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Les responsables de la COPAM hier face à la presse : « Un étranger ne va pas désigner notre président »
Publié le mercredi 13 juin 2012   |  L'Indépendant


Hammadoun
© Autre presse
Hammadoun Amion Guindo, secrétaire général de la CSTM


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Les responsables de la coordination des organisations patriotique du Mali (COPAM) étaient face à la presse hier. Objectif : rendre publique la déclaration qui a sanctionné la convention nationale qu’elle a organisée les 21 et 22 mai au CICB. Le président Hamadoun Amion Guindo était entouré par certains cadres du regroupement tels que Dr Adama Traoré, Younouss Haméye Dicko et Dr Oumar Mariko, secrétaire général du parti SADI.

Pour Hamadoun Amion Guindo, la convention a rappelé que la CEDEAO tient au principe selon lequel » toute accession au pouvoir doit se faire à travers les élections libres transparentes « . Cependant, elle ne précise pas l’instrument d’appréciation desdites élections dans notre pays. Et dans le cas du Mali, précise le conférencier, l’organisation ouest-africaine se contredit « en nommant et en imposant un président de la transition de façon unilatérale et autoritaire à un peuple souverain « . C’est le peuple malien qui doit organiser une convention ou une concertation pour désigner leur président devant conduire la transition et non un étranger. Selon lui, la convention a rappelé que la CEDEAO doit proposer des solutions et non de créer des problèmes dans un pays membre. Elle n’a, a martelé M Guindo, aucun pouvoir de nommer un président, fût-il intérimaire, dans un pays membre.

Pour le président de la COPAM, la volonté clairement exprimée par le peuple malien à travers une mobilisation exceptionnelle des 21 et 22 mai traduit l’engagement du peuple à aller à un dialogue national. Il a ajouté que toutes les couches sociopolitiques et toutes les régions avaient été représentées lors des travaux de ces assises. Cela, a-t-il assuré, est une volonté d’un véritable changement dans tous les domaines de la vie de notre nation au plan politique, économique, culturel et social. Toute chose que le peuple a exprimée à travers la tenue de cette convention nationale souveraine. Le peuple a exigé la conduite des affaires de la nation par des personnalités compétentes, honnêtes, intègres ayant le sens de l’intérêt général et l’amour de la patrie. « C’est un réel témoignage que le peuple malien a manifesté pour leur solidarité envers les vaillantes populations du Nord, meurtries dans leur chair et dans leur âme « , a-t-il déclaré.

Et M Guindo d’ajouter qu’une convention a été prévue dans l’Accord-cadre du 6 avril 2012, dans la déclaration solennelle des forces vives de la nation à Ouagadougou et dans le communiqué final du sommet extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO, tenu à Dakar le 3 mai.

Cléophas THYENOU

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