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Tiébilé Dramé comme un trotskiste qui se renie et se cache
Publié le mercredi 14 aout 2019  |  Devoir de vérité
Rentrée
© aBamako.com par Momo
Rentrée politique du PARENA
Bamako, le 20 février 2016 le PARENA a tenu sa rentrée politique 2016 au Palais de la culture
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En voyant Tiébilé Dramé posant fièrement dans la photo de famille du nouveau gouvernement, on n’est en droit de se poser des questions sur les convictions et les motivations réelles du « petit monsieur ». Celui qui a clamé à coup de déclarations, de marches incessantes, de conférences de presse que « la vérité des urnes sera rétablie et qu’IBK est un président de fait » ; est tout sourire aux côtés du président de fait pour servir dans son gouvernement de fait. Donc qui est de fait ? Tiébilé ou IBK ? En tout cas nul ne l’a entendu reconnaitre le président élu … mais il est aujourd’hui son ministre, son porte-parole sur la scène internationale. Comble d’ignominie pour cet homme décidément « petit » ! C’est donc avec plaisir qu’IBK assène ses coups encore une fois à son petit monsieur, lors du 1er conseil des ministres du gouvernement Boubou Cissé.
Après cette énième volte-face du « petit monsieur », doublé d’une arrogance mal placée, Tiébilé Dramé ne s’encombre pas de scrupule pour poser devant caméras et objectifs d’appareil photo pour vouloir mettre en œuvre la politique étrangère de la gouvernance IBK qu’il a tout de tout temps jetée aux orties. Pour Tiébilé, la gouvernance IBK est le summum de la délinquance financière, de l’insouciance, du népotisme…, je n’invente rien ; ce sont les mots durs et même très durs qu’il a lui-même utilisés pour qualifier le pouvoir IBK et cela depuis 2013. Jusqu’à encore quelques jours avant son entrée au gouvernement, il insultait encore, vociférait, crachait sur IBK et sa gouvernance.

Qu’est-ce qui a changé dans la gouvernance miraculeusement pour justifier que le « petit monsieur » en un clin d’œil se trouve de l’autre bord ? Rien n’a changé car IBK, le « président de fait », selon lui-même Tiébilé, est toujours en poste et que son programme « Notre grand Mali avance », n’a pas été abandonné. Donc c’est Tiébilé qui a changé pour devenir plus sage, non ! Il n’a pas changé lui non plus. Il est ce qu’il a été de tout le temps, hypocrite avançant à visage voilé !
Tiébilé a poussé Soumaïla Cissé à multiplier les erreurs de stratégie. Il a radicalisé la posture d’un challenger (Soumy) qui, en 2013, a reconnu bien avant les résultats sa défaite et fait preuve d’élégance démocratique en allant féliciter le président élu chez lui. Il a radicalisé le discours d’un homme (Soumy) pourtant de consensus qui n’est jamais tombé dans l’excès. Organisateur devant l’Eternel de toutes les manifestations à Bamako, Tiébilé est allé jusqu’à saboter par la visite d’Etat d’IBK en France … et comble de l’ironie, c’est à lui que reviendra la charge d’organiser la prochaine visite d’Etat, hélas pour la morale.

Perturbateur devant l’Eternel, l’homme n’a jamais accepté de grandir et d’abandonner le manteau d’étudiant réactionnaire. Tel « Rantanplan » suivant son maître Lucky Luke, Tiébilé a toujours accompagné, n’ayant jamais réussi à s’imposer à rien à part dans ses coups bas contre Mountaga Tall, ses voltes-faces pour lesquelles sa langue mielleuse ne manque pas de justifications fallacieuses.
Comme Michel Racanati, le fameux Ludo avec son SO pour la Ligue communiste, il a poussé les maliens dans la rue même pendant le ramadan, pour manifester malgré la chaleur et la soif.
Il n’a jamais pu accéder à la fonction publique ou même fait un travail constant au Mali. C’est véritablement l’enfant gâté auquel on offre tout sur un plateau d’argent. Comme en 1996 quand le beau-père lui a créé sur mesure le ministère des zones arides et semi arides. Ministère fantoche qui n’a pu survivre au départ de Tiébilé, car il n’avait sa raison que pour récompenser le fâché du CNID.

Il sent l’aigreur d’un homme qui a tout eu un temps donné mais qui par son comportement d’enfant gâté, a tout perdu et râle. Il râle et prend le peuple en foutriquet le manipulant pour empêcher IBK de diriger, de stabiliser le pays et d’avancer.

C’est lui qui a dénoncé les surfacturations dans le marché de l’équipement militaire en 2014. Le peuple a applaudi en son temps, le peuple croyait en l’homme et en la pertinence de son combat. C’est lui qui a jeté le pavé dans la marre pour bien d’autres dossiers poussant les maliens à rompre avec IBK. C’est finalement le sycophante national qui a bâti sa réputation sur la dénonciation des abus du régime qui devient l’un des visages de ce même régime. C’est bien le pourfendeur de la révision constitutionnelle qui va devenir dans les semaines à venir l’interlocuteur défenseur de la même révision devant le corps diplomatique. Décidément quand on n’a pas de dignité, on peut dire tchou e t tcha sans sentir la moindre gêne.
Alphonse Daudet "Devoir de vérité ".
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