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Mali : Gouvernement de large ouverture avec respect des engagements et Dialogue National Inclusif comme solutions idoines à la crise multiforme incluant celle induite par la Révision constitutionnelle
Publié le mercredi 24 avril 2019  |  aBamako.com
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© aBamako.com par DR
Dr Anasser Ag Rhissa, Expert TIC et Gouvernance
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Lettre ouverte en ligne adressée à son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU, à son Représentant au Mali, au Président du Mali, au Premier Ministre, au Président de l’assemblée nationale du Mali, au Haut Représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, au CSA, au Ministre de la réconciliation nationale, de la paix et de la cohésion sociale, au Ministre des affaires étrangères, au Ministre de l’administration territoriale et décentralisation, au Ministre de la défense, au Ministre de la sécurité et de la protection civile, au CNCA, aux partis politiques, aux groupes armés et d’autodéfense, aux régions incluant le district de Bamako et aux communes du Mali, aux notabilités de Bamako, du Mali et aux religieux du Mali, à tous les Maliens, à tous les Partenaires (ONU/MINUSMA, BARKHANE, OIF, …), au G5 Sahel et aux médias.

Je suis patriote Malien, de la société civile et Président de l’ONG TILWAT International.

Ma motivation est de contribuer (1) à établir la vérité sur l’utilité du pacte pour la paix et de l’accord de Bamako (accord de paix) pour les Maliens, (2) à la paix et (3) à la réconciliation au Mali.

Jean Jaurès avait dit que le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire.

En mettant en avant le Mali et le bien-être des Maliens, prenons de la hauteur pour chercher cette vérité.

Actuellement, plusieurs acteurs, dont des politiciens, pensent qu’un dialogue national inclusif est la solution idoine à la crise multiforme (politique, sécuritaire, économique, sociale, financière, …) à laquelle est confronté le Mali MAIS le contenu (cadre, sémantique, …) de ce dialogue est différent d’un acteur à un autre.

Quel type de dialogue national inclusif faut-il lancer ?

Quelle méthodologie inclusive faut-il utiliser pour ce dialogue national inclusif ?

Un dialogue National Inclusif via la conférence d’entente nationale inclusive, comme je le propose, et en se conformant à l’accord de paix OU BIEN via une conférence nationale inclusive basée sur la refondation (de l’accord de paix, des institutions, …), comme le proposent certains membres de l’opposition.

Depuis les rencontres entre IBK et Soumaïla Cissé, nous attendons, de façon précise, la vision, le format et le type de dialogue national inclusif, qu’ils proposent d’organiser, entre tous les acteurs des forces vives et des partenaires.

Malgré une certaine lenteur du dialogue entre eux, comme ils le disent, ce dernier n’est pas rompu.

Tout en reconnaissant l’intérêt d’un dialogue national inclusif entre toutes les forces vives comme solution à la crise multiforme, concernant la révision constitutionnelle, IBK a choisi comme solution une concertation nationale inclusive gérée par une association de trois personnes (triumvirat) sans apporter de précision. Cette concertation a été reportée à une date ultérieure.

Se rappelant du choix effectué pour l’accord de paix par les parties prenantes Maliennes et la communauté internationale, il y a fort à parier, pour les mêmes raisons (voir au point 3), qu’IBK et Soumaïla Cissé se reverront et proposeront, peut être en liaison avec d’autres acteurs, un dialogue national inclusif basé sur une nouvelle conférence d’ENTENTE nationale inclusive avec des concertations régionales inclusives et non sur une conférence nationale inclusive.

J’avais proposé, en tant qu’expert de la conférence d’entente nationale de 2017, une méthodologie inclusive pour une participation optimale de tous les acteurs et de toutes les communautés Maliennes et dans toutes régions du Mali pas seulement celles du nord et du centre.

Cette méthodologie inclusive pourra être facilement adaptée pour la nouvelle conférence d’entente nationale inclusive et pour ce dialogue national inclusif.

Depuis les débats sur africable auxquels je participais en Août 2018, en tant qu’un des débatteurs, j’ai proposé que des religieux, des notabilités et des membres de la société civile puissent constituer une délégation pour la médiation entre IBK et Soumaïla Cissé.

Après les avoir organisés, de septembre à novembre 2018, pour participer à cette délégation, sous la conduite du cardinal Zerbo, du Patriarche Niaré et du Chérif Ousmane Haïdara, cette dernière a été reçue le 05 décembre 2018 par Soumaïla Cissé et plus tard par IBK.

Lors de mon entretien de trois heures de temps avec Mahmoud Dicko lorsqu’on organisait cette délégation, il m’avait fait part du fait que le Chérif Ousmane Haïdara ou bien lui-même fera partie du leadership de cette délégation.

Soumaïla Cissé a rencontré le cardinal Zerbo, le 14 Février 2019 au matin et le soir, IBK a appelé Soumaïla Cissé, par téléphone, sans que ce dernier ne s’y attende.

Depuis, plusieurs rencontres (cinq) ont eu lieu entre eux afin de décrisper la situation et lancer un dialogue national inclusif entre tous les acteurs des forces vives Maliennes et les partenaires.

Ils semblaient suivre un fil conducteur ressemblant à celui proposé par la plateforme d’entente soumise par la médiation précédente, conduite par le cardinal Zerbo, le Patriarche Niaré et le Chérif Ousmane Madani, et que leur avait fait livrer Dr Anasser Ag Rhissa, Président de l’ONG TILWAT International. Cette plateforme d’entente comprend trois points clés, à savoir :

a. une fois qu’ils se seront entendus sur la méthode et le cadre à utiliser, définir à partir des besoins communs des Maliens et des revendications émanant de la crise multiforme à laquelle est confrontée le Mali, une vision, orientée citoyen, pour le développement durable et équitable du Mali en s’appuyant sur le programme qui leur a été soumis.

b. opter pour un partage de pouvoirs et de responsabilités, à travers un gouvernement de large ouverture avec respect des engagements, en tenant compte de la régionalisation : j’avais proposé qu’IBK prenne un membre de la société civile comme Premier Ministre MAIS compte-tenu de la conjoncture actuelle et de son implication hautement patriotique, en liaison avec IBK, pour la résolution de cette crise multiforme, Soumaïla Cissé est la personne idoine qu’IBK pourrait choisir comme Premier Ministre.

Compte-tenu de cette conjoncture et du blocage actuel du processus de la révision constitutionnelle par la non-participation de certains partis de l’opposition, de certains éléments de la société civile et de certains éléments des groupes armés Maliens, prendre une autre personne « non consensuelle », comme Premier Ministre, serait une erreur.

Excellent choix d’IBK, le nouveau Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, est un technocrate, non affilié à aucun parti politique. Il peut être assimilé à un membre de la société civile malgré le nombre d’années, au moins cinq ans, de collaboration, en tant que Ministre depuis la Présidence IBK. Il est équidistant des partis politiques et doit être rassembleur. En tant que Ministre de l’économie et des finances, il a su rassembler les institutions Maliennes, sur les aspects économie et finances.

Malgré sa jeunesse, qui est un atout, il saura rassembler les Maliens sur les autres aspects par le biais de la communication. Au niveau international, il a fait ses preuves en adaptant la politique budgétaire et économique Malienne aux contraintes de performance des institutions internationales, Banque Malienne et FMI.

Le jeune Ministre Dr Boubou Cissé saura faire face aux défis (économiques/financiers, sécuritaires, sociaux, …) en l’épaulant, TOUS (TOUTES), par le respect des engagements des uns (des unes) et des autres, à travers un gouvernement de large ouverture avec respect strict des engagements.

En particulier à travers (1) le respect du pacte pour la paix pour la garantie d’une mise en œuvre diligente, intégrale et inclusive de l’accord de paix au Mali, (2) la révision de la constitution qui est partie intégrante de cette mise en œuvre de l’accord de paix et (3) l’impulsion et la mise en œuvre de la politique jeunesse promise par IBK pour ce quinquennat.

Engageons-nous, indépendamment des bords politiques, et accompagnons le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, pour relever ces défis et faire face efficacement à la crise multiforme au Mali.

c. lancer un dialogue national inclusif entre TOUS les acteurs des forces vives pour décrisper et pour dissiper tous les malentendus issus de la crise multiforme dont la crise politique est une des composantes principales.

Il est à noter qu’en plus de la crise politique, se sont ajoutées d’autres crises (sécuritaire, sociale, …) comme je l’avais indiqué lors du débat Africable, en août 2018, pendant lequel j’avais proposé que soit organisée cette médiation, entre IBK et Soumaïla Cissé, dont j’ai assuré les bons offices et l’organisation.

Il convient :

(1) de féliciter cette délégation, conduite par le cardinal Zerbo, le Patriarche Niaré et le Chérif Ousmane Haïdara, pour cette médiation qui a réussie entre IBK et Soumaïla Cissé,

(2) de signaler une nouvelle dynamique apportée par les notabilités de Bamako en direction d’IBK, suite à la marche du 05 avril 2019 organisée par Mahmoud Dicko et le Chérif Bouyé de Nioro. En plus de pointer du doigt les forces étrangères (Minusma, Barkhane), la mauvaise gouvernance et l’insécurité, la doléance principale de cette marche étant la demande de démission du Premier Ministre d’alors, Soumeylou Boubèye Maïga. Les notabilités de Bamako ont sollicité IBK afin, entre autres, qu’il s’adresse aux Maliens compte-tenu des grèves et des crises qui secouent le Mali.

(3) d’indiquer la réception à Koulouba, le 08 avril 2019, à la demande d’IBK, des religieux accompagnés de Mahmoud Dicko ainsi que la délégation précédente.

(4) de préciser qu’IBK s’est adressé aux Maliens pour décrisper la situation et apporter des éléments de solutions face à ces crises et à ces grèves.

Qu’IBK soit remercié ainsi que Mahmoud Dicko (pour son message d’apaisement) ainsi que tous les membres de cette délégation, les religieux et les notabilités de Bamako avec à leur tête le patriarche Niaré.

Concernant le dialogue national inclusif, certains acteurs, comme Modibo Sidibé (Fare), le considèrent comme un dialogue refondateur et entretiennent la confusion entre le pacte pour la refondation, qu’ils proposent, avec le pacte pour la paix au Mali, adossé à l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus inter-Maliens d’Alger.

Ce pacte pour la paix au Mali, même si c’est un pacte pour le Mali, comme ils appellent le leur est différent du leur dont l’objectif est de tout refonder.

Pour eux, ce dialogue national refondateur sera basé sur une conférence nationale inclusive dont certains objectifs seraient de reconcevoir un nouvel accord pour la paix et la réconciliation au Mali et de refonder les institutions.

Maintenant, qu’un compromis, entre parties prenantes Maliennes sous la supervision de la médiation internationale, a abouti à un accord de paix, les conférences nationales inclusives ne sont plus adaptées à la situation actuelle.

Ceci à cause, entre autres, (1) de la complexité de ces conférences nationales inclusives, (2) du gâchis en ressources et en temps induit pour aboutir à l’accord de paix déjà signé et aux préparatifs pour sa mise œuvre et (3) du fait qu’on n’est pas sûr d’aboutir, à court terme et même à moyen terme, à des résultats significatifs meilleurs que l’accord de paix qui a déjà été signé.

Malgré tous ces inconvénients, certains proposent, de nouveau, la concertation nationale inclusive comme support du dialogue national inclusif.

Le moment n’est-il pas inadapté pour une telle conférence nationale inclusive et pour reconcevoir un nouvel accord pour la réconciliation et la paix au Mali alors que l’observateur indépendant a indiqué qu’un peu plus de vingt-cinq pour cent des engagements sur la mise en œuvre de l’accord de paix ont été réalisés ?

En plus, même si les aspects inclusivité de l’accord de paix doivent être revus et l’indispensable stricte application du protocole d’entente pour la mise en place des autorités intérimaires, sachant qu’à peu près les trois quarts des engagements n’ont pas été réalisés, peut-on reconcevoir un accord qui n’a pas été mis en œuvre complètement ?

Concernant la refondation des institutions, la régionalisation située au cœur de l’accord de paix n’a pas été complètement mise en œuvre.

Une approche globale est indispensable pour réussir ce dialogue national inclusif mais elle se basera sur une méthodologie globale inclusive.

La conférence d’entente nationale utilise une méthodologie inclusive qui décentralisera le dialogue inclusif dans les régions et dans les communes au plus près des populations qui pourront y participer ou se faire représenter.

Une organisation stricte dans chaque région doit être mise en œuvre avec des synchronisations régulières avec les autres niveaux (local, régional, national, international).

La Conférence d’entente nationale aura des ramifications régionales. Ainsi, elle améliorera la représentativité et apportera plus d’inclusivité.

Ses ramifications régionales pourront être opérationnalisées, en parallèle, sous forme de consultations ou de conférences de compromis afin d’intégrer les préoccupations, en liaison avec l’accord de paix, de tous les acteurs et de toutes les communautés de ces régions.

Par la suite, il faudrait fédérer les consensus issus des différentes régions.

Tous les Maliens et toutes les forces vives seront sollicités.

S’appuyant sur l’application du pacte pour la paix pour une mise en œuvre, inclusive, stricte et sans complaisance, on aboutira à la paix, à la réconciliation et à la stabilisation au Mali et au bonheur des Maliens.

L’application de ce pacte et la mise en œuvre de l’accord de paix constituent un espoir pour les Maliens.

1. Ma Paternité du pacte pour la paix au Mali et Protection de nos œuvres intellectuelles
Je défends le pacte pour la paix au Mali, non pas parce que j’en réclame la paternité, la reconnaissance associée et la propriété intellectuelle correspondante mais à cause de l’espoir qu’il suscite pour les Maliens, des avantages et des dividendes qu’il apportera au Mali et aux Maliens.
Dans le domaine des œuvres littéraires et des œuvres intellectuelles (exemple, proposition d’un projet ou d’une stratégie donnant lieu à un pacte, cas du pacte pour la paix au Mali dont j’ai proposé la stratégie multi-acteurs qui est au cœur de ce pacte), la propriété intellectuelle (PI) protège les droits des propriétaires de ces œuvres.
Ces droits sont des droits de l’auteur (ou des auteurs) de cette (ces) œuvre(s) permettant de protéger ces œuvres contre le piratage ou la falsification ou le fait de nier qu’elles appartiennent à telles ou telles personnes physiques et/ou morales.
Contrairement à ce que certains pourront penser, ce n’est pas un manque de sagesse et de sérieux de réclamer ce droit.

On est plus pris au sérieux lorsqu’on protège ses droits, ses œuvres.
Que deviendrait le Propriétaire de facebook s’il n’y avait pas de droits qui protègent facebook et qui garantissent qu’il est sa propriété ?
Regarder en Afrique, les artistes ont du mal à vivre de leurs œuvres, car ces dernières ne sont pas protégées ou le sont de façon limitée.
Communiquez avec les bureaux des droits d’auteurs et de la propriété intellectuelle, ils vous en diront plus.
Poussé par mon patriotisme, j’avais proposé la stratégie multi-acteurs, cœur du pacte pour la paix au Mali dont je réclame la paternité et la reconnaissance associée, au Président Malien, aux Maliens et aux partenaires (ONU/Minusma, CEDEAO, UE, UA, …), depuis le 21 SEPTEMBRE 2015.
Ce pacte pour la paix est adossé à l’accord de paix et lui garantit les engagements des parties prenantes et des acteurs pour une mise en œuvre diligente, intégrale, inclusive, franche et sans complaisance.

Ainsi, ensemble, unis, indépendamment des bords politiques, autour de ce pacte pour la paix pour une mise en œuvre inclusive de l’accord de paix et aidés par nos partenaires (l’engagement et la détermination de l’ONU sont rappelés dans cette lettre ouverte), nous retrouverons avec une impulsion et l’intelligence collectives, la paix, la concorde, la stabilité, la tranquillité et la sécurité au Mali pour le bien-être et le bonheur de TOUS les Maliens.

Le pacte pour la paix met en avant l’intérêt général, le bonheur, le bien-être pour tous/toutes et les dividendes de la paix, de la sécurité et du développement pour TOUS.
Il privilégie l’intérêt général, la paix, le développement et la sécurité pour tous/toutes.
S’appuyant sur une stratégie multi-acteurs, faire la promotion de ce pacte pour la paix, c’est mettre en avant le Mali et les Maliens ET non un ou des intérêts partisans ou des intérêts personnels.
L’obligation d’une gestion multi-acteurs de ce pacte pour la paix évite et évitera de privilégier les intérêts partisans ou privés.

Réclamer la paternité d’un tel pacte pour la paix au Mali ne signifie pas penser uniquement à soi mais avoir l’obligation de travailler en toute intelligence avec tous les Maliens, tous les acteurs et tous les partenaires de l’accord de paix.
Être utile aux autres, à ses sœurs et frères Maliens, en proposant ce pacte pour la paix, ne signifie pas être contre ses propres intérêts ou être obligé d’oublier ses droits : la propriété intellectuelle, comme nous l’avons vu précédemment, est un droit.
Changeons de comportements en protégeant nos œuvres, nos droits (d’auteurs), on nous prendra plus au sérieux.

Adaptons-nous, ouvrons-nous, exigeons plus de sérieux.
En ce qui me concerne, comme je l’avais dit dans ma lettre ouverte en ligne (déjà publiée) de réclamation de ce pacte pour la paix, je ne souhaite pas recevoir des droits d’auteur liés à cette propriété intellectuelle ni des royalties pour ce pacte pour la paix au Mali mais je suis prêt à collaborer (voir mes conditions de collaboration dans la lettre ouverte sus-indiquée) avec une institution du Mali ou bien la Minusma (sur le pacte pour la paix, l’accord de paix et les problématiques Maliennes) en mettant en avant mon expérience, ma compétence et mon expertise au service du Mali comme pourrait le faire tout Malien.

Contrairement à ce que pourront penser certains acteurs, à travers ce pacte pour la paix, je ne fais pas ma promotion mais celle du Mali, des Maliens et des Maliennes auxquels ce pacte pour la paix générera des dividendes, tant attendus dans tous les domaines, à travers la mise en œuvre franche, sans complaisance, diligente, intégrale et inclusive de l’accord de paix.

Impliquons-nous TOUS/TOUTES et Unissons-nous, indépendamment des bords politiques, autour de ce pacte pour la paix pour offrir à nos populations, à TOUS les Maliens et à TOUTES les Maliennes ces dividendes.
Les Maliens doivent saluer et accompagner cet acte, cette réclamation de ma paternité du pacte pour la paix au Mali, visant à protéger nos œuvres intellectuelles et littéraires et notre patrimoine culturel.
Nous (Maliens) devons être heureux du fait que notre Président IBK ait été choisi lors du 32 ième sommet de l’union africaine comme coordonnateur de l’union africaine pour les arts, la culture et le patrimoine.

En tant que tel, une partie importante du travail consistera après un inventaire de cette richesse constituée par les arts, la culture et le patrimoine (physique et immatériel) Africains, à trouver des stratégies idoines de protection durables des droits d’auteurs et de la propriété intellectuelle associés.
L’impact de cette richesse et des droits d’auteurs et de la propriété intellectuelle induits sur la dignité, la liberté et la paix seront importants à étudier.
Pensons-y.

Nous attendons beaucoup du leadership de notre Président IBK, en tant que coordinateur de l’union africaine pour les arts, la culture et le patrimoine, afin d’impulser cette dynamique en particulier en protégeant nos œuvres intellectuelles et littéraires.
Cette réclamation de ma paternité du pacte pour la paix au Mali doit pousser tous les Maliens à réfléchir et les pousser à contribuer à la protection de leurs œuvres et de notre patrimoine (matériel et immatériel).

Ouvrons-nous les uns aux autres, protégeons notre patrimoine et nos œuvres, soyons tolérants, cultivons le vivre ensemble et le respect, pour faire du Mali, TOUS/TOUTES, un havre de paix et un pays dans lequel la dignité et la liberté prendront tout leur sens.
2. L’union et l’intelligence collective font la force
Nous remercions les uns et les autres pour leur apport à la démocratie au Mali et à la pluralité des points de vue.
La diversité contribue à la richesse.
Mutualisons cette richesse et Partageons-la entre toutes les Maliennes et tous les Maliens.
L’essentiel, aujourd’hui, c’est :
– de prendre de la hauteur par rapport aux critiques, par certains, de l’accord de paix, en mettant le Mali et l’avenir des Maliens en avant,
– de considérer le fait que le contexte a changé et que le Mali dispose, (1) depuis plus de trois ans et demi, d’un accord de paix issu d’un compromis entre parties prenantes Maliennes sous la supervision de la médiation internationale ET (2) depuis le 15 octobre 2018, d’un pacte pour la paix adossé à cet accord et permettant la garantie des engagements des parties prenantes à cet accord et des acteurs pour sa mise en œuvre diligente, intégrale et inclusive,
- de considérer l’espoir qu’apporte cet accord de paix déjà signé et le pacte pour la paix associé ET
. de s’asseoir, entre frères et sœurs Maliens, d’échanger sur les causes profondes des crises auxquelles est confronté le Mali, sur les problèmes du Mali en liaison avec la mise en œuvre de l’accord de paix et sur l’impact induit par les retards des engagements pris dans l’accord de paix, afin d’apporter les solutions idoines durables :
. pour sécuriser, développer le Mali et ses institutions en s’appuyant sur la régionalisation, la bonne gouvernance et la résilience et apporter une défence efficace au Mali, mais aussi
. pour réconcilier les Maliens et leur apporter le bien-être dans un Mali, Un et Indivisible, sans fédération ni confédération ni partition ni indépendance d’aucune partie du Mali.
De plus en plus, un consensus se dégage, à savoir : les solutions aux crises Maliennes sont dans les mains des Maliens.
Ce qui n’empêche pas que nos partenaires nous épaulent.
Mutualisons, donc, avec eux, nos solutions, nos idées et nos intelligences ET éradiquons durablement ces crises.

L’union et l’intelligence collective font la force.
Chaque acteur, en particulier chaque responsable politique doit en cette période trouble pour le Mali, contribuer à la paix, à la réconciliation et à la quiétude au Mali.
L’accord de Bamako (accord de paix) met plus en avant la régionalisation au Mali et un système de gouvernance, basé sur la libre administration des régions, mettant les populations au centre du dispositif.

La paix durable s’établira par l’implication des acteurs et la confiance entre eux à travers la gouvernance participative (exigé dans l’accord, dans tous les domaines y compris la sécurité, la défense et la réconciliation) et la conjonction de plusieurs éléments tels que :
- l’application stricte du pacte pour la paix,
– la régionalisation et le développement équilibré qui s’appliqueront à toutes les régions mais aussi,
– les dispositions sécuritaires, de défense, de réconciliation, de justice et les actions humanitaires associées, et
– les garanties qu’apporte le dispositif de suivi-évaluation par le comité international de suivi de l’accord et l’observateur indépendant.

3. Conférence d’ENTENTE nationale inclusive
Au nom de la réconciliation nationale, de la paix et pour la stabilisation du Mali, cet accord de paix doit être mis en œuvre par tous les acteurs et toutes les parties prenantes sachant que :
- les parties prenantes à cet accord se sont engagées à le mettre en œuvre,
- les parties prenantes à cet accord se sont engagées à appliquer le pacte pour la paix qui lui est adossé et qui garantit les engagements associés ET
- une conférence d’entente nationale inclusive avait déjà été organisée, du 27 mars au 02 avril 2017 à Bamako, dont une des recommandations est l’urgence de la mise en œuvre intégrale et inclusive de cet accord de paix et la création de la charte pour la paix et la réconciliation au Mali.
Cette conférence d’entente nationale inclusive a porté sur les causes profondes du conflit, les solutions idoines en conformité avec l’accord de paix y compris pour la mise en place de l’architecture institutionnelle du Mali, pour l’instauration des règles et pratiques de bonne gouvernance et pour la promotion de la paix et de la réconciliation nationale.

La conférence d’entente nationale avait été retenue, par l’accord de paix pour :
(1) Permettre des échanges approfondis entre Maliens sur tout ce qui est relatif à la mise en œuvre de cet accord, comment rendre optimale l’inclusivité (utilisation d’une méthodologie inclusive pour une participation optimale de toutes les communautés Maliennes et dans toutes régions du Mali pas seulement celles du nord du Mali) et sur la validation éventuelle de l’appellation Azawad pour désigner les régions du nord du Mali,
(2) Établir, sur une base consensuelle, une charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale en vue de prendre en charge les dimensions mémorielle, identitaire et historique de la crise Malienne et de sceller l’unité nationale et l’intégrité territoriale.

Elle a aboutit à une charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale ET a fait un inventaire des problèmes, des besoins, des revendications, des solutions et des approches à partir de ces échanges approfondis entre Maliens et d’éventuels consensus établis, sur tout ce qui est relatif à la mise en œuvre de l’accord, en particulier, sur les Autorités Intérimaires, le MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination), le DDR (Démobilisation, Désarmement et Réinsertion), le Référendum sur la modification de la constitution pour prendre en compte certaines dispositions de l’accord de paix.

Elle a contribué à la cohésion nationale, à l’unité nationale, à la réconciliation mais aussi à consolider l’intégrité territoriale.
Ce qui est important, aujourd’hui, c’est, indépendamment des bords politiques, de s’unir autour du pacte pour la paix pour garantir la mise en œuvre diligente, intégrale et inclusive de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, qui a été signé, en 2015, à Bamako.
4. Mes répliques aux critiques de Soumaïla Cissé, de Dr Soumana Sako et de l’opposition sur l’accord de paix et la conférence d’entente nationale inclusive

Même si la position sur l’accord de paix de Soumaïla Cissé a changé, vous trouverez ci-dessous mes répliques, le 12 mars 2017, toujours d’actualité, aux critiques de Soumaïla Cissé (Président URD et Chef de file de l’opposition), de Dr Soumana Sako (Président de Faso Here) et de l’opposition sur l’accord de paix et la conférence d’entente nationale inclusive.

Mes répliques mettent en évidence la pertinence de la conférence d’entente nationale inclusive incluant des concertations régionales (conférences de compromis au niveau des régions) dans toutes les régions du Mali par rapport à la conférence nationale inclusive.

Ce qui est contraire à ce que stipulent certains membres de l’opposition, dont Modibo Sidibé (Fare) qui a toujours exhibé le dialogue refondateur comme pivot d’une telle conférence nationale inclusive.

Vous trouverez à l’adresse ci-dessous le détail de mes répliques :
Conférence d’entente nationale inclusive : Répliques de Dr ANASSER AG RHISSA aux critiques de Soumaïla Cissé, de Dr Soumana Sako et de l’opposition

5. Conclusion
Pour aboutir à la paix, la sécurité, l’unité, la réconciliation et au développement durable dans un Mali, Un et Indivisible, sans fédération ni confédération ni partition, ni indépendance d’aucune de ses parties, et pour générer le bien-être aux Maliens, il est indispensable que les Maliens s’unissent autour du pacte pour la paix pour une mise en œuvre diligente, intégrale et inclusive de l’accord de paix, signé en 2015, et le mettent, TOUS/TOUTES, en œuvre, sans complaisance, pour leur bien-être collectif.

Au lieu de vouloir, coûte que coûte, une conférence nationale inclusive pour reconcevoir un autre accord, dont on n’est pas sûr qu’il sera mieux que celui dont nous disposons, faisons revenir l’espoir et la cohésion en développant un élan national, indépendamment des bords politiques, autour du pacte pour la paix et de la mise en œuvre de l’accord de paix dont nous disposons.
En effet, on connait ce dont on dispose (l’accord actuel offrant un cadre consensuel obtenu à travers des pourparlers inclusifs inter-Maliens ET le pacte pour la paix qui garantit ses engagements) mais on ne sait pas, avec exactitude, ce qu’on aura et dans combien de temps si on décide de le reconcevoir ou de tout refonder.

Engageons-nous, TOUS/TOUTES, SERIEUSEMENT ET SANS COMPLAISANCE, nos partenaires et nous, pour l’application du pacte pour la paix pour la mise en œuvre diligente, inclusive et intégrale de l’accord de paix dont nous disposons, en particulier, en optant et en participant à une nouvelle conférence d’entente nationale inclusive comme support du dialogue national inclusif, entre TOUS les acteurs des forces vives, COMME SOLUTION IDOINE A LA CRISE MULTIFORME INCLUANT CELLE LIEE A LA REVISION CONSTITUTIONNELLE, pour le bonheur des Maliennes et des Maliens.

6. Contact

Dr Anasser Ag Rhissa
Expert TIC, Gouvernance et Sécurité
E-mail : Anasser.Ag-Rhissa@orange.fr
TEL 00223 78 73 14 61
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