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Arrestation des migrants maliens : le CSDM fustige le mutisme du ministre Amadou Koïta
Publié le vendredi 19 juillet 2019  |  Le challenger
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Le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) a donné une conférence de presse le dimanche 14 juillet au cours de laquelle, il dit s’interroger sur l’absence de réaction du ministre des Maliens de l’Extérieur Amadou Koïta face à la détresse des migrants.

En Mauritanie, Lybie et Algérie, les migrants maliens vivent dans des conditions déplorables. Toute chose qui a poussé le président du CSDM Mohamed Chérif Haïdara à rompre le silence. Selon lui, près de trente Maliens séjournent en prison en Mauritanie sur lesquels dix-sept ont par la suite été libérés. «Signe que nos compatriotes vivent en Mauritanie dans un climat de chasse à l’homme», a-t-il ajouté.

Face à cette situation, les autorités n’ont rien entrepris pour soulager ces personnes. C’est ce qu’affirme en tout cas le président du CSDM qui dit avoir constaté avec regret que les conditions de détention de nos compatriotes deviennent de plus en plus dramatiques.

S’agissant de la Lybie, le conférencier soutient que la situation est beaucoup plus préoccupante voire insoutenable. D’après lui, les populations noires d’Afrique, dans leur globalité, n’y ont aucune considération. Car, dit-il, cent-vingt d’entre elles ont été récemment arrêtées et égorgées comme des moutons sacrificiels, sans qu’intervienne aucune réaction publique à l’image de ce drame. Tragédie au cours de laquelle, a-t-il informé, le président du CSDM de Tripoli, Aliou N’Daou, a été assassiné.

En Lybie, dont la situation est qualifiée de gravissime, Mohamed Chérif Haïdara ne comprend pas le silence assourdissant des autorités publiques. D’autant que, selon lui, cent sept subsahariens y ont été exécutés dont des Maliens.

«Nous ne pouvons pas comprendre qu’il y ait des Maliens et des Maliens de seconde zone», s’est-il interrogé. Il a aussi rappelé que la Lybie s’est illustrée, dans un passé récent, par un comportement abominable de «traite négrière» dans laquelle la vie d’un migrant malien ne dépassait pas 200 mille FCFA.

Concernant l’Algérie, le président du CSDM a assuré que soixante Maliens ont été arrêtés le 13 juillet dernier et conduits dans le quartier Del Ibrahim, un camp de gendarmerie en Alger. «Ces personnes arrêtées ont été transportées manu militari vers ce camp, légèrement habillées et sans aucun effet personnel, ni même leurs ressources financières durement acquises», rapporte le président du CSDM, qui ajoute que tout porte à croire que leur nombre pourrait partir à la hausse, en raison de l’arrivée de vagues successives dans le camp. Le renvoi d’une vingtaine de Maliens par la France vient de prolonger, selon lui, la liste du calvaire de la diaspora malienne.

Au vu de ce qui précède, le CSDM s’interroge sur la volonté du ministre chargé des Maliens de l’extérieur, qui s’apprête à effectuer un séjour de dix jours aux Etats-Unis (18 au 28 juillet prochain) au frais du contribuable malien, alors que ses compatriotes croupissent dans les prisons en Mauritanie, en Algérie et en Lybie.

«Si ce voyage se maintient, nous sommes fondés à poser la question de l’utilité du département ministériel chargé des Maliens établis à l’extérieur dont la vocation première et apparente est leur protection avec leurs biens», a souligné Mohamed Chérif Haïdara, qui invite l’ancien porte-parole du gouvernement à s’occuper d’abord des Maliens en détention dans ces trois pays.

Il faut rappeler que le CSDM bénéficie du soutien de l’honorable Oumar Mariko, qui n’a pas hésité à pointer la responsabilité du régime qu’il qualifie «d’être incapable de s’occuper de ses enfants».

Anne Marie Soumouthéra

Source : LE WAGADU

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