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Mali : le déploiement de la Minusma ne rassure pas
Publié le mercredi 26 juin 2019  |  dw.com
Patrouille
© Autre presse par DR
Patrouille commune UNPOL/MINUSMA
La coordination régionale de la Police des Nations Unies (UNPOL/MINUSMA) dans la cité des Askia, et la Direction régionale de la Police Nationale, ont effectué ce samedi 30 mars 2019, une patrouille conjointe de moyenne portée dans la ville de Gao.
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La mission de l’ONU au Mali a décidé le 24 juin de renforcer sa présence dans le centre du pays, en proie aux violences entre les communautés peules et dogons. Mais les populations locales ne semblent pas rassurées.

Le commandant de la force de la Minusma, le lieutenant-général Dennis Gyllensporre, a affirmé que la création de ce nouveau secteur de la Minusma "permettra de mieux protéger les civils et favorisera le retour de l'Etat de droit dans la région".

Mais Ali Inogo Dolo, le maire de la Commune rurale de Sangha, près de Mopti, demande que les casques bleus se déploient dans les zones sensibles.

"Le centre, c'est très vaste. Nous, on veut que la Minusma patrouille entre Madougou et Sangha, dans cette zone qui est très fréquentée par les malfaiteurs, surtout la nuit. Ils doivent faire des patrouilles et intervenir au besoin", suggère-il.

Redéploiement de l’administration

Le politologue malien Moussa Sidibé rappelle que le Conseil de sécurité de l’ONU a donné mandat à la Minusma d’aider l’Etat malien à se redéployer dans les régions qu’il a délaissées.

"Ça peut prévenir d'autres violences dans l'immédiat. Et pour avoir une réponse durable, il faut qu'il y ait des forces qui soient présentes en permanence sur la zone. Ce sont des communautés qui ont toujours existé ensemble. L’État n'étant plus sur place, ces pouvoirs se sont délités. Ce qui fait que ce sont des conflits qui resurgissent", soutient-il.

Un "plan d'urgence"

La Minusma a développé un "plan d'urgence" baptisé Oryx.

Sa mission est de "multiplier les patrouilles dans les zones sensibles pour que la présence soit visible, qu'elle rassure et qu'elle dissuade", selon Mahamat Saleh Annadif, le patron de la Minusma.

Pour rappel, les violences qui secouent cette région depuis quatre ans ont atteint des proportions inquiétantes avec le massacre le 23 mars d'au moins 160 Peuls dans le village d'Ogossagou, non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Ces massacres ont été attribués à des chasseurs dogons.

Depuis, les tueries ont continué. Celles du 9 juin ont causé la mort de 35 Dogons à Sobane Da, sans oublier les massacres de Gangafani et Yoro, des villages Dongon,s le 17 juin qui ont coûté la vie à 41 personnes.
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