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Démarrage du projet INCLUSIF : Une réponse au financement des filières agricoles au Mali
Publié le lundi 30 septembre 2019  |  Le 22 Septembre
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© aBamako.com par Momo
Journée des banques et établissements financiers du Mali
Bamako, le 12 mai 2017 le ministre Boubou Cissé a présidé la Journée des banques et établissements financiers du Mali au palais des sports
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D’une durée de six ans, pour un coût estimé à 58 milliards de FCFA, le projet va couvrir les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti et pourrait s’étendre aux régions septentrionales suivant l’évolution de la situation sécuritaire de ces zones.


Le ministre de la Promotion de l’Investissement privé, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Entreprenariat national, Mme Safia Boly, a présidé le vendredi 27 septembre dernier dans son cabinet, l’ouverture des travaux de la première session du Comité de pilotage du Projet de financement inclusif des filières agricoles au Mali (Projet INCLUSIF). C’était en présence du Directeur du projet, Dramane Sidibé, ainsi que de l’ensemble des membres du Comité de pilotage. Une session qui consacre le démarrage effectif des activités du projet INCLUSIF. Elle avait dans son agenda l’examen et l’adoption du Plan de travail et le budget annuels 2019, d’un montant prévisionnel de 4. 515.084.000 FCFA. Il s’agit d’un programme d’activités dont l’accent est essentiellement mis sur l’installation des équipes de gestion et des opérateurs de mise en œuvre du projet. Selon Mme Safia Boly, l’accès aux financements pour les acteurs du secteur agricole constitue un facteur-clé pour la réussite de la transformation de l’agriculture. Cependant cet accès reste limité, avec une inclusion financière en zone rurale de seulement 20%, a-t-elle précisé. Avant de déplorer que les petites et moyennes entreprises (PME) rencontrent également de grandes difficultés à accéder aux financements. En 2016, environ 60% des crédits octroyés par les banques ont été mobilisés en majorité pour les activités du tertiaire et moins de 1% pour l’agriculture. Selon elle, les financements disponibles se limitent souvent à des crédits de court terme, qui ne permettent pas d’investissements structurants (matériel, infrastructures entre autres). Elle a pour conséquence d’accentuer la marginalisation des groupes démunis, dont les femmes et les jeunes, et l’exode de nombreux jeunes ruraux vers un secteur informel sans avenir, a-t-elle déclaré. Et de précisé que Les PME rencontrent des difficultés à se développer dans ce contexte et la performance des filières agricoles et agroalimentaires est insuffisante pour entrainer la transformation et la modernisation attendue du secteur agricole national.

‘’C’est dans cet esprit que le gouvernement du Mali avec l’appui de ses partenaires que sont le FIDA, le Royaume du Danemark et le Gouvernement du Canada, ont initié le projet INCLUSIF, dont l’objectif de développement est d’accroître l’inclusion financière des petits producteurs et des petites et moyennes entreprises (PME) agro-alimentaires. Le projet INCLUSIF met à l’échelle, les acquis du Programme de microfinance rurale (PMR/AFIRMA), financé par le FIDA et le Gouvernement du Canada et du Programme d’appui à la croissance économique et promotion de l’emploi stimulées par le secteur privé (PACEPEP) financé par le Royaume du Danemark’’, a expliqué Madame Safia Boly.

D’une durée de six ans (2019-2024) pour un coût estimé à 58 milliards de FCFA, le projet va couvrir les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti et pourrait s’étendre aux régions septentrionales suivant l’évolution de la situation sécuritaire de ces zones, a-t-elle souhaité. La cible du projet est estimée à 440 000 bénéficiaires ruraux directs issus des groupes démunis, des exploitations familiales rurales des organisations professionnelles (coopératives, unions, fédérations) et des entreprises du secteur privé agricole.

L’approche sera favorable aux femmes et aux jeunes âgés de 18 à 40 ans qui représenteront respectivement au moins 50% de l’effectif touché, a-t-elle détaillé. En formulant ce Programme, Mme Safia Boly a indiqué que le Gouvernement du Mali et ses partenaires, ont souci de contribuer au relèvement des conditions de vies des populations rurales, réduire la vulnérabilité des couches défavorisées constituées en majeure partie de jeunes et de femmes et répondre aux mieux aux défis de financement des filières agricoles.

Pour atteindre ces objectifs, selon Safia Boly, la professionnalisation du secteur de la microfinance mieux outillé et disposant de moyens techniques et financiers appropriés, l’émergence de partenariats productifs entre les acteurs des chaînes de valeurs des filières agricoles, restent des défis majeurs pour ce nouveau projet. C’est pourquoi, le secteur de la microfinance demeure encore de nos jours, un outil privilégié et un instrument pour relever le pari de l’inclusion financière en général et celle des couches rurales défavorisées en particulier. Dans cette dynamique, le Gouvernement du Mali avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers a élaboré et adopté le 29 juin 2016, la politique nationale de développement de la microfinance, assorti d’un plan d’actions 2016-2020 et mis en place un mécanisme de refinancement durable des SFD, à savoir le MEREF-SFD, a précisé Mme le ministre de la Promotion de l’Investissement privé, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Entreprenariat national avant de se réjouir du démarrage effectif de ce mécanisme qui occupe dans le jalonnement du projet INCLUSIF, un rôle extrêmement déterminant, car il constitue un levier important de l’accès des SFD aux ressources prêtables pour leur clientèle, en particulier les populations rurales.

Mesdames et Messieurs, la présente session du Comité de pilotage, première du genre, est consacrée à l’examen pour adoption du Plan de travail et budget annuels 2019, d’un montant prévisionnel de 4.515.084.000 FCFA. Il s’agit d’un programme d’activités dont l’accent est essentiellement mis sur l’installation des équipes de gestion et des opérateurs de mise en œuvre du projet.

Elle a terminé en invitant les membres du Comité de pilotage, à un examen minutieux des documents qui leurs sont présentés, à faire des propositions, à formuler des recommandations et des commentaires qui permettront un meilleur démarrage des activités du projet.

AMTouré

Source: Le 22 Septembre
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