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Entre nous : Kidal, le «sanctuaire pour les terroristes»
Publié le mardi 20 aout 2019  |  Le challenger
Réunion
© AFP par Farouk Batiche
Réunion d’urgence des pays membres de la médiation
Bamako, le 19 janvier 2016 l`Algérie a tenu Réunion d’urgence des pays membres de la médiation sur la crise malienne.
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«Il est sûr que le statut de Kidal, au Mali, nous pose problème. Kidal est un sanctuaire pour les terroristes et ceux qui nous attaquent s’y replient souvent. Kidal est une menace pour le Niger et il faut impérativement que l’Etat malien y reprennent ses droits ». Voilà, un extrait de l’interview accordée à l’hebdomadaire parisien «Jeune Afrique» (No double 3057-3058 du 11 au 24 août 2019) par le président de la République du Niger, Issoufou Mahamadou. Une déclaration claire et nette de la part d’un dirigeant dont le gouvernement a sommé à l’époque le Président Ibrahim Boubacar Kéïta de rappeler son ambassadeur au Niger, Alhamdou Ag Ilyène, sous la pression des gestionnaires de la ville sanctuaire pour les terroristes !




Cette sortie du Chef d’Etat nigérien a été accueillie comme une certaine douche froide par les nouveaux maîtres de cette ‘’petite enclave désertique‘’ regroupés au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma). Le président nigérien est allé loin, confie à Radio France Internationale (RFI), Aglabass Ag Intallah, Secrétaire exécutif du Haut Conseil pour l’Unicité de l’Azawad (Hcua), un mouvement sorti des entrailles du groupe Ançardine d’Iyad Ag Aghaly grâce à l’esprit fertile du chef de la diplomatie burkinabé d’alors, Gl Djibril Bassolé.

Les propos du président Issoufou Mahamadou n’ont pas semé la panique chez les seuls occupants de Kidal. Le patron de la Minusma, Mahamat Annadif Saleh, s’est précipité, le 14 août dernier, dans la capitale de l’Adrar des Iforas, pour discuter avec les responsables de la Cma du retour des services de l’administration. La déclaration fracassante du Numéro 1 nigérien sonne un échec de la communauté internationale à respecter l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger !

Sur la question de Kidal, la prise de position ‘’nette et précise du Chef de l’Etat du Niger’’ réconforte, selon l’ancien ambassadeur du Mali en Mauritanie, Souleymane Koné : «La sanctuarisation de Kidal, que nous avions dénoncée comme obstacle majeur à tous succès durables dans la lutte contre le terrorisme, revient au-devant de l’actualité… »

« Le statut actuel de Kidal est une menace. L’Etat malien doit impérativement y reprendre ses droits » dixit Mahamadou Issoufou, Président du Niger. «Malheureusement l’allié principal de la CMA est l’incompétence du pouvoir IBK. Nous sommes rassurés quand des acteurs majeurs de la sous-région donnent de la voix, en espérant que tous les UBU vont bouger», a souligné Souleymane Koné sur sa page Facebook, le 13 août 2019

La situation à Kidal résulte de manœuvres très maladroites de la France qui a su en toute intelligence exploiter les faux pas du gouvernement du président Ibrahim Boubacar Keïta. La question pose un véritable problème au président IBK, qui y a passé une nuit en juillet 2018 dans le cadre de la campagne présidentielle. L’engagement des responsables de la Cma dans la sécurisation des opérations de vote ayant été couronné par une large victoire du candidat de la ‘’Plateforme Ensemble pour le Mali’’ met le Chef de l’Etat dans une posture embarrassante vis-à-vis de l’opinion publique.

Pour un retour rapide des services de l’Etat, le président IBK et son gouvernement doivent beaucoup s’appuyer sur les différents leviers diplomatiques. Il faut travailler à isoler davantage les occupants de Kidal afin de les contraindre à lâcher du lest. Il est illusoire de croire que le pari est gagné d’avance. Car de toutes les rébellions, celle déclenchée en 2012 par les petits aventuriers et la bande de mercenaires du Mnla a fait plus de mal à la République du Mali.

Chiaka Doumbia

Source : Le Challenger
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