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L`Afrique de l`Ouest envisage d`envoyer une force de 3.300 éléments au Mali
Publié le samedi 16 juin 2012   |  AFP


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© AFP
Le général Soumaïla Bakayoko, chef de l`armée ivoirienne


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La force militaire que l`Afrique de l`Ouest
envisage de déployer au Mali pour combattre les rebelles touareg et les
islamistes armés qui contrôlent le Nord du pays devrait compter près de 3.300
éléments, ont annoncé samedi à Abidjan des chefs militaires de la région.
"L`effectif que nous avons estimé pour cette opération est de 3.270
hommes", a déclaré devant la presse le général Soumaïla Bakayoko, chef de
l`armée ivoirienne.
Les "gros effectifs" seront "fournis par le Nigeria, le Sénégal, le Niger"
mais "tout le monde participera, y compris la Côte d`Ivoire", a-t-il ajouté.
Il s`exprimait à l`issue d`une réunion de plusieurs chefs d`état-major de
pays de la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao),
actuellement présidée par la Côte d`Ivoire, sur la force d`intervention que la
région prévoit d`envoyer au Mali.
La réunion d`Abidjan est intervenue alors que le Conseil de sécurité de
l`ONU s`est abstenu par deux fois cette semaine d`apporter son soutien au
projet de force d`intervention au Mali présenté par l`Union africaine (UA) et
la Cédéao, le jugeant notamment trop imprécis.
"Dès la semaine prochaine", des éléments de l`état-major de la Cédéao
"iront à Bamako travailler avec leurs camarades de l`armée du Mali pour voir
les modalités pratiques" de l`envoi de la force, a ajouté le général Bakayoko.
La "dernière planification" de l`opération aura lieu à Bamako, a-t-il
précisé, soulignant que le chef d`état-major du Mali, présent à la rencontre,
"a montré la volonté de l`armée malienne d`accueillir" cette force, qui
devrait intervenir en soutien à l`armée régulière.
Le Mali a insisté jusque-là sur le fait que tout éventuel déploiement d`une
force ouest-africaine devait se faire à sa demande.
La réunion d`Abidjan devait servir à valider le "concept d`opération"
élaboré ces trois derniers jours dans la capitale économique ivoirienne par
les militaires de la Cédéao, assistés d`experts de l`ONU, de l`UA et des
Etats-Unis, entre autres.
La force ouest-africaine servirait à "stabiliser et consolider" les
institutions de transition à Bamako et, aux côtés de l`armée malienne, à
"engager la reconquête du Nord-Mali", contrôlé depuis fin mars par des
rebelles touareg et des islamistes armés, avait expliqué le général Bakayoko à
l`ouverture.
Il n`y aura de recours à la force qu`"en dernier ressort, après épuisement
de toutes les voies de dialogue", avait-il insisté.
Le chef d`état-major de l`armée malienne, le colonel-major Ibrahima Dahirou
Dembélé, a cependant jugé devant la presse "très difficile" que la situation
au nord se dénoue "sans une solution militaire". "Même s`il y a négociation,
je ne compte pas beaucoup sur (la) bonne foi" des groupes armés, a-t-il
souligné.
Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao, a engagé
des discussions avec la rébellion touareg et devrait recevoir dimanche le
groupe islamiste Ansar Dine.
Le président du Niger Mahamadou Issoufou a appelé le Conseil de sécurité de
l`ONU à ne pas "s`éterniser dans des débats sans fin", faisant valoir que "les
jihadistes sont en train de se renforcer", dans une interview au Journal du
Dimanche.
Dans la foulée d`un putsch le 22 mars à Bamako, l`immense région désertique
du nord du Mali est tombée aux mains du Mouvement national de libération de
l`Azawad (MNLA, rébellion touareg) et surtout d`Ansar Dine et de son allié
jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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