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Réconstruction du Marché Rose: les rivalités bloquent le chantier
Publié le mardi 22 octobre 2019  |  Info Matin
Incendie
© aBamako.com par A S
Incendie au Grand Marché de Bamako
Bamako, le 11 decembre 2017 un grave incendie s’est déclenché au Grand Marché de Bamako
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A partir de l’année prochaine, la ville de Bamako sera dotée de nouveau bus de transport, a annoncé le maire du District de Bamako, Adama SANGARE. C’était le samedi au cours du débat public sur le budget primitif 2020 de la municipalité, dont le montant est estimé à 48 milliards de FCFA.
La mairie du District s’est soumise ce 18 octobre 2019 à l’exercice du débat public sur le budget 2020 conformément aux termes de l’article 245 de la loi portant code des collectivités territoriales. Il était animé par le maire Adama SANGARE et la directrice des finances de la mairie centrale de Bamako, Mme Diawara Jeannette BA.
À l’entame de ses propos, le maire du District de Bamako expliqué la nécessité pour les élus de se soumettre à cet exercice.
« La loi exige de soumettre nos projets et budgets à l’appréciation de la population avant son examen et adoption par le Conseil. Toute collectivité doit obéir à ce principe de la décentralisation », a déclaré M. SANGARE, avant d’indiquer que le budget de 2020 est estimé à plus de 48 milliards de FCFA. Ce montant est réparti comme suit : 41 milliards de FCFA comme budget de fonctionnement et 7 milliards pour le budget d’investissement.
Comparativement à l’année dernière, ce budget est en baisse soit de 18 %. Cette diminution est expliquée par les poches de ressources qui sont en train d’échapper à la mairie centrale. La population paie de moins en moins les TDRL et les taxes de voirie. Aussi, les transporteurs ne s’acquittent pas de leur redevance pour la traversée de la ville. L’État ne transfert pas les ressources contrairement aux textes sur la décentralisation.
Outre le budget et les difficultés de mobilisation des ressources financières, la rencontre a été une tribune pour aborder d’autres défis du développement de notre capitale. Comparativement à des capitales africaines, Bamako est à l’image d’un bidonville. Les ordures forment des montagnes, y circuler est un casse-tête. Ces problèmes sont entre autres difficultés auxquelles la ville est confrontée.
À cette occasion, le maire Adama SANGARE a annoncé que la mairie est très avancée en partenariat avec des Chinois pour pallier en partie le problème de la mobilité urbaine. Il s’agira, dit-il, d’amener de nouveaux bus en vue de juguler à la vétusté de parc-autos des transports en commun. Un système de transport public performant, adapté à l’extraordinaire croissance de la population est nécessaire, a estimé M. SANGARE. Mais déjà, ce projet futuriste souffre de certaines désinformations.
Répondant à des accusations, il rassure : « Je n’ai aucune intention de venir mettre des chefs de famille en chômage. Le syndicat des transporteurs de Sotrama est impliqué dans la gestion de ce projet. Ils sont membres du conseil d’administration. Donc, rien ne fera à leur insu. Tout est transparent. Il n’y a aucune malice derrière ce projet. Il s’agit de changer notre façon de faire ».
Selon Adama SANGARE, à partir de l’année prochaine, un premier lot d’une cinquantaine de bus sera en circulation et sera mis sous le contrôle des transporteurs.
Par ailleurs, M. SANGARE s’est prononcé sur le projet de réhabilitation du marché Rose de Bamako, dont les travaux ont été lancés par le président de la république, Ibrahim Boubacar KEITA, lors des festivités du 22 septembre 2018. Depuis, le chantier est au même niveau. Aucune véritable action concrète n’a pu être posée par la société Turque PACRAY qui s’est engagée à préfinancer le projet. La faute n’incombe ni à l’État ni à la société turque, mais à la division entre les commerçants qui sont en train de créer une rivalité inutile entre la Chambre de commerce et la mairie centrale, nous apprend une source. Il y a une partie des commerçants qui souhaitent que le marché soit géré par la CICM et d’autres sont par contre du côté de la mairie centrale.
Selon la source, le retard dans le démarrage n’est pas non plus lié à un problème d’argent.
« L’entreprise turque est financièrement prête à commencer les travaux », a indiqué notre source.
Pour Adama SANGARE, très remonté, la Chambre de commerce et d’industrie du Mali ne peut réclamer la paternité d’un marché. Si, selon lui, la CICM veut aujourd’hui tenter de prendre la reconstruction du marché Rose, elle se trompe de combat, car les textes de la décentralisation en la matière sont clairs et sans équivoque. Les marchés relèvent des collectivités, a-t-il soutenu.

Par Sikou BAH

Source : INFO-MATIN
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