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Siaka Diakité à la junte : « Les armes qui sont braquées sur les démocrates à Bamako doivent l’être sur les rebelles au nord »
Publié le samedi 28 avril 2012   |  Autre presse




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Nostalgiques d’un passé récent, lointain mais rose, emporté comme par le tsunami Cnrdre du 22 mars 2012 ou simples candidats à des strapontins politiques ou ceux soucieux de préserver leurs acquis, les responsables du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la république (Fdr) étaient en meeting géant, samedi après-midi, pour dénoncer non seulement « le bicéphalisme au sommet de l’Etat », mais aussi les « arrestations arbitraires » dirigées contre certains de ses responsables.
C’est un Siaka Diakité des grands jours qui était venu haranguer, dans une voix syndicale, devant les 4000 personnes venues assister au meeting qu’a organisé le Fdr au Palais de la Culture, samedi. Pour le président du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la république (Fdr), les militaires doivent être ou dans les casernes ou au front. Ce qui n’en manque pas pour un pays dont les 3/4 du territoire sont aux mains des envahisseurs. Il dénonce notamment le bicéphalisme qui prévaut à la tête du pays et demande à la junte de laisser le président intérimaire travailler librement avec son Premier ministre.
Par ailleurs, le secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm) n’a pas manqué de souligner le désarroi du nouveau front qu’il dirige face aux « arrestations arbitraires de ces derniers jours » et qui ont ciblé nombre de leurs membres. Il s’agit des 22 personnalités interpellées et relâchées après 48 heures de garde à vue et qui sont entre autres Modibo Sidibé, Soumaila Cissé, Me Kassoum Tapo, Tiéman Coulibaly, Babaly Bâ, etc. Pour le président du Fdr, la junte doit prioriser le recouvrement de l’intégrité du territoire et du sort des populations du nord du pays meurtries par une occupation sauvage depuis les premières heures du coup d’Etat du 22 mars dernier. Aussi rappelle-t-il : « les armes qui sont pointés sur les démocrates à Bamako doivent l’être plutôt sur les rebelles qui occupent plus de la moitié du pays. », a-t-il fait lancé.
Amadou Salif Guindo

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