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Dialogue national inclusif : Les aspirations du pays profond
Publié le jeudi 10 octobre 2019  |  L’Essor
Cérémonie
© aBamako.com par AS
Cérémonie de clôture de l`atelier de validation du TDR du Dialogue National Inclusif
La Cérémonie de clôture de l`atelier de validation du TDR du Dialogue National Inclusif a eu lieu le 16 Septembre au CICB.
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Établir un diagnostic rigoureux des problèmes auxquels notre pays est confronté depuis au moins trois décennies et analyser de manière participative et inclusive leurs causes et leurs conséquences en vue de proposer des solutions de sortie de crise, avec un plan d’actions et un chronogramme de mise en œuvre, tel est l’objectif principal du Dialogue national inclusif dont les travaux de la phase communale se sont déroulés les 7 et 8 octobre. La concertation s’est bien déroulée dans les communes où les participants ont formulé des recommandations en vue de leur prise en compte lors du débat national qui se tiendra dans la capitale




Sikasso : La lutte contre la corruption et la transformation des produits agricoles

A Koutiala, Bougouni, Kolondiéba, Kadiolo, Sikasso, Yorosso et Yanfolila, les autorités administratives et communales, les représentants de la société civile, des confessions religieuses, des associations de femmes et de jeunes, ont débattu de plusieurs thèmes, notamment les voies et moyens pour garantir l’intégrité, l’unité, la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes institutionnelles et politiques, y compris l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

Ils ont également identifié et analysé les forces et faiblesses des politiques économiques, éducatives, sociales, judiciaires, sanitaires, culturelles, communicationnelles, environnementales et foncières.

Au cours des travaux, les participants se sont librement exprimés. Parmi les recommandations issues des débats, on peut retenir l’instauration de la transparence dans la gestion des affaires de l’État, l’accès pour tous à l’emploi, la réduction du nombre de partis politiques, des sanctions contre les corrupteurs et les corrompus, la création d’usines de transformation de produits agricoles, l’organisation des rencontres culturelles et sportives en vue de faciliter le brassage des populations.

Fousseyni DIABATÉ
AMAP-Sikasso

Gao : La sécurité et la bonne gouvernance

Dans la Commune urbaine de Gao, les participants au Dialogue national inclusif ont discuté autour de six thématiques : la paix, la sécurité et la cohésion sociale ; la politique et l’institutionnel ; la gouvernance ; le social ; l’économie, la finance et la culture, la jeunesse et le sport. A l’issue des échanges, des observations et des propositions ont été recueillies.

Concernant la thématique paix, sécurité et cohésion sociale, les participants ont dégagé des pistes de réflexion afin de créer les conditions du sursaut national en vue de préserver l’intégrité du territoire national, de consolider la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la réconciliation nationale.

Les participants de Gao ont recommandé que les symboles de l’État soient imposés sur l’ensemble du territoire national. Ils souhaitent la création et la mise en œuvre d’une police de proximité, le recrutement massif des ex-combattants et la réinsertion des jeunes résistants de la Commune pendant l’occupation Djihadiste de 2012.

Autres aspirations des habitants de la commune urbaine de Gao : la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation, l’implication des communautés dans la relecture et la mise en œuvre effective de cet Accord, le bannissement du terme Azawad pour désigner les régions du Nord, l’institutionnalisation des autorités traditionnelles et religieuses par la mise à disposition des moyens techniques et financiers et la prise en compte de leurs décisions dans les principes constitutionnels.

Les habitants de la Cité des Askia recommandent également la dépolitisation de la Cour constitutionnelle, le traitement de tous les candidats aux élections sur un pied d’égalité au niveau des médias de l’état.

En ce qui concerne la thématique gouvernance, il a été proposé de renforcer le contrôle des caisses de l’État et d’informatiser la gestion financière à tous les niveaux, de cultiver l’esprit de civisme depuis la base dans le programme officiel de l’éducation, de faire une gestion concertée des terres entre la mairie, les domaines, la préfecture, les légitimités traditionnelles et coutumières.

Dans le domaine du réchauffement climatique, il a été recommandé d’intensifier les campagnes de reboisement et de reprendre la fixation des dunes.

Dans le cadre de la thématique sociale, il a été retenu de débattre du format et du contenu d’un pacte social à convenir avec les différentes organisations syndicales et le patronat, de favoriser la création de l’emploi et des entreprises, de l’association aux entreprises, de revoir les conditions d’observation des grèves, d’uniformiser les grilles salariales et de renforcer les capacités de prise en charge des personnes âgées et handicapées.

Sur la thématique économie et finance, les participants ont proposé de faire un état des lieux de tous les postes de recettes de l’État et de faire un audit des recettes et dépenses de l’État, de faire des quittances fiables pour tout payement.

Enfin, concernant la thématique culture, jeunesse et sport, ils ont proposé de favoriser et de promouvoir les programmes de réinsertion, d’emploi et de formation spécifiques pour les jeunes victimes de la crise, de créer et d’équiper un centre, un camp de jeunesse pour la Commune, de favoriser et diversifier les échanges culturels entre les jeunes et de les doter d’un fonds d’investissement en vue de mettre les jeunes à l’abri des tentatives d’enrôlement par les terroristes.

Abdourhamane TOURÉ
AMAP-Gao

Bourem : La sécurité, le désenclavement et le vivre ensemble

Les travaux préparatoires du Dialogue national inclusif ont été tenus dans toutes les communes du cercle de Bourem que sont Bamba, Temera, Taboye et la Commune urbaine de Bourem. Toutes les sensibilités ont répondu présentes.

Administrateurs publics, élus communaux, leaders religieux, représentants des femmes, des jeunes… tous ont tenu à dire leur mot sur les questions qui préoccupent l’ensemble de la nation malienne.

Durant deux jours, les participants ont épluché des thématiques ayant trait aux conditions de sursaut national en vue de préserver l’intégrité territoriale, de consolider la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la réconciliation nationale.

A la fin des travaux, ils ont proposé la multiplication des foras inter et intracommunautaires, l’implication des leaders communautaires dans le règlement des conflits, la création d’emplois pour les femmes et les jeunes, la diligence des travaux des routes Gao-Bourem, Gao-Sévaré et la Transaharienne.

Les participants ont aussi recommandé la diligence des travaux du barrage de Taoussa, l’ouverture de l’usine de phosphate, l’implication des cadis dans les règlements des conflits avant d’aller vers les juridictions, la lutte contre l’incivisme, l’impunité et l’injustice.

T. M. TOURÉ
AMAP- Bourem

Bla : L’accès aux intrants agricoles

Dans la Commune rurale de Bla, les travaux de la concertation locale dans le cadre du Dialogue national inclusif se sont tenus, les 7 et 8 octobre, dans l’enceinte du Centre communal de développement social et de l’économie solidaire.

Présidée par le maire de la Commune rurale de Bla, Mamadou Samaké, la rencontre a regroupé plus de 120 participants issus de toutes les couches de la population.

Pendant deux jours, les participants ont fait un diagnostic rigoureux des problèmes auxquels notre pays est confronté depuis, au moins, trois décennies et analysé de manière participative et inclusive leurs causes et leurs conséquences, en vue de proposer des solutions de sortie de crise.

En plénière, les différents rapports ont été amendés et adoptés par les participants. A la fin des travaux, le sous-préfet de Bla-central, Mohamed Abdoul Boubacar Maïga, a vivement remercié les participants pour les efforts fournis et la qualité des rapports.

Il ressort des travaux que les participants sont surtout préoccupés par la crise sécuritaire qui sévit dans notre pays. Les habitants de Bla souhaitent le renforcement de la gestion des finances publiques et les sanctions contre les agents de l’État coupables d’indélicatesse dans leur fonction. L’accès aux intrants agricoles, les litiges fonciers font également partie des préoccupations locales à Bla.

Le sous-préfet Abdoul Boubacar Maïga a assuré que les recommandations faites seront acheminées en vue de leur prise en charge dans le cadre du Dialogue national inclusif.

Bakary KEITA
AMAP-Bla

Macina : La sécurité et l’entente entre les communautés

Les travaux de la concertation locale dans le cadre du Dialogue national inclusif se sont bien déroulés dans les 11 communes du cercle de Macina.

C’était sous la présidence des sous-préfets. Regroupant près de 100 participants par commune composés des représentants de l’État, des élus, des autorités traditionnelles et religieuses, des organisations des femmes et jeunes, de la société civile, ces deux jours ont été un espace du donner et du recevoir.

Les participants ont débattu six thématiques à savoir la paix, la sécurité et la cohésion sociale ; la crise politique et institutionnelle ; la gouvernance ; le social ; les questions économiques et financières ; la culture, la jeunesse et le sport.

En attendant les assises du niveau cercle prévues pour les 14 et 15 octobre prochains, les participants des 11 communes ont fait des recommandations sur les différents thèmes développés. Au cours des débats, les préoccupations qui revenaient fréquemment ont été : la mésentente entre les communautés du fait des agissements des terroristes.

Ici, les populations aspirent à la sécurité par une présence plus accrue des forces de défense et de sécurité. Ce qui revient à les débarrasser des groupes terroristes qui écument la zone. Les participants ont souhaité la consolidation des accords qui ont été scellés entre les communautés lors du voyage du Premier ministre.

A.O. KONÉ
AMAP-Macina

Nioro du Sahel : La sécurité et le désenclavement

Les travaux de la phase communale du Dialogue national inclusif se sont déroulés sans incident majeur dans les 16 communes du cercle de Nioro.

Pour les communes de Nioro urbaine, Gadiaba-Kadiel, Guetema, Nioro Tougouné et Yéréré, les travaux étaient présidés par le sous-préfet Bakari Camara.

Toutes les couches sociales étaient représentées à ces sessions d’échanges qui ont permis aux uns et autres d’exprimer ce qu’ils pensent des solutions à mettre en œuvre pour une sortie de crise. La participation active des hommes et des femmes présents a démontré que la situation préoccupe les populations des différentes communes.

Deux jours durant, les participants ont débattu des différentes dimensions de la crise et des voies et moyens d’en sortir, des grandes questions engageant l’avenir du pays, notamment l’intégrité du territoire, l’unité nationale, la paix, la défense, la sécurité, la justice, le foncier, la gouvernance et la rénovation de l’État.

A la fin des travaux, les participants n’ont pas caché leur satisfaction d’avoir eu l’occasion de s’exprimer sur l’avenir du pays et de faire savoir les problèmes qui leur tiennent à cœur.

Dans son discours de clôture des travaux, le sous-préfet Bakari Camara a remercié le bureau de la concertation communale, le président, la vice-présidente et les rapporteurs pour la bonne conduite des travaux de la concertation.

Il a aussi salué et félicité l’ensemble des participants pour les débats francs et sincères empreints de courtoisie et de respect mutuel qui ont abouti à des recommandations pertinentes, remplissant ainsi leur part dans le vaste chantier du Dialogue national inclusif.

Il a indiqué que le rapport final de la concertation communale sera transmis au Comité national d’organisation, via le gouverneur de la région. Les préoccupations locales se résument à l’insécurité, à la faiblesse de la pluviométrie par endroits, faisant craindre l’insécurité alimentaire. Les populations aspirent aussi à une présence plus forte des forces de sécurité. Sans compter l’état défectueux des routes.

Moussa DIAKITÉ
AMAP-Nioro du Sahel

Kangaba : La paix et le vivre ensemble

A l’instar des autres localités du Mali, la phase communale du Dialogue national inclusif s’est bien déroulée dans les 9 communes du cercle de Kangaba.

Les sous-préfets des deux arrondissements ont fait le tour de leurs communes pour constater le déroulement des travaux. Ainsi, les forces vives des différentes communes ont débattu des grandes questions engageant l’avenir du pays, notamment l’intégrité du territoire, l’unité nationale, la paix, la défense, la sécurité, la justice, le foncier, la gouvernance et la rénovation de l’état.

Les causes, difficultés et contraintes de la crise politique, sociale, culturelle, communicationnelle et économique ont été aussi débattues et des solutions consensuelles ont été retenues.

Les questions relatives à la révision constitutionnelle et aux élections ont fait l’objet de consensus dynamiques et sincères. Les insuffisances de la gouvernance ainsi que les responsabilités de tous les acteurs de la vie de la nation ont été identifiées, discutées et des solutions appropriées ont été dégagées pour assurer un avenir dans la stabilité, la solidarité et la cohésion.

Les pistes pour asseoir et consolider la paix, la sécurité et le vivre ensemble dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ont été identifiées.

Les acquis et les insuffisances en matière de gestion des Maliens établis à l’extérieur, ainsi que les mesures de protection de leurs droits et de leur implication dans la vie de la nation ont été identifiés. Les deux jours de travaux ont été sanctionnés par des résolutions et recommandations qui seront remontées au niveau cercle.

Sidy DOUMBIA
AMAP-Kangaba

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