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Cheick Abba Niaré, maire de la Commune II : “Plus de 4 milliards F CFA sont prévus cette année dans le cadre du Padub” “Nous n’avons parlé de construction de kiosques à qui que ce soit à la rue 224 de l’Hippodrome”
Publié le samedi 6 avril 2019  |  Aujourd`hui
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Les journées portes ouverte de la mairie dénommée Open Days, le projet Padub, l’aménagement de la rue 224 de l’Hippodrome, la sécurité en Commune II, les projets en cours pour 2019 sont, entre autres thèmes, sur lesquels nous nous sommes entretenus avec le maire RPM de la Commune II, Cheick Abba Niaré. Interview.

Aujourd’hui-Mali : Nous avons appris que vous allez organiser désormais chaque jeudi une journée porte ouverte à la mairie, appelée Open Days. Pourquoi cette initiative et quelles sont ses objectifs ?

Cheick Abba Niaré : Cette initiative, faut-il le rappeler, entre dans le cadre de la bonne organisation de la mairie. Elle m’a été soumise par la cellule de communication de la mairie. Je l’ai aussitôt appréciée, car elle permettra de rencontrer toute la journée du jeudi les populations de notre Commune autour des questions de développement de notre localité. Et nous allons désormais échanger avec tout le monde sans exception sur uniquement les questions communales. Cela permettra aux populations de connaître beaucoup de choses sur les mairies. Nous pourrons en même temps apprendre d’elles comme nous pouvons à notre tour les informer sur certaines choses.

Comment cela va se passer ? Il faut prendre un rendez-vous avant le jeudi pour voir le maire ou les gens peuvent venir directement rentrer dans votre bureau ?

Les gens peuvent venir directement à partir de 10 h, mais sur place, il y aura la cellule de communication pour encadrer tout cela. Il n’y aura pas de sujets tabous pour ces Opens Days, mais nous exigerons que ces rencontres se fassent dans le plus grand respect.

le maire, il y a quelques semaines, un nouveau commissariat été inauguré à l’Hippodrome II. Ce service de police était-il nécessaire ?
La sécurité est l’une de notre priorité. Au moment où on venait aux affaires, on l’a dit. Car la Commune II est une ancienne commune avec beaucoup d’activités, c’est un lieu d’attraction pour les affaires. Ce commissariat se trouve entre l’Hippodrome-Extension et N’Gomi non loin des collines qui sont réputées être les nids des bandits. Au conseil communal, nous ne ménagerons aucun effort pour que les populations de la Commune II puissent vivre en paix et en sécurité. Car, sans sécurité, c’est très difficile même de se déplacer parce qu’on aura toujours en tête qu’on peut se faire agresser à tout moment.

Dans le cadre du projet Padub, certaines réalisations sont prévues cette année dans votre Commune. Pouvez-vous nous parler de ces projets ?

Le Padub, c’est un grand projet, et il est prévu cette année 4 milliards 500 millions de F CFA pour la Commune II sur une période de dix mois. C’est vrai que les travaux ont accusé un peu de retard, mais à la date d’aujourd’hui tout est fin prêt pour qu’ils puissent démarrer le 15 avril, nous avons reçu l’ordre de service afin que l’entreprise démarre. Quelques éléments de l’entreprise sont là pour les levées topographiques. Le Padub est un grand projet qui entre dans le cadre du développement de la Commune II.

Au titre des réalisations avec le Padub, il y aura l’aménagement de la rue 224 qui sera faite en deux voies et goudronnée avec un collecteur et des lampadaires. Il n’y a pas que l’Hippodrome. Il est prévu des aménagements aussi à Niaréla à la rue 226, qui sera goudronnée et électrifiée. Quand vous prenez la Commune II en période pluie, l’eau descend de la colline de Médina Coura jusqu’à Bozola, ce qui fait que Niaréla et Ngolonina sont toujours inondés.

Si nous parvenons à faire des fossés de canalisation, cela va nous permettre d’éviter les inondations à Niaréla.

Les quartiers Médina Coura et Bagadadji sont aussi prévus dans le cadre de ce projet. A Bagadadji, ce sont sept rues qui sont concernées, elles seront pavées. Et pendant ces dix mois de travaux, ce sont plusieurs emplois qui seront créés dans la Commune. Il est aussi de notre devoir de saluer le gouvernement et surtout le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita qui s’est investi pour que ce projet soit une réalité, sinon le partenaire avait plié ses bagages.

A propos de l’aménagement de la rue 224, certains riverains soupçonnent déjà la mairie de construire des magasins tout au long de l’itinéraire ?

(Rires). Vous savez, il y a trop de supputations, les gens interprètent souvent les choses à leur guise. Quand le projet est passé en conseil des ministres, en collaboration avec les plus hautes autorités, nous avons été saisis pour faire des assemblées générales de sensibilisation, d’information. Et nous avons donné la bonne information aux populations. Malgré tout, certains pensent que la mairie a d’autres ambitions, oui nous l’avons mais pour le bien de la Commune, pas pour dénaturer le projet en question. Nous ne pouvons en aucune manière déformer ce projet-là et en faire une autre utilisation.

Permettez-moi d’insister : il y aura oui ou non des kiosques ?

Nous n’avons parlé de la construction des kiosques à qui que ce soit à la rue 224 de l’Hippodrome. Par contre, ce sont les riverains eux-mêmes qui ont posé ce problème et nous avons tout simplement dit que ce qui est prévu dans le projet et nulle part on n’a pas parlé de magasins. Certains m’ont posé la question après les travaux qu’est ce qu’on va faire de cette rue et moi aussi je leur retourne cette question qu’est-ce que vous en pensez. En tout cas la rue 224 est un domaine public, il n’appartient ni à la mairie, ni aux riverains.

Vous étiez récemment au Bénin, nous avons appris que des investisseurs de ce pays sont aussi attendus en Commune II. Quel cadre de collaboration avez-vous avec ces Béninois ?

Ces partenaires c’est pour nous aider à sortir la mairie du trou, vous savez que la mairie a été interpellée à l’Espace d’interpellation démocratique pour un prêt contracté depuis des années. Nous travaillons pour cela à faire en sorte que la mairie puisse avoir son envol.

Pour 2019, au-delà du Padub, y a-t-il d’autres projets qui vous tiennent à cœur ?

Le projet qui nous tient à cœur, c’est l’arrivé des installations de la Somagep-SA sur la colline en Commune II. Ces installations sont pour la capitale, mais la Commune II sera l’un des plus grands bénéficiaires avec plus de 800 000 branchements ce qui sera un ouf de soulagement pour les populations. Aussi des quartiers comme Bougouba, Konébougou qui ne sont pas viabilisés, nous avons en projet de faire des travaux là-bas, nous avons aussi en projet la construction des centres d’état-civil secondaire dans certains quartiers à Gnomi, Konébougou, Hippodrome-Extension, sans oublier l’école et la santé.

Nous allons mettre un accent particulier sur tous aspects. Nous avons beaucoup d’ambitions pour cette Commune et nous sommes en train de travailler pour que la population soit satisfaite.

Propos recueillis par Kassoum Théra

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