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Baba Akhib Hadera à propos de la feuille de route du triumvirat : “Le dialogue n’est pas que politique, il est aussi économique et social… “
Publié le samedi 6 juillet 2019  |  Aujourd`hui
Conférence
© aBamako.com par Androuicha
Conférence de presse du Triumvirat du Dialogue Politique Inclusif
Bamako, le 03 juillet 2019 dans la salle de conférence du Médiateur de la République. Installé le 25 juin 2019 par le président de la République, le Triumvirat en charge de la facilitation et de la conduite du Dialogue Politique Inclusif, a rencontré les hommes des médias dans le cadre d`une conférence de presse au cours de laquelle il a parlé de la mission à lui confiée.
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Installées officiellement le 25 juin dernier par le président de la République IBK, les personnalités chargées de conduire le Dialogue politique inclusif, communément appelé le Triumvirat, étaient face à la presse, le mercredi 3 juillet dernier, dans la salle de conférence du bureau du Médiateur de la République. L’occasion a été mise à profit par les conférenciers pour ébaucher plusieurs questions relatives à la feuille de route du Triumvirat. La conférence était principalement animée par le Doyen Baba Akhib HaÏdara (Médiateur de la République), en présence des autres membres, notamment l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi MaÏga et l’ancienne ministre de la Culture, Aminata Dramane Traoré, ainsi que le président de la Commission d’organisation, Cheick Oumar Diarrah.

Prenant la parole, le Médiateur de la République a expliqué le contenu de la feuille de route du Triumvirat. Et de préciser que le processus est appelé dialogue politique parce qu’il a été initié par les hommes politiques dans le cadre du règlement d’un différend politique entre les différents bords politiques de notre pays. Il poursuivra que le dialogue n’est pas que politique, il est aussi économique et social… A ce titre, toutes les questions relatives à la vie de la nation seront abordées lors de ce dialogue. “Aujourd’hui, notre pays va très mal, donc il va de soi que les Maliens puissent discuter afin de ressouder le tissu social. Les priorités de comité consistent à recueillir les avis des uns et des autres afin de pouvoir mettre tous les Maliens ensemble”, a fait remarquer Baba Akhib Haïdara.



Par rapport à la question relative à l’agenda du dialogue, il dira que les recommandations versées prévoient un agenda de trois jours à 18 mois. “ Nous estimons que nous ne pouvons pas organiser un dialogue prenant en compte toutes les préoccupations de nos concitoyens en trois jours. Aussi, compte tenu de l’urgence et de la gravité de la crise, nos populations ne peuvent pas non plus attendre 18 mois pour avoir les conclusions de ce dialogue. Ainsi, nous avons estimé qu’un agenda de trois mois sera raisonnable pour arriver au produit du dialogue. Nous sommes en train de préparer des rencontres avec tous ceux qui ont eu à gérer ce pays ainsi que tous les anciens premiers ministres “, a-t-il laissé entendre.

Selon l’ancien Premier ministre Ousmane Issouffi Maïga, bien que le président de la République ait déjà désigné son représentant pour le Centre, le dialogue politique tel qu’il est conçu concerne tous les Maliens.

Pour sa part, Aminata Dramane Traoré a déclaré que la crédibilité du processus dépendra de l’esprit de créativité des membres du Triumvirat. “Nous sommes investis de la confiance placée en nous par le peuple à travers le président de la République. Nous mesurons toute la portée de cette responsabilité. Nous devons faire en sorte que les Maliens arrivent à dire ce qu’ils ont à dire parce que jamais notre peuple n’a été conscient du risque d’anéantissement “, a-t-elle dit.

A en croire Aminata Dramane Traoré, la perche tendue vient du règlement d’un différend politique. Aussi, au cours du dialogue les Maliens doivent faire le diagnostic de la guerre qui s’est abattue sur notre pays et toutes affaires cessantes les Maliens ont été obligés de chercher des solutions rapides. Et de rappeler que nous sommes un grand peuple. A cet effet, dira-t-elle, le monde entier nous regarde. “Si nous nous mettons ensemble, nous pouvons arriver à nous parler et nous entendre sur l’essentiel. Nous allons nous appuyer sur le capital de confiance dont nous sommes investis. Les Maliens sont conscients de la situation actuelle. Ils veulent tous aller vers la paix et la quiétude”, a-t-elle indiqué.

Pour finir, elle dira qu’ils ont besoin de l’accompagnement de l’ensemble des Maliens afin qu’à la fin du processus de dialogue nous puissions jeter les bases de la paix et la cohésion sociale dont notre pays a tant besoin pour aborder le vrai développement.

Boubacar PAÏTAO

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