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Le Mali et les enjeux de l’avenir : La classe politique actuelle ne peut servir le peuple !
Publié le lundi 29 juillet 2019  |  L’Inter de Bamako
Rassemblement
© aBamako.com par Momo
Rassemblement citoyen des partis politiques contre le terrorisme
Bamako, le 21 janvier 2017 les partis politiques de la majorité et de l`opposition ont ont organisé un rassemblement au monument de la paix pour soutenir les FAMAS
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«Quand tu es félicité par les colons, c’est que tu es mauvais pour ton peuple. Quand ils disent que tu es mauvais, c’est que tu es bon pour ton peuple. Le jour où ils diront que je suis bon, c’est que je vous ai trahis.» (Ahmed Sékou Touré).

L’on se rappelle que le peuple travailleur du Mali s’est mis débout comme un seul homme au sein d’un mouvement appelé «démocratique» pour un changement véritable à l’avantage des masses laborieuses éprises de paix et de démocratie véritable.

Le cri que les citoyens poussaient en chœur était: ‘’ante korolen fè fo kura’’. Autrement dit, le peuple travailleur du Mali, las de la démocratie nauséabonde du général Moussa Traoré, a décidé de dire à celui-ci: ‘’trop c’est trop; ça suffit’’. L’apache régime de Moussa Traoré est tombé, le 26 mars 1991.

Dès lors, ce sont ceux-là appelés «démocrates» qui ont pris en main le destin ou les destinées de ces millions d’hommes et de femmes.

L’espoir d’un avenir radieux venait de naître en notre peuple travailleur car le tableau laissé par Moussa Traoré était sombre et chaotique en matière de démocratie et de mieux- être sous-tendu par le parti unique appelé Union démocratique du peuple malien (UDPM). Mais comme le dirait une locution latine «Les montagnes sont en travail: il en naîtra une souris ridicule» (Parturiunt montes; nascetur ridiculus mus). Il n’est plus un secret même pour le simple voyageur qui transite par le Mali, que les ‘’démocrates’’ maliens ont travaillé, chacun à son niveau de responsabilité, à ratatiner le devenir de notre peuple travailleur. Il n’y a pas un secteur, ni un seul service où l’on peut dire (sans se ridiculiser) que ça va.

Ainsi, au plan économique, par la corruption, la surfacturation, le népotisme et la délinquance financière, les masses laborieuses vivent dans leur chair et dans leur conscience les affres de la pauvreté et du dénuement complet.

– Dans le domaine politique, l’affairisme, le mensonge, le parentalisme, le concubinage, la débauche sexuelle et politique ont été, entre autres vices, semés et développés par ceux qui chantent la démocratie mais qui sympathisent avec le diable pour spolier notre peuple travailleur. La politique rétrograde et sans lisibilité aucune, a fini par faire de la politique le moyen rapide de se construire des châteaux en Espagne. Même si l’on sait que c’est pourquoi, les crimes économiques et politiques passent pour relevant de la «nature humaine». L’irresponsabilité se cultive de plus en plus aux dépens de la justice et de l’équité sociale.



– Sur le plan du travail, la fainéantise s’est cultivée en mode de vie à telle enseigne que les gens qui veulent bien faire sont présentés comme des «chercheurs de nom», les «seuls bâtisseurs». Il suffit de se rendre dans les services administratifs pour voir la bamboula et l’oisiveté régner en maîtresses absolues.

– À l’école, la désertification bat son plein.

– Point n’est besoin de dire que nos hôpitaux sont devenus des mouroirs pour tous ceux qui sont pauvres. Pendant que dans ces centres de santé, l’affairisme et le clientélisme se meuvent comme des cirques, les blouses blanches donnent rendez-vous dans les cliniques privées qui les paient bien et où les soins sont surévalués. Sans renoncer au moindre centime de leurs salaires ! Le constat ici, c’est que le Malien moyen n’a plus droit aux soins, parce que laissé pour compte.

– Dans le domaine de la sécurité, les «démocrates», pour des raisons inavouables, ont travaillé à phagocyter sérieusement notre système de défense et de sécurité.

En faisant une analyse critique de l’état de santé de notre «démocratie» conquise de haute lutte et au prix de sacrifices ultimes, l’on ne peut s’empêcher de constater que la «démocratie des démocrates maliens» a mis le Mali à terre et cela dans tous les domaines. Aujourd’hui, par la faute de ces démocrates sans foi ni loi, notre pays est devenu méconnaissable. Tout le monde dit ça ne va pas. Mais on n’ose pas en situer les responsabilités. Plutôt, se contente-t-on de ce verbiage creux qui consiste à dire que tous «les Maliens sont responsables». Comment qualifier cette affirmation si ce n’est qu’elle fait montre de malhonnêteté viscérale !



En refusant de s’autocritiquer, nos démocrates font une fuite en avant irresponsable. Cette attitude prouve suffisamment qu’ils n’ont rien de crédible à proposer à notre peuple travailleur.

Ces «démocrates» ont véritablement un seul souci: celui d’être notés ‘’bien’’ par leur communauté internationale.

Pendant ce temps, notre peuple travailleur meurt de tous les maux à tel point que le travail est de plus en plus aliénant pour lui. Il est donc tout à fait aisé de constater que les colonialistes qui sucent le sang de nos masses travailleuses en complicité avec leurs valets nationaux noteront toujours avec le «satisfecit» leurs représentants en Afrique et donc avant tout au Mali. C’est pourquoi, ils ont coutume de dire que «la démocratie» malienne est un exemple à suivre et que le Mali est un bon élève de la «démocratie».

Il faut simplement dire ici que ces grands chantres de la démocratie se moquent ainsi de notre peuple travailleur. La suite logique est connue: le Mali est vraiment à genou, en tout cas notre peuple a faim, soif, est mal logé et mal soigné.

Aussi, dans les faits, le Mali est à nouveau balkanisé. Par la faute des démocrates totalement discrédités aux yeux des Maliens mais bien appréciés par la France coloniale et ses amis euro- américains.

Pour tout dire à ce sujet, lisons Sékou Touré: «Quand tu es félicité par les colons c’est que tu es mauvais pour ton peuple. Quand ils disent que tu es mauvais, c’est que tu es bon pour ton peuple. Le jour où ils diront que je suis bon, c’est que je vous ai trahis.»

Il apparaît donc clairement que les «démocrates» maliens tapis dans la classe politique malienne ne peuvent servir utilement le peuple travailleur du Mali. Cela signifie qu’il faut dès à présent procéder à la recomposition et à la transformation radicale de cette classe politique dans son écrasante majorité.

Pour le meilleur devenir de notre peuple travailleur.

Fodé KEITA

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