 de 2017) et 1152 cartes vierges de vignettes en attente d’être imprimées.
Interrogé Mohamed Aly, passe aux aveux. Il dira avoir vendu plus de 200 fausses vignettes, soit un manque à gagner pour la mairie de 1 200 000FCFA. Prudent et bien expérimenté, le capitaine Diakité, n’est pas totalement convaincu par cette déclaration. Car, dit-il, dans de pareille situation ces gens ne disent jamais la vérité. Ce qui sous-entend que le présumé fossoyeur ne tardera pas à vomir les grosses sommes d’argent avalées au détriment de la caisse publique.
Avec ce sacre, il y’a lieu de féliciter le Commissaire divisionnaire, Siriman Bah, le principal du 1er arrondissement et sa Brigade de Recherches, dirigée par le capitaine Robert Diakité.
Par Moïse Keïta



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