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Soutien A Adama SANGARÉ: Les maires décrètent une semaine sans mariage à Bamako
Publié le lundi 4 novembre 2019  |  La Preuve
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© aBamako.com par MS
Point de presse du syndicat mixte de l`inter collectivités `GRAND BAMAKO`
Bamako, Le 01 novembre 2019 le syndicat mixte de l`inter collectivités `GRAND BAMAKO` organisé à la marie du district un point de presse
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« Pas de célébration de mariage cette semaine ni de service minimum ». Voilà la menace que les maires des six communes du District entendent mettre à exécution pour exiger la libération du maire du District Adama Sangaré, détenu à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. L’annonce a été faite ce vendredi 1er novembre 2019 lors d’un point-presse organisé par le syndicat de l’inter-collectivités de « Grand Bamako » qui réunit les mairies des six communes de la ville aux trois caïmans.

Les amoureux qui ont décidé de passer devant l’officier d’état civil cette semaine devront prendre leur mal en patience. Et pour cause : pas de célébration de mariage dans aucune des différentes mairies de la capitale malienne. Ainsi en ont décidé les maires des communes de Bamako, en soutien au maire du District, incarcéré depuis quelques jours à la MCA. En effet, bénéficiant de la présomption d’innocence, Adama Sangaré fait toujours l’unanimité auprès de ses collègues maires du District. Mieux, cette popularité de l’homme se fait aussi sentir chez les jeunes de plusieurs communes de Bamako qui, sur les réseaux sociaux, appellent à une forte mobilisation pour la libération de M. Sangaré dont la détention est, estiment-ils, arbitraire. Ses collègues maires du District et le Collectif des femmes travailleuses du district de Bamako ont eu la même réaction.

En effet, dans l’après-midi du vendredi 1er novembre, le Syndicat de l’inter-collectivités du « Grand Bamako », qui regroupe les six communes du District, a manifesté son mécontentement à travers un point-presse.

Dans une déclaration lue par Karambé Rokia Diarra, le syndicat s’indigne: « Nous constatons avec amertume les interpellations et les mises sous mandats de dépôt, à la Maison centrale d’arrêt de Bamako, des maires du District, de Baguinéda, de Mountougoula et deux élus de la commune I. Au regard des responsabilités de ces élus, en l’occurrence celles du maire du district de Bamako, président de l’inter-collectivités du « Grand Bamako »; président Afrique du Forum mondial de l’économie sociale et solidaire ; Co-président mondial du même forum; membre du Bureau de l’association internationale des maires francophones; membre du Comité exécutif des cités et gouvernements locaux unis d’Afrique; membre du Comité exécutif du Métropolis; membre du directoire des villes pour le vivre ensemble; etc., nous estimons que la privation de liberté de mouvement qui leur est imposée présente plus d’inconvénients que d’avantages. Au moment où la mairie du District est engagée résolument dans la réalisation de nombreux projets structurants, tel que le projet de création de la société de transport collectif par bus « (Boniaba) pour lequel, sur invitation du partenaire chinois, il devait conduire une délégation nationale à partir du 27 octobre 2019 dans le but de faire le choix de la gamme de bus pour Bamako, son incarcération représente en termes de création d’emplois et de retombées financières une perte considérable pour la collectivité. Aussi, à travers la diplomatie des villes, Bamako attire de plus en plus la sympathie et la solidarité de beaucoup de partenaires, notamment dans les domaines de l’assainissement, du changement climatique, de la mobilité urbaine, etc. Avec son incarcération, tous ces efforts risquent d’être annihilés.

Par ailleurs, à en croire Rokia Diarra, l’ensemble des mairies du district de Bamako ont décidé de ne pas travailler durant cette semaine. « Ce qui signifie qu’il n’y aura ni célébration de mariage ni service minimum bien que les mairies ne seront pas fermées », a-t-elle précisé.

En effet, il faut noter que tôt le matin dans la même journée de vendredi, le Collectif des femmes travailleuses du district de Bamako avait également fait savoir son mécontentement. Dans une déclaration en présence de la presse, elles disent déplorer cette circonstance, et témoignent leur soutien total et entière solidarité à Adama Sangaré qui, pendant plus de 10 ans, n’a ménagé, disent-elles, aucun effort pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens et citoyennes de la ville de Bamako.

Dans le même registre, ledit collectif, dans sa déclaration, a demandé aux plus hautes autorités maliennes sa libération. Ces femmes disent engager le conseil du District, les élus du syndicat de l’inter- collectivités « Grand Bamako » et tous les responsables administratifs et politiques du Mali pour l’aboutissement de leur requête dans les plus brefs délais.

Quelques heures après ce soutien du Collectif des femmes de la mairie du district de Bamako, ce fut le tour du syndicat mixe de l’inter-collectivités du « Grand Bamako » de demander la libération d’Adama Sangaré.

Adama TRAORE/La Preuve

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