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Housseyni Amion Guindo, président de la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) « Ce qui se passe au centre du Mali aujourd’hui est un échec des politiques de l’État »
Publié le mardi 2 avril 2019  |  Le Républicain
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© aBamako.com par fousseyni
Journée nationale des Communes du Mali
Bamako, le 22 decembre 2017 le président IBK a présidé la Journée nationale des Communes du Mali au palais des spotrs. Photo: Housseini Amion Guindo, Ministre des Sports
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Le samedi 30 mars dernier, lors d’une conférence de presse, Housseyni Amion Guindo, le président de la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM, a détaillé les propositions faites part son parti: un message d’urgence du Chef de l’État à la Nation ; la tenue des législatives dans les délais avant toutes autres élections ; l’organisation d’un dialogue national inclusif qui conduira aux réformes sans aucune précipitation.

Selon le président de la CODEM, non moins ancien de l’éducation du Mali, il est nécessaire aujourd’hui que le président de la République fasse une adresse à la nation par rapport à la situation actuelle du pays (crise sécuritaire, financière, éducative, politique…). « La Codem insiste sur la nécessité d’organiser des élections législatives même si le parti reste pessimiste quant à la tenue des législatives en juin comme promise par le gouvernement. Le dialogue national est aussi un impératif aujourd’hui » Concernant l’insécurité chronique au centre du Mali, Housseyni Amion Guindo a fustigé le pouvoir d’IBK : « Le chaos dans lequel vivent les populations du centre est dû à l’absence de l’État. Personnellement, je pense que ce qui se passe au centre du Mali aujourd’hui est un échec des politiques de l’État. Le plan de sécurisation du centre a lamentablement échoué.»

Quid des milices dans le centre du pays ? Selon le président de la Codem, la position de son parti est claire sur cette question. « Nous avons toujours eu peur de leur encouragement par l’État. Les milices ne sont pas qu’au centre, au nord, il y’en a beaucoup et certaines d’entre elles ont fait et continue à faire l’affaire de l’État. On a encouragé en lieu et place du rôle régalien de l’État, la création des milices »

Selon Housseini Amion Guindo, il est déplorable que le Premier ministre se soit affiché avec le chef d’état major de Danna Amassagou en lui promettant des grades. « Aujourd’hui, on veut maudire ce qu’on a adoré hier. Je n’ai vu aucun texte qui dit qu’une milice doit être dissoute par un conseil de ministres », a indiqué l’ancien ministre. La dissolution de Danna Amassagou, ajoute Guindo, est juste une mise en scène. « Tout porte à croire que l’Etat a fait porter le chapeau de l’attaque d’Ossagou à Danna Amassagou par peur de l’arrivée de la CPI »

Concernant la crise qui secoue aujourd’hui le Mali, le président de la Codem a demandé au gouvernement de débloquer le salaire des enseignants : « La radicalisation de la crise scolaire est la faute des gouvernants. Le blocage du salaire des Enseignants grévistes est une violation des textes. Même si la retenue sur le salaire est prévue par la loi, le blocage est une violation. La solution ne se trouvera pas dans le blocage des salaires. Ce blocage est d’ailleurs ce qui radicalise les syndicalistes. Pour mettre fin à cette crise scolaire et sauver l’année, j’invite le gouvernement à débloquer le salaire des Enseignants avant d’engager avec les syndicats les vraies négociations.»

M.K.D
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