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Kidal : L’hypocrisie de l’État français
Publié le mardi 19 novembre 2019  |  Le Tjikan
Arrivée
© aBamako.com par CHRISTOPHE PETIT TESSON
Arrivée du Président Français, Emmanuel Macron à Gao
Le Président de la République Française, Emmanuel Macron est arrivé à Gao le 19 Mai 2017 pour une visite à la force Barkhane.
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Le président français, Emmanuel Macron, a évoqué ce mercredi le statut de Kidal, territoire coupé du reste du Mali depuis 2012 avec la complicité de la France alliée des groupes rebelles, sous le couvert de la lutte antiterroriste. Démagogie et déni de réalité.

« Je souhaite redire très clairement que Kidal, c’est le Mali et l’État malien. À Kidal, c’est le drapeau malien, l’administration malienne et j’ai parfois entendu des messages contraires. » Un beau discours du président français, Emmanuel Macron, tenu au Forum sur la paix à Paris. Mais loin de la vérité, du moins si l’on s’en tient aux réalités du terrain. Ces propos du président français trahissent l’hypocrisie de la France dans la gestion de la crise malienne.

En janvier 2013, l’armée française a été accueillie par les Maliens en liesse. Mais très vite, ils déchantent. Et pour cause, le supposé sauveur n’a pas tardé à divulguer son agenda géopolitique. L’opération Serval a stoppé l’avancée des colonnes djihadistes vers Sévaré, en collaboration avec l’armée malienne, puis libéré Tombouctou et Gao. Mais à Kidal, foyer de toutes les rebellions depuis 1963, l’armée malienne est mise à l’écart au profit des groupes rebelles du Mnla. L’ambassadeur français d’alors au Mali, Nicolas Normand, est même révoqué de son poste pour s’être opposé à cette décision de son État de composer avec les rebelles plutôt qu’avec le Mali et son armée. La suite est connue. Devenu un «Etat» à part dans l’État du Mali, depuis 2013, le statut particulier accordé à Kidal par la France cristallise toutes les attentions. Le président nigérien Mahamadou Issoufou est l’une des dernières personnalités à avoir le courage de dénoncer cette situation.

Des faits qui prouvent à suffisance que la dernière déclaration du président français, Emmanuel Macron sur le statut de Kidal s’apparente à de la démagogie et au déni de la réalité. Si Kidal était dans les girons de l’Etat du Mali, Macron n’aurait point besoin de le déclarer.

Lassina NIANGALY /

source Le Tjikan
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