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Paix, Réconciliation et Cohésion sociale à Bandiagara: les préoccupations majeures des populations
Publié le mercredi 24 juillet 2019  |  Info Matin
Koro,
© aBamako.com par Mousnabi
Koro, Bankass, Bandiagara assurent leur soutien à Modibo
Jeudi 17 juillet 2013. Mali. Région de Mopti (centre du Mali). Le candidat Modibo Sidibé en campagne dans cercles de KORO (frontière du Burkina), Bankass, Bandiagara (ville mystique) pour convaincre les populations.
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Promouvoir la Paix, la réconciliation et la cohésion entre toutes les communautés du pays dogon, en général, et de Bandiagara, en particulier, telle est l’ambition de l’Association pour le développement du cercle de Bandiagara (ADB) qui entreprend en ce moment une mission de sensibilisation de 5 jours dans les différentes localités du Cercle.

Selon les sources proches de l’Association, cette mission a pour objet de sensibiliser les populations en faveur de la paix et de la réconciliation, mais aussi écouter leurs préoccupations afin de les transmettre aux plus hautes autorités. Elle comprend de nombreux, des cadres ressortissants de Bandiagara, a-t-on fait savoir.

Selon un responsable de l’Association, la présente mission qui vise la recherche de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble harmonieux, s’inscrit en droite ligne de celle effectuée par le Chef du Gouvernement, Dr Boubou CISSE.

En effet, lors de la visite du Premier ministre dans la région de Mopti, les échanges avec les populations ont largement été souhaités. C’est pourquoi, l’ADB sensibilise non seulement les populations du Cercle de Bandiagara pour la paix, la réconciliation et la cohésion sociale, mais aussi écouter les préoccupations de ces populations afin de les transmettre à l’État.

Aussi, rapporte notre source, la délégation de l’ADB est arrivée à Bandiagara le 18 juillet 2019. Elle a, comme veut la tradition coutume, avant de se rendre sur le terrain, rencontré les autorités administratives, coutumières, religieuses locales pour prendre des conseils et recevoir des bénédictions. À ces autorités, ils ont expliqué l’objet de leur visite : contribuer à la recherche de la paix, de la réconciliation et de la cohésion sociale.

Ningari et Kani-Gogouna ont été les premiers arrondissements à accueillir la délégation de l’Association pour les développements du cercle de Bandiagara. La délégation est arrivée dans ces arrondissements, le lundi 22 juillet 2019, rapporte notre source. L’on souligne que les populations de ces zones, qui ont souffert, ne cachent pas leur colère face à l’insécurité grandissante qui entrave le développement de leurs localités et grossit le lot des veuves et d’orphelins.

Devant la délégation de l’ADB, les populations de ces deux arrondissements ont exprimé leur ras-le-bol sur la situation sécuritaire. Elles ne veulent que travailler leur champ, faire l’élevage comme avant. Elles veulent voir le Peulh venir avec sa calebasse de lait pour échanger contre du mil. Pour cela, ces populations demandent à ce que l’État s’assume en les protégeant et en protégeant leurs biens. Tout ce que les populations réclament, c’est le retour de l’administration, indique un membre de la mission.

Après les arrondissements de Ningari et Kani-Gogouna, c’est la commune rurale Sangha qui a accueilli hier, mardi 23 juillet 2019, la délégation de l’ABD. Selon le secrétaire à la communication de l’Association, Seydou TIMBINE, une séance de travail s’est tenue dans la salle de conférence de la mairie de Sangha avec toute la population de l’Arrondissement de Sangha, en présence du sous-préfet de Sangha, le Maire de Sangha et l’ensemble des chefs de villages, les représentants des jeunes, des femmes, des leaders religieux.

Les préoccupations des populations sont les mêmes que celles de Ningari et Kani-Gogouna : la protection des personnes et leurs biens.

Les populations de Sangha ont déploré l’absence de l’État à tous les niveaux. Pour elles, c’est la faiblesse de l’État qui a engendré cette situation sécurité dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Comme dans les deux communes précédentes, les populations de Sangha ont fortement réclamé la présence de l’administration.

PAR BERTIN DAKOUO
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