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Justice et droits de l’homme au Mali : Des OSC constituées en un comité ont lancé leurs activités.
Publié le lundi 14 octobre 2019  |  aBamako.com
Conférence
© aBamako.com par Androuicha
Conférence de presse de lancement des activités du CPE
Bamako, le 11 octobre 2019 à la Maison de la presse. Des organisations de la Société Civile réunies au sein du Comité Plaidoyer Espoir (CPE) ont échangé avec les hommes des médias dans le cadre d` une conférence de presse dite de lancement des activités du CPE.
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Comité de Plaidoyer Espoir (CPE) ; telle est l’appellation donnée par 18 organisations de la Société civile malienne à leur initiative de projet justice et réconciliation pour les femmes, mineurs et autres personnes affectées par la crise au Mali.

Pour procéder au lancement des activités de ce CPE, sa présidence a choisi comme canal une conférence de presse. Cette rencontre d’échanges avec les hommes des médias s’est déroulée le vendredi 11 octobre 2019 à la maison de la presse à Bamako.

« Pour la paix, travaillons en faveur de la justice ! » ; c’est avec ce message de décor affiché au mur derrière les orateurs du jour, que la présidente du CPE a fait la présentation du projet. Mme Ramata Guissé puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a laissé entendre que l’initiative est née des quatre ateliers de dialogue multi-acteurs sur la justice transitionnelle tenus au Mali entre 2016 et 2017 sous l’égide du volet justice transitionnelle (JT) du projet dont l’une des recommandations majeures étaient de coordonner les travaux des différents acteurs et de bâtir une synergie d’actions entre les mécanismes de justice transitionnelle dont la CVJR, les autorités étatiques, les organisations de la société civile (OSC), les partenaires techniques et financiers (PTF) etc. « S’en est suivi la mise en place du CPE, qui a vu le jour en 2018. » a déclaré Mme Guissé.

L’année passée, a t-elle poursuivi, le CPE s’est mobilisé contre la première version de la loi d’entente nationale dont certains points sont aujourd’hui amendés, bien que toujours insatisfaisants. Une autre des activités phares a été selon la présidente du CPE, l’organisation de la semaine des victimes, qui a été un franc succès.

Mme Ramata Guissé a également signifié que cette année le comité de plaidoyer a été redynamisé afin que ses objectifs soient plus SMART, plus visibles, plus efficients pour des actions de plaidoyer pérenne.
« Le vendredi 21 juin 2019 s’est tenue une assemblée générale aux bureaux du projet JUPREC ayant abouti à l’élection des membres du bureau exécutif présidé par AMNESTY INTERNATIONAL en plus de quatre autres organisations dont le WILDAF (secrétaire aux réflexions stratégiques), la COMADDH (chargée de communication), l’AJM (chargée des relations extérieures) et l’ATJ (trésorière). Le Bureau exécutif est élu pour un mandat d’un an renouvelable une fois. L’adhésion est libre pour toutes organisations de défense des droits de l’homme sous paiement d’une cotisation annuelle de 25 000F CFA. » Peut-on lire dans la présentation faite.

Abordant le volet Plan d’action 2019-2020 du CPE, la présidente a estimé que les actions de plaidoyer du CPE s’articuleront autour de la lutte contre l’impunité et le soutien à la commission, vérité, justice et réconciliation (CVJR). Pour la lutte contre l’impunité, il s’agira aux dires de Mme Guissé, de la protection des victimes et de l’adoption d’une loi contre les violences basées sur le genre (VBG) tandis que le soutien à la CVJR et aux victimes va consister quand à lui à la réparation, une reconnaissance des droits des victimes et à l’écoute des victimes.

Des échanges avec les journalistes, on retient que le CPE veut d’ici fin 2020, amener le gouvernement à adopter le projet de loi sur les VBG. Aussi améliorer les capacités des femmes et des filles sur leurs droits, les techniques de plaidoyer et le lobbying. En gardant en vue la nature sensible de cet axe de plaidoyer vu la réticence de certains groupes de la population, des activités de sensibilisation seront menées auprès de la population malienne notamment les leaders religieux et coutumiers en plus des rencontres de plaidoyer avec les ministères concernés et la commission loi de l’assemblée nationale, pour qu’ils adhèrent à l’idée.

Au niveau de la réparation des victimes, l’objectif poursuivi est que la loi sur la politique de réparation et son décret d’application soient adoptés d’ici fin 2020. Parallèlement, le CPE veut améliorer les capacités des Organisations de victimes et des OSC sur la politique nationale de réparation, qui sont incontournables pour l’atteinte de cet objectif.

André SEGBEDJI/abamako.com



La Présidente du Comité de Plaidoyer Espoir (CPE), Ramata Guissé explique le plan d`action 2019-2020 du CPE.
Publié le: 11/10/2019  |  aBamako.com Radio

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