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Risque d’affrontement au grand marché de Bamako: Les commerçants de l’immeuble Bazoumana Fofana exigent de l’autorité de la commune III « le maintien de la sécurité civile pour mettre fin à l’occupation illicite du passage piéton »
Publié le lundi 27 janvier 2020  |  L’Indépendant
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© aBamako.com par Momo
Sotrama: le transport urbain de Bamako, la capitale du Mali
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Aujourd’hui, un risque réel d’affrontements plane au grand marché de Bamako entre les boutiquiers de l’immeuble Bazoumana Fofana situé au côté ouest de l’Artisanat (près du feu tricolore sur le Boulevard du peuple) et les commerçants détaillants qui occupent le trottoir du passage piéton. Ce, à cause de la décision des autorités de la commune III d’interdire les activités de la sécurité civile montée par le bailleur de l’immeuble, à la demande des boutiquiers locataires, en vue d’empêcher l’attroupement sur le trottoir, qui nuit considérablement à leurs affaires.

Les commerçants de l’immeuble Bazoumana Fofana ont clamé leur ras- le- bol, samedi dernier, pour dénoncer la décision de la mairie de la commune III empêchant les vigiles (loubards) postés devant l’immeuble d’exercer leur activité consistant à faciliter l’accès des clients aux boutiques. En effet, depuis la mise en place des loubards, la circulation sur le trottoir est devenue plus fluide. Mais, apparemment, cette situation de régulation de la circulation n’arrange pas les autorités en charge de la commune III parce que ce lieu du grand marché représente une « mine d’or » pour eux. Car, à en croire les boutiquiers, ils y collectent illicitement de l’argent (chaque jour chacun des commerçants installés sur le trottoir leur verse 200 F CFA).

L’un des locataires de l’immeuble Bazoumana (qui a requis l’anonymat) explique que le commerce n’est plus rentable pour eux depuis quelques années à cause de la difficulté pour les clients d’accéder à leurs boutiques. « Nous ne parvenons plus à payer nos locations et taxes à cause du fait que les autorités municipales ont érigé le passage piéton en espace de vente.

Nous avons expliqué cette situation au bailleur de l’immeuble. Lequel a ainsi décidé de recruter des agents de la sécurité civile pour pallier cette situation désastreuse. C’est cette mesure tout à fait légitime pour nous qui lèse les intérêts des responsables de la commune III qui veulent interdire les activités de ces agents postés non seulement pour maintenir l’ordre à la devanture des boutiques, mais du coup aussi mettre un terme aux nombreux conflits qui surgissent entre commerçants et entre commerçants et clients ».

Rappelant qu’il y a 4 ans de cela, le bailleur acceptait, à l’approche des fêtes, l’occupation momentanée des lieux par les commerçants ambulants, mais après, il l’interdisait. C’est cette situation qui est devenue une habitude chez les commerçants sans place. Aussi, lorsqu’il a décidé d’y mettre définitivement fin avec le concours des agents de sécurité civile, il s’est trouvé en butte au refus des autorités communales.

Notre interlocuteur de laisser entendre que les boutiquiers mécontents exigent de l’autorité communale le maintien des agents de la sécurité civile pour éviter des affrontements aux conséquences incalculables entre les occupants illégaux du trottoir et eux. Car, présentement la tension est au paroxysme. « Les femmes des deux côtés sont décidées à en découdre », at-il averti. Aussi, interpelle-t-il les plus hautes autorités de prendre rapidement des mesures idoines pour prévenir le pire.

Falé COULIBALY

Source : l’Indépendant
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