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LE BRDM demande au conseil de sécurité de placer le mandat de la Minusma sous le chapitre VII de la charte des Nations-Unies
Publié le jeudi 4 avril 2019  |  L’aube
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© Autre presse par DR
Le nouveau Commandant de la Force de la MINUSMA sur le terrain pour s’imprégner des réalités
Le général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA a effectué, ce 31 Octobre 2018, une première visite de contact avec le bataillon nigérien de la MINUSMA à Ansongo et Ménaka.
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Tout d’abord le Bloc pour le redressement et le développement du Mali, BRDM, condamne avec la dernière rigueur l’ignoble attentat terroriste perpétré contre le camp militaire de Dioura dans le cercle de Tenekou le 17 mars 2019.

Il condamne sans ambigüité le massacre perpétré contre le village peul d’Ogossagou le 23 mars 2019 ayant entrainé la perte de la vie de 160 de nos concitoyens. Il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

La grande perte en vies humaines de nos soldats et la destruction totale du camp militaire, symbole de la République et la souveraineté du Mali, par l’agression des extrémistes violents contre l’armée nationale, la barbarie inouïe contre des populations civiles pacifiques peuls, dogons, bambara, démontrent à suffisance que l’insécurité est généralisée dans le nord, le centre et mêmes aux environs de la capitale. Cette situation préoccupante devrait inciter le Gouvernement du Mali à changer le fusil d’épaule par un recadrage total de la stratégie militaire et sécuritaire de notre pays, y compris la mission de Barkane et le mandat de la Minusma qui doit être placé sous le chapitre 7 de la Charte des Nations-Unies, sinon cette mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilité du Mali n’a aucune utilité dans le pays car elle assiste en spectateur aux massacres des populations pacifiques sans lever le petit doigt.





CHAPITRE VII : Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’actes d’agression

Article 41

Le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures n’impliquant pas l’emploi de la force armée doivent être prises pour donner effet à ses décisions, et peut inviter les Membres des Nations Unies à appliquer ces mesures. Celles-ci peuvent comprendre l’interruption complète ou partielle des relations économiques et des communications ferroviaires, maritimes, aériennes, postales, télégraphiques, radioélectriques et des autres moyens de communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques.



Article 42

Si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l’Article 41 seraient inadéquates ou qu’elles se sont révélées telles, il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationale. Cette action peut comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d’autres opérations exécutées par des forces aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies.

Par ailleurs, l’armée malienne a toute latitude d’user de l’article 51 de la charte des Nations-Unies pour prévaloir le droit naturel de légitime défense du Mali en tant que membre du Conseil de sécurité.



Article 51

Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée, jusqu’à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Les mesures prises par des Membres dans l’exercice de ce droit de légitime défense sont immédiatement portées à la connaissance du Conseil de sécurité et n’affectent en rien le pouvoir et le devoir qu’a le Conseil, en vertu de la présente Charte, d’agir à tout moment de la manière qu’il juge nécessaire pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.

La République du Mali fait face maintenant à l’impérieuse nécessité d’assumer le contrôle politique de toutes opérations militaires et sécuritaires et de procéder au désarmement complet et sans condition de toutes les milices, tous les groupes armés mettant en cause l’intégrité territoriale du Mali ou le caractère républicain, démocratique et laïc de l’Etat.



Nous avons un devoir générationnel qui s’impose à nous tous, à l’image des pères fondateurs du Mali, pour faire face aux multiples défis, menaces, mauvaise gouvernance qui tirent inexorablement le pays vers le chaos.

Nous devons nous lever tous comme un seul homme pour défendre la Patrie en danger de dislocation et d’incertitudes permanentes.

Nous devons nous opposer aux marchands d’illusions, aux marchés de dupes et à l’appétit vorace des prédateurs politico-économiques dont le seul objectif est le profit mercantile.

Nous devons lutter de façon implacable contre la corruption à ciel ouvert qui sévit dans l’appareil de l’État et dans les institutions et qui ne fait pas honneur à notre démocratie. Elle empêche tout processus de développement et de progrès social au Mali.

Profitant de la misère du Peuple et des situations de rente qu’ils se sont taillées de par le contrôle de l’appareil d’État, certains hommes politiques et fonctionnaires véreux de l’État cherchant à perpétuer leurs emprises sur la vie de la Nation et empêcher toutes perspectives de changement, de contrôle, de justice et de progrès social pour les maliens, ont mis dangereusement l’État en faillite et en décrépitude avancée.

Le BRDM invite toutes les forces patriotiques, progressistes, républicaines et démocratiques à redoubler de vigilance et de mobilisation pour faire échec aux velléités à peine voilées de ces nouveaux conquistadors de la démocratie



L’accord pour la paix signé en 2015

Loin d’être un processus pour la paix, ce qui a été initié à Alger et célébré en grande pompe à Bamako consacre en fait une violation flagrante de la Constitution du 25 fevrier1992, la légitimation de groupes armés séparatistes dépourvus de toute représentativité, le désaveu de l’unité de la République et de la laïcité de l’État malien, la tentative de transformation de celui-ci en un système confédéral sous le couvert délibérément trompeur d’une régionalisation qui, avec la reconnaissance du fantasmagorique « Azawad » comme nation, prépare pour demain le lit politique, militaire, juridique et diplomatique à la sécession des régions du nord et du centre de notre pays. Or, en dépit d’une campagne médiatique forcenée impliquant de hauts dignitaires religieux, les artistes, les hauts cadres de l’État, les médias d’État, la pression de puissances étrangères, le Peuple malien sait aujourd’hui que cet Accord d’Alger est en panne sèche et n’augure rien de bon pour le pays car rédigé de façon exogène en écartant la participation de la Nation et des partis politiques du Mali et faisant la part belle aux rebelles.

Les groupes armés séparatistes et leurs alliés circonstanciels, terroristes, djihadistes et trafiquants en tout genre savent cet état de fait ; c’est pourquoi ils multiplient les attaques armées meurtrières contre de paisibles populations civiles et les Forces armées et de défense du Mali. Le Peuple malien est conscient qu’il n’y a rien de bon à attendre du processus d’Alger, raison pour laquelle certaines populations organisent dès maintenant la résistance et l’auto-défense face à l’incapacité de l’État malien pour sécuriser leurs terroirs, d’autres cherchent refuge ailleurs.



Devant la formation de groupes d’autodéfense déclarés ou non pour défendre leurs terroirs, des corps exogènes au centre les ont infiltrés, pris leurs ressemblances, afin de perpétrer des massacres innommables de populations civiles pour faire croire à une guerre ethnique entre peuls et dogons. Cette convulsion criminelle au centre du Mali a comme seul objectif de faire oublier le conflit du nord par un embrassement général sur toute l’étendue du territoire. De plus, aucune enquête sérieuse n’est faite à ce jour pour identifier et punir les coupables des massacres de populations civiles.

Afin de sortir du piège, le Mali doit reprendre l’initiative politique, militaire et diplomatique du processus de paix, de façon concomitante, en vertu du principe d’appropriation nationale du processus de sortie de crise et en mettant en mouvement un véritable dialogue national refondateur inclusif

Un dialogue national refondateur inclusif du peuple malien est nécessaire pour aborder les grandes questions relatives à la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national, aux reformes administratives, électorales et constitutionnels, à l’éradication de la crise du Nord et du Centre, à la transformation de l’économie de la corruption par une véritable économie moderne bénéficiant d’abord au Peuple malien, à la mise en chantier de réformes sociales qui intègrent la femme et la jeunesse dans l’emploi, à la revalorisation des salaires dans un pacte social global, à la refondation de l’école, à la revalorisation de nos valeurs culturelles et sociétales positives, à la justice sociale et à la lutte contre la corruption, au renforcement de l’armée et l’équipement de défense nationale au service de l’intégrité territoriale et de la restauration pleine et entière de la souveraineté nationale et internationale du Mali, à la lutte contre les spéculations foncières et les accaparement de terres agricoles et à la prise en compte du changement climatique pour le bien-être des générations futures

Nous avons l’obligation morale, culturelle et patriotique de redresser le Mali, de privilégier l’honneur et la dignité du malien, de faire l’union sacrée autour de l’Armée nationale républicaine nettoyée de toutes les pourritures qui la gangrènent et rendent ses missions impossibles.

Le président du BRDM

Oumar MC KONÉ

Bamako, le 03 Avril 2019

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